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Notes politiques

Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 08:17

 

Diantre ! Il ne faut donc point désespérer, puisqu'un homme comme Eric Verhaeghe, énarque, ex membre du MEDEF et ex président de l'APEC, jette l'éponge dans une soudaine crise de lucidité ?

 

« La dérive sécuritaire que nous connaissons en France (répression policière, chasse aux étrangers, utilisation disproportionnée de la privation de liberté pour des faits mineurs, voire par simple intimidation, mais aussi développement de la télésurveillance, droits accrus pour les sociétés de gardiennage privées, etc.) illustre la difficulté pour l'autorité publique de maintenir l'ordre social inégalitaire, en même temps qu'elle dévoile la véritable fonction de l’État dans un système oligarchique. (…) Il est un outil de domination entre les mains de l'aristocratie, qui concourt plus particulièrement à dissuader le citoyen de se révolter, au besoin par le recours à la force.

(…) Renforcer l’État, c'est accroître encore la domination des élites sur le système économique, et faciliter la prédation dont la collectivité fait l'objet. »

(p.152-153 ; Eric Verhaeghe, « Jusqu'ici tout va bien », éditions Jacob-Duvernet, janvier 2011, 190 pages, 19,90 €)

 

Si un type au cœur de l'appareil oligarchique en arrive à certaines conclusions que nous avons exprimées depuis presque 4 ans ici même, force est de constater que les masques sont en train de tomber, accélérant ainsi la prise de conscience générale de la nécessité d'une métamorphose.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes politiques
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Vendredi 14 janvier 2011 5 14 /01 /Jan /2011 22:08

 

Aujourd'hui, en Tunisie, le premier ministre Mohamed Ghannouchi, proche du dictateur Ben Ali, constatant une carence momentanée du pouvoir, a pris les rênes de l’État conformément à la Constitution.

Ce n'est donc qu'un changement de tête au Palais, qui n'aurait jamais vu le jour sans la poussée populaire.

 

Le 7 novembre 1987, le général Ben Ali devenu premier ministre, proche du Président Bourguiba, s'empare du pouvoir en vertu de l'article 57 de la Constitution, après avoir fait constaté par 7 médecins la déchéance physique et intellectuelle du Président.

Le coup d’État médical avait eu la bénédiction préalable des États-Unis.

 

Où sont les différences ?

Ben Ali a quitté le pays en bonne santé, selon toute vraisemblance, ce qui ne fut pas le cas de Bourguiba ;

Ben Ali a ses poches remplies et sa fortune internationalement diversifiée, de même que le clan de sa femme, alors que la ponction de Bourguiba avait été relativement plus modeste.

 

En l'état actuel des choses, employer le mot révolution comme le font déjà certaines personnes est une erreur sémantique.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

 

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Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 21:40

 

Christine Lagarde, née Lallouette en 1956, a échoué à deux reprises au concours de l'ENA : elle s'est rattrapée en devenant avocat, notamment spécialisée dans le droit social. De 1981 à 2005, elle fera une brillante carrière américaine au sein du grand cabinet d'avocats mondiaux Baker & McKenzie.

 

A un certain stade de son ascension professionnelle et sociale aux États-Unis, Christine Lagarde intègre un "think tank" (Center for Strategic and International Studies – CSIS), puissant cercle de "réflexion" euro-atlantique truffé d'hommes d'affaires et de barbouzes, où l'on "cogite" plutôt en faveur des intérêts militaires américains (la question de l'élargissement de la communauté euro-atlantique taraude déjà la dame ...).

 

En 2005, il paraît qu'un publicitaire poitevin dénommé Jean-Pierre Raffarin débusque les talents politiques cachés de l'avocate d'Amérique, bien cachés puisqu'elle n'a jamais été élue par le peuple et qu'elle n'a jamais géré un budget public (commune, conseil général, etc.). Bref, on ne sait par quel "miracle", l'avocate d'Amérique est bombardée ministre déléguée au Commerce extérieur du gouvernement de Dominique Galouzeau de Villepin le 2 juin 2005.

Le bilan du ministre Lagarde est éloquent : la balance commerciale française est en déficit de 30 Milliards € pour l'année 2006, soit le plus mauvais chiffre depuis 1980 ! L'alouette n'a pas fait le printemps …

Malgré ou bien à cause de çà, Christine Lagarde héritera d'autres ministères où elle ne fera aucune étincelle comme vous le savez, et certainement pas en économie son grand domaine d'incompétence.

(lire nos notes consacrées à l'incompétente ministre Lagarde)

 

En vérité, le curriculum vitae de Christine Lagarde montre bien qu'elle n'obtient de bons résultats que lorsqu'elle exerce son métier : avocat.

 

« Donc, il faut que chacun fasse son métier, que M. Cantona fasse le sien, moi, je fais le mien. » (Christine Lagarde à l'AP, le 1 décembre 2010)

Malheureusement pour la France, Christine Lagarde ne fait pas ce qu'elle dit.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

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Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 06:27

 

A Francfort, le vendredi 19 novembre, l'ami du CAC 40 Dominique Strauss-Kahn a révélé en se lâchant, pour ceux qui ne le connaissait pas, la nature antidémocratique de son immodeste personne.

 

Comme toujours, c'est au nom de la morale, ou bien de la justice voire des bons sentiments, ou bien de l'efficacité économique dans le cas présent, que l'on rabote les lois démocratiques et que l'on commet les pires saloperies.

 

Quel est le diagnostic du docteur Bolkeskahn (DSK) ? (lire la note précédente)

« L' Europe a aujourd'hui un sérieux problème de croissance » ; « les Européens ne sont pas à leur plein potentiel ».

Quel est le remède du docteur Bolkeskahn (DSK) ?

Une plus grande intégration des États au profit de la Commission. « Quand l'ordre du jour est fixé par le centre [autrement dit les eurocrates bruxellois, ndAA], les choses avancent. (…) Les pays doivent être disposés à céder plus d'autorité au centre. »

Une mesure concrète : « la création d'une autorité budgétaire centralisée, aussi indépendante politiquement que la BCE, fixant les orientations budgétaires de chaque pays membre et allouant les ressources provenant du budget central (...) ».

 

Traduisons le DSK : des eurocrates aussi incompétents, quasiment inamovibles, non élus, que ceux de la BCE (ont-ils compris, les Trichet et consorts, le casino bancaire irlandais ? Non.) dicteront aux parlements nationaux le cadre chiffré de leurs débats démocratiques …

En somme, comme pourrait l'écrire le Figaro des Dassault, DSK le penseur global de l'oligarchie recommande la sagesse des experts face à l'irresponsabilité populiste des représentants du peuple.

 

Notez les éléments de langage du FMIste Strauss-Kahn : le centre / les États nations.

Quand le pouvoir est au centre, il devient efficace du fait de son omnipotence, alors que c'est le règne de la non performance (lenteur, gâchis – puisque le plein potentiel n'est jamais atteint -, voire gabegie … ), quand la périphérie (i.e. les États nations) commande.

 

L'ami du CAC 40 Dominique Strauss-Kahn est atteint d'une maladie : le casto-centrisme, qui s'est déjà réalisé dans sa forme brute : l'Empire du Milieu.

 

 

Alexandre Anizy

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes politiques
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Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 05:49

 

A Francfort, le vendredi 19 novembre 2010, l'ami du CAC 40 Dominique Strauss-Kahn s'est lâché un peu.

Vous vous souvenez de la directive bruxelloise, dite Bolkestein, qui voulait autoriser les entreprises françaises à utiliser des "plombiers polonais" (c'était l'exemple pris à l'époque) en fonction des conditions légales en vigueur en Pologne …

 

Bolkestein n'était qu'un petit mécanicien. Avec Strauss-Kahn l'ami du CAC 40, penseur global de l'oligarchie provisoirement affecté au FMI, l'objectif final est exprimé en langage sibyllin : uniformisation de la fiscalité du travail, des prestations sociales en Europe, avec « une approche moins restrictive sur l'immigration ».

Traduisons le DSK : nivellement au plus bas du "modèle social européen", avec porte ouverte aux immigrés pour maintenir un taux moyen de 10 % de chômage, qui facilite la pression à la baisse des salaires.

 

Moralité :

Celui qui bosse au FMI

N'a pas d'ami chez les fourmis.

 

Alexandre Anizy

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes politiques
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