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Portraits

Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 06:52

Dans le Nouvel Observateur (numéro du 27 août 2009), le magazine Guépéou de la gauche moraliste, le directeur (et actionnaire du Groupe) Denis Olivennes le doré feignait de s’opposer à son comédien de la morale Jacques Julliard (voir le Portrait du 22 septembre).

« Vitupérer la mondialisation ou le capitalisme financier aujourd’hui, c’est comme pester contre l’économie de marché dans les années 1970 : cela procède d’un même aveuglement – toujours très populaire – seulement remis au goût du jour. »

Car c’est bien connu : seule l’élite est éclairée.

 

Bien sûr, Denis Olivennes le doré n’omettait pas de décrier « la déviation du capitalisme de rentiers, d’héritiers et de privilèges » : il pouvait indubitablement le faire puisqu’il n’ignore rien de cette caste. Survolons le curriculum vitae du perfide protégé :

Enarque, il est conseiller de Pierre Bérégovoy, l’ouvrier devenu ministre que le francisquain Mitterrand et le grand bourgeois Fabius chargèrent de libéraliser l’économie (le cynisme de l’oligarchie n’a jamais de limite) ;

Pantouflard il devient ensuite, d’abord chez Air France, puis à Canal Plus (au temps du mégalomaniaque Jean-Marie Messier) où il fut arrosé de stock-options, et qu’il quitta en empochant un parachute doré quasiment inégalé en France ;

Recruté par François Pinault (l’ami de Jacques Chirac … et du philosophe milliardaire Bernard-Henri Lévy) pour diriger la Fnac, il augmenta son bas de laine pendant quelques années avant d’entrer dans le capital du Groupe de Claude Perdriel (lire notre note « Claude Perdriel ennemi du droit amis de droite » du 30 juin 2007), propriétaire du magazine Guépéou de la gauche moraliste.

 

 

Comme vous le voyez, lorsqu’il parle des privilégiés, le directeur du Nouvel Observateur Denis Olivennes le doré est bien placé pour le faire.

 

Alexandre Anizy

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /Sep /2009 00:41

Comme il serine son couplet sur la « deuxième gauche » depuis presque 30 ans dans les colonnes de la presse appartenant aux faux amis du peuple, Jacques JULLIARD fait régulièrement le coup de « la barre à gauche, camarades ! », pour mieux canaliser les révoltes grondantes vers l’impasse politique.

 

Ainsi, nous eûmes droit dans le Nouvel Observateur (le numéro du 27 août 2009) à un appel vibrant … à quoi au fait ?

« D’abord, reprendre à notre compte la bataille intellectuelle que nous avons, je l’ai dit, trop négligé. »

Mais un intellectuel comme Jacques Julliard qui a bâclé son travail pendant 30 ans est-il le mieux placé, avec ses amis, pour construire la « nouvelle maison » sur de bonnes bases ? Assurément non.

 

Où est le problème pour ce vieux monsieur ?

« C’est l’idée même de ce capitalisme hors sol, hors production, fondé exclusivement sur la spéculation, qu’il faut déraciner, expulser des cerveaux formatés par le bourrage de crâne ultralibéral. »

Diantre ! Quelle radicalité chez ce rad-soc !

Comment faire ?

« (…) la nationalisation du crédit, la taxation à 95 % des très hauts salaires ou leur plafonnement. Et surtout la régularisation du crédit. »

Comme toujours, des mesures démagogiques sont brandies, que ce soit dans les tribunes de presse ou sur les tréteaux électoraux !

 

Si le bonhomme a quelques éclairs de lucidité :

« Ma conviction est que le redressement de la gauche ne viendra pas, dans l’immédiat, du monde politique, mais d’un coup de grisou dans les confortables tranchées du syndicalisme de représentation. » ;

« Un Fabius, un Strauss-Kahn sont beaucoup trop compromis avec l’ancien système économique dominant pour incarner le renouveau. » ;

c’est pour s’égarer derechef, car quel est son Monsieur X, comme Gaston Defferre fut celui de Jean-Jacques Servan-Schreiber ?

Etes-vous bien assis ?

C’est François Hollande, « la grande inconnue » ! Ce culbuto mollétiste qui ensabla définitivement le principal appareil politique de la gauche.

 

Où faut-il commencer la bataille ?

« (…) il faut redonner au socialisme sa dignité morale. Derrière le ballet indécent des prétendants, je vois beaucoup d’ambitions personnelles, très peu d’ambition pour la France. La faillite de nos élites est d’abord (…), de la guerre de Cent Ans à la déroute de mai - juin 1940, une faillite morale. (…). C’est pourquoi il ne saurait y avoir désormais de socialisme que moral. » (Ces propos iront droit au cœur du milliardaire philosophe Bernard-Henri Lévy, qui ne connaît de gauche que morale, ravalant la question sociale à un accessoire …)

Mais dites-nous, Jacques Julliard, si on écoute attentivement les discours actuels de l’élite en faillite, comme vous dites, ne remarque-t-on pas qu’elle se gargarise déjà de ces mots-là, « déontologie », « éthique », « morale », « moralisation », etc. ?

 

Cher Monsieur, vous osez tout, y compris jouer la scène de la rupture idéologique pour finir vautré dans le même lit politique.

Mais n’est-ce pas à ça qu’on les reconnaît, selon Michel Audiard ?

 

Alexandre Anizy

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 00:04

Vincent Peillon, le docteur en philosophie auteur de « l’épaisseur du cogito », déclarait au moment de son raout marseillais :

« Il serait heureux qu’on sorte de la Star Ac’ et de cette pipolisation de la vie politique. »

 

Début septembre, le même politicien vulgaire s’épanchait dans Voici, le magazine pipole :

« Je fais l’effort de me dévoiler progressivement. (…) les gens ont besoin de nous connaître. »

 

Plus « loco » que « cogito », le bourgeois prétendant Vincent Peillon est un coq en tout. 

 

Alexandre Anizy

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 10:47

Sortie de HEC, Christine Kerdellant est vite devenue une dirigeante dans le secteur de la presse. Pour cette femme ambitieuse (cofondatrice du « Women’s Forum », s’il vous plaît…), le journalisme n’est in fine qu’un outil d’autopromotion dans son plan de carrière.

Donnons un exemple des généralités qu’elle enfile, en occultant parfois les faits.

 

Le 12 août 2009, la Financial Services Authority (FSA) britannique édictait les règles minimalistes qui devaient encadrer les bonus. Allons à l’essentiel : ils ne seront pas plafonnés.

Le 13 août 2009, Christine Kerdellant écrivait dans sa chronique de l’Express : « Les financiers « sous-payés » à Paris iront à Londres, où ils gagnent déjà deux fois plus, Sarkozy peut bien s’agiter, les règles du jeu ne changeront qu’à l’échelle mondiale. (…) il faut, au final, en limiter le montant [des bonus, ndAA] – au fond le vrai scandale. L’Amérique est mûre pour cette révolution culturelle (…). »

Cette journaliste, qui est sensée être bien informée, semblait ignorer ce qui s’était passé à Londres la veille … ce qui lui permettait de conclure son texte par un angélisme au fond politiquement correct : « (…) personne ne comprendrait que le G20 de Pittsburgh, en septembre, n’accouche pas d’une vraie réglementation. »

Décidément, les tartufes sont partout. 

 

Christine Kerdellant devrait rester dans son domaine de formation (pour la compétence, nous ne savons pas), à savoir le commerce et la gestion, et laisser tomber l’économie politique où elle ne brille pas par la pertinence de « son analyse ». 

Christine Kerdellant : une HEC qui ne connaît que le hic.

 

Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 07:19

Rappel : le maire socialiste d’Hénin-Beaumont, Gérard DALONGEVILLE, a été mis en examen pour détournements de fonds publics ; après quelques péripéties, de nouvelles élections municipales ont été fixées au 28 juin et 5 juillet.

 

Aux Européennes, Marine LE PEN du Front National vient d’obtenir 27,92 % des voix dans cette commune, soit plus de 10 points d’avance par rapport au Parti Socialiste.

 

Marie-Noëlle LIENNEMAN, ancien maire de banlieue parisienne, ancien ministre dont on soulignait la qualité de ses tailleurs, ancien eurodéputé, déjà parachutée sur la liste du maire présumé ripou, a finalement renoncé, au vu des derniers scores électoraux, à se présenter aux municipales.

C’est pourtant cette dame socialiste qui analysait ainsi la situation du PS en août 2007 :

« Ce décalage entre le PS et le peuple de gauche vient de plus loin. Déjà, on l’avait vu lors du « non » au référendum européen. Fidèle à sa tactique d’étouffoir, François HOLLANDE stérilisait tout débat et faisait un chantage constant sur l’unité que nous devions afficher. »

A la question « comment reprendre la main ? », Marie-Noëlle LIENEMAN l’intrépide répondait alors :

« En retrouvant nos valeurs fondamentales. (…) Nous devons redevenir le parti du monde du travail. »

 

Aujourd’hui à Hénin-Beaumont, il semble que ce soit un travail trop épuisant et trop ingrat pour l’élégante Marie-Noëlle LIENEMAN, dont l’actuel mot d’ordre personnel serait du genre « courage, fuyons ! ».

 

Si elle n’est bien entendu pas la seule à le faire, Marie-Noëlle LIENNEMAN personnifie la décomposition du Parti Socialiste.

 

Alexandre ANIZY

 

 : Journal du Dimanche 26 août 2007

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Bio et Roman

 

Ardennais d’origine, nous vivons à Paris.

Notre ambition littéraire est le décryptement de la réalité sociale.
   

 

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