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Portraits

Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 00:55

Angela MERKEL est une femme habile dans le calcul politique, ce qui est normal pour un Docteur en physique. C'est aussi une femme qui s'adapte aux situations pour tracer sa route.

Ainsi, lorsqu’elle vivait dans l’Allemagne communiste, personne ne se souvient d’avoir vu Angela MERKEL dans une organisation d’opposition. Bien au contraire : elle était secrétaire du département pour l’agitation et la propagande à l’Académie des sciences, là où elle présentait sa thèse, ce qui ne pouvait pas nuire à sa carrière universitaire. Une fois le mur abattu, au propre comme au figuré, Angela MERKEL prit enfin le risque énorme de s’engager dans un mouvement politique contestataire, Demokratischer Aufbruch : « Mutti MERKEL » virait sa cuti.

Car Angela MERKEL comprend vite que pour réussir dans l’Allemagne réunifiée, et plus généralement dans les pays développés, il vaut mieux être du côté du manche, en l’occurrence dans le sillage du grand manitou Helmut KOHL. Fort heureusement, elle répond à beaucoup de quotas : femme, jeune, de l’Est, divorcée sans enfant, et cerise sur le gâteau, fille de pasteur dans le marigot des barons catholiques conservateurs. Elle saura en jouer.

 

Passons sur son ascension ultrarapide et sur le meurtre politique de son mentor Helmut KOHL, qui aurait dû se souvenir qu’on n’est jamais trahi que par ses amis. Quand elle a eu l’opposition en main en 2003, elle a su faire allégeance à l’empire en professant un atlantisme de bon aloi démontré par un soutien à la guerre d’Irak.

 

« L’homme n’est rien d’autre que la série de ses actes », selon HEGEL.

 

Alors, que pensons-nous d’Angela MERKEL ?

Si Mars attaque, « Mutti MERKEL » se fera martienne.  

 

Alexandre ANIZY

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 07:04

Lire aussi notre note du 19 novembre 2008.

 

Dans le Monde du 7 avril 2009, nous avons appris que Vincent PEILLON le bourgeois prétendant n’avait « jamais appelé à la crise sociale ». Quel jocrisse le prétendait ? Personne.

 

Pour ce monsieur, « la grande affaire du XXIème siècle sera la construction d’un ordre public international pour accompagner la mondialisation économique. » [C’est nous qui soulignons]

Il aurait pu parler du réchauffement climatique, des désastres humains probables dus aux famines, aux pénuries d’eau, etc. … Eh bien non ! Ce qui compte, c’est l’accompagnement du monde économique actuel. Penser au bien de l’oligarchie est un signe d’honorabilité.

Car « le combat n’est pas de moraliser le capitalisme, mais d’édicter des règles, assorties de sanctions », dit-il.

N’est-ce pas ce qu’ont fait tous les gouvernants jusqu’à ce jour ?

 

Pour Vincent PEILLON le bourgeois prétendant, si le Parti Socialiste est inaudible, c’est parce qu’ « il n’a toujours pas surmonté l’échec du 21 avril 2002 ».

En guise de nouvelle hypothèse, nous soumettons un proverbe japonais au philosophe picard ayant bénéficié d’un parachutage en or en région PACA pour les élections européennes : le poisson pourrit par la tête.  

 

Alexandre ANIZY

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /Mars /2009 06:43

Fille du mineur communiste Angelo FILIPPETTI, qui fut conseiller général et maire d'Audun-le-Tiche (Moselle), Aurélie FILIPPETTI  est née en 1973.

Adhérente des Verts, à peine sortie de l’Ecole Normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (agrégée de lettres classiques), vite elle devient membre du cabinet ministériel d' Yves Cochet l’écologiste, ce qui la place naturellement en tête de liste des Verts du Vème arrondissement de Paris où elle est élue en mars 2001 conseillère municipale, à 28 ans. Forcément, elle est candidate dans la 2ème circonscription de Paris lors des élections législatives de 2002, où elle ne recueille que 6,55 % des voix, ce qui ne l’empêche pas de devenir membre du secrétariat exécutif des Verts-Paris en mars 2003 et son porte parole.

 

N’ayant aucune chance d’être élue député à Paris, Aurélie FILIPPETTI demande son investiture dans la circonscription de Longwy, que la Direction des Verts refuse : fâchée, elle quitte les Verts en octobre 2006 … et on la retrouve en novembre au Parti Socialiste, dans l’équipe de campagne présidentielle de Marie-Ségolène ROYAL la madone Déate, comme conseillère spéciale. Voilà ce qui s’appelle bien négocier son transfert.

 

Naturellement, en mai 2007,  elle est la candidate socialiste dans la 8e circonscription de Moselle, face à l'UMP Alain MISSOFFE, où elle est élue le 17 juin 2007 avec 50,96% des voix, ce dont nous nous sommes réjouis dans notre note du 21 juin 2007.

Mais patatras ! Voilà que sa circonscription pourrait disparaître dans la prochaine carte électorale en gestation.

 

Comme on lui a dit à l’école (et c’est une bonne élève, n’est-ce pas ?), gérer c’est prévoir, n’écoutant que son courage de fille de mineur, Aurélie FILIPPETTI fuit son fief pour se réfugier au Parlement européen (sa position sur la liste socialiste ôte toute incertitude sur ce sujet). Quelle abnégation ! Quel talent … Pour les ouvriers d’ARCELOR MITTAL qu’elle défendait médiatiquement, cette désertion peut être assimilée à un « après moi, la coulée ! ».

 

Pour toutes les femmes françaises, Aurélie FILIPPETTI deviendra-t-elle un modèle, au top … normalement ?

 

Alexandre ANIZY

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /Mars /2009 00:14

Raphaël ENTHOVEN est le fils de Jean-Paul, l’éditeur parisien ami du milliardaire philosophe Bernard-Henri LéVY ; c’est aussi un agrégé de philosophie qui enseigne à Polytechnique, intervient à Sciences Po, et qui surfe sur l’actuelle vague philosophique dans les médias (Philosophie Magazine, France Culture, Arte, Express, … ?). Bref, un jeune cador de l’establishment qu’il défend face à un clown devenu censeur dangereux par la grâce du philosophe patenté.

 

« Quand l’humoriste Stéphane GUILLON, sur France Inter, tout à l’unisson d’une opinion cannibale, s’éclate sur la « braguette rapide » de Dominique STRAUSS-KAHN, (…) il parle non pas en homme libre, mais en censeur. »

Soulignons ici l’adjectif « cannibale » dont est affublée l’opinion, ce qui renvoie le lecteur aux valeurs morales.

Pour devenir censeur, il faudrait que l’humoriste ait porté un jugement sur l’adultère de Dominique STRAUSS-KAHN, alors qu’il a seulement pris le parti d’en rire. Ce qui a déplu au château, dit-on dans les gazettes.

Au passage, Raphaël ENTHOVEN fait remarquer que le sieur STRAUSS-KAHN n’aurait pas confondu les genres entre la sphère publique et la sphère privée, ce qui n’est pas l’avis de la dame concernée dans sa lettre au FMI qui ne figurait pas dans le dossier ayant servi à disculper le french director ; alors qu’il en a les moyens, Raphaël ENTHOVEN ne serait pas bien informé ?

L’humour de Stéphane GUILLON est, écrit le philosophe patenté, une forme de censure, « (…) sournoise (…) donc plus dangereuse, [qui] porte le masque grimaçant d’un clown ».

Chez Raphaël ENTHOVEN, l’opinion est « cannibale », et le masque du clown est « grimaçant » : les gens de peu sont en quelque sorte déshumanisés.

 

A notre avis, deux choses dérangent vraiment Raphaël ENTHOVEN dans cette affaire, mais c’est l’éditorialiste Claude IMBERT qui les a exprimées sans fard (Point du 12 mars 2009) :

« Cet amuseur matinal de France Inter jette à grandes brassées Strauss-Kahn, Sarkozy et une flopée de ministres dans son baquet d’acide. » ; (touches pas à l’élite !) 

« La période précédant 1789 a connu, dans une grêle de libelles enragés, semblable débauche d’insultes, mais elle était réservée à des lettrés. Radio et Télévision ont démocratisé leur pratique. » ; (Ah ! la démocratisation de la vulgarité …)

Raphaël ENTHOVEN peut rire de tout. Mais pas avec n’importe qui. Comme disait Pierre DESPROGES.

 

Alexandre ANIZY

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 07:09

Le Figaro Magazine du 7 mars 2009 nous informait que le Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Bruno LE MAIRE rassemblait actuellement ses idées sur les vertus politiques.

 

« Mon travail d’écriture est aussi important que mon travail politique », dit-il. 

 

Comme « le ministre » (Grasset, octobre 2004, 16,15 €) n’était selon nous qu’une hagiographie de Dominique de VILLEPIN rédigée par un handicapé littéraire, comme « des hommes d’Etat » (Grasset, janvier 2008, 19,86 €) ne présentait que les coulisses et les couloirs des palais de la République … nous approuvons l’estimation que Bruno LE MAIRE fait de son travail politique.

 

Alexandre ANIZY

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Bio et Roman

 

Ardennais d’origine, nous vivons à Paris.

Notre ambition littéraire est le décryptement de la réalité sociale.
   

 

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