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Notes générales

Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 06:54

De toute évidence, nous n'avons pas les mêmes valeurs que le courtisan philosophe Luc Ferry, puisqu'il écrit à propos de Gérard Longuet :

« Après tant d'autres, voici que Gérard Longuet, l'une des personnalités intellectuelles et morales les plus estimables du monde politique, fut cloué au pilori de la bien-pensance de gauche. » (Figaro du 18 mars 2010)


Chacun sait depuis quelques jours que le sénateur Longuet préfère à la tête de la Halde une personne issue du « corps traditionnel français ». C'est un concept qui aurait plu au jeune Gérard Longuet.

Mais tout le monde ne sait pas que ce monsieur aujourd'hui respectable a fait partie d'un groupuscule d'extrême-droite, Occident (dissous le 31 octobre 1968 par un gouvernement de droite ...), qui menait des « expéditions très musclées » dans le milieu estudiantin.


Si le courtisan philosophe Luc Ferry, qui se gargarise souvent de mots comme démocratie, valeurs républicaines, trouve que Gérard Longuet est une personnalité estimable, malgré sa dernière saillie, il faut alors en conclure que ces mots-là n'ont pas pour lui le même sens que pour nous.


Comme le chantait Jean Ferrat (en parlant d'autres gens) :

« Hou hou, méfions-nous ... »


Alexandre Anizy

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes générales
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 00:08

Des documents confidentiels du Conseil d'administration de France Télévision ont pu être mis en ligne par le site Mediapart : on y découvrait que la régie publicitaire (FTP) de France Télévision allait être vendue aux sociétés Financières Lov (une société de Stéphane Courbit, un ami du Fouquet's de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa) et Publicis (Président du Conseil de surveillance : la milliardaire réactionnaire Elisabeth Badinter, en tant qu'héritière du fondateur et actionnaire majeur), pour la modique somme de 2,6 millions d'euros.

Et non pas 20 millions, comme le prétendaient les futurs acheteurs, puisque la trésorerie nette de FTP s'élevait à 13,4 millions d'euros.


Bien sûr, France Télévision et FTP ont tenté au tribunal de faire retirer au plus vite les documents confidentiels étalés sur la place publique. Peine perdue : elles ont été déboutées et condamnées à payer 3.000 euros à Mediapart.


Le vrai prix ayant été éventé, on peut se demander si cette vente sera conclue. Si elle se réalise aux conditions prévues, dans les affaires on appelle ça un prix d'amis.



Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes générales
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 01:22

Pour ceux qui en doutait, Pierre Péan et Philippe Cohen leur ont révélé il y a quelques années que le quotidien le Monde ne pouvait plus être qualifié de « référence » tant il avait mené de combats douteux sous la férule du trio invraisemblable et pourtant réel : Minc, Colombani, Plenel.

Les 3 lascars ont quitté le navire, en le laissant dans une situation financière quasiment inextricable et en lui léguant une pratique éditoriale qui ne le grandit pas. C'est ce que nous allons montrer à nouveau aujourd'hui dans le champ politique, alors que notre première analyse concernait l'économie - (re)lire la note du 17 juillet 2008 ( http://www.alexandreanizy.com/article-21298273.html ) -, et que la deuxième portait sur l'administration judiciaire – (re)lire la note du 23 juin 2009 ( http://www.alexandreanizy.com/article-32988296.html ).


Dans le numéro daté du 26 janvier 2010, en page 3, on vous dit « comment Henri Proglio a piégé Sarkozy »: c'est du moins le gros titre de la page. Mais dans l'article, que pouvons-nous lire ?

Apprend-on que lors des réunions préparant la double nomination chez EDF et Veolia la question du montant de la rémunération globale n'aurait jamais évoqué, ou mieux encore, qu'une limite supérieure aurait été clairement demandée par le gouvernement ? Non.

Apprend-on que le fait qu'il y ait concrétement une double rémunération (i.e. À la fois publique et privée) ait été formellement interdit par le gouvernement ? Non.

Au contraire, on voit que les premières décisions prises étaient le fruit de tractations, avec dans le camp Proglio des soutiens aussi forts que le bras droit du Président, à savoir Claude Guéant, que le conseiller qui se voudrait omniscient, à savoir Alain Minc. On constate que le Proglio a remporté une bataille de réseaux, ce qui est la principale caractéristique de sa carrière – les siens étant particulièrement maçonnés. On apprend aussi que « M. Sarkozy n'aurait pourtant jamais nommé à la tête d'EDF un homme dont il ne soit pas sûr. » Mieux que ça, on a les mots du Président adressés à Henri Proglio lorsqu'il le reçoit: « Je te confie la plus belle boîte de France. »

Alors, où est le piège de Proglio ? Nulle part.

Au contraire, la fin de l'article annonce la thèse la plus plausible : « Au fond, c'est son argumentaire [à Proglio] qui a convaincu. »


La rigueur intellectuelle n'est donc pas la qualité que nous porterions au crédit des signataires : Raphaëlle Bacqué et Jean-Michel Bezat.



Ce dernier aggrave son cas (on suppose que ses initiales J.-M. B. désignent le journaliste courageux) en bas de la même page 3, avec un petit article titré « Le chef de l'Etat était réservé sur les deux mandats ».

Or, que nous dit-il ici ?

Que le Président aurait été « très réservé sur l'idée d'un rapprochement Veolia - EDF », ce qui contredit la thèse de l'article principal (signé aussi par J.-M. B., rappelons-le) qui affirme que Proglio a été choisi grâce au fond à son argumentaire, i.e. son projet de rapprochement !

Que le Président aurait insisté sur le fait que « la même personne ne peut pas présider les deux [sociétés] », ce qui ferait douter de la santé intellectuelle du Président puisqu'il aurait aussi déclaré à Proglio, selon l'article principal au-dessus : « Je te confie la plus belle boîte de France ».


Non vraiment, ce papier secondaire n'est pas sérieux, mais il est conforme à la méthode retenue par le quotidien vespéral pour manipuler le lecteur (voir nos notes précédentes grâce aux liens ci-dessus). Vincent Peillon le bourgeois prétendant va avoir du boulot, parce qu'il n'y a pas que les patrons de la télévision publique qui soient serviles (voir sa déclaration au Monde du 24 janvier 2010) !

Ce petit article ressemble plus à un élément d'un plan de communications correctives élaborées à l'Elysée ou ailleurs, qu'à un travail de journaliste de référence : les mots rapportés du Président proviendraient de confidences en privé … un procédé très utile pour un éventuel futur démenti.

Si Jean-Michel Bezat est journaliste de profession, nous considérons qu'il a aussi des compétences pour une autre fonction : petit télégraphiste.


 

Alexandre Anizy

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes générales
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 00:25

Alors que l'incompétent ministre Christine Lagarde avait déclaré officiellement aux sénateurs, le 5 novembre 2009, qu' « en qualité de président d'EDF, il n'est pas question de cumul de rémunérations » pour Henri Proglio, ce qui signifie qu'il « percevra une seule et unique rémunération », ce personnage a obtenu ce qu'il avait réclamé à l'Elysée : 2 millions d'euros de rémunérations cumulées. Et Christine Lagarde a osé défendre ce deal devant les parlementaires.

(Rappelons ici notre note Henri PROGLIO chez EDF et Veolia : vers un accident industriel ?  http://www.alexandreanizy.com/article-36862251.html ).

Alors, était-ce un mensonge éhonté ou une pirouette sémantique mûrement réfléchie de la part de l'ex avocat Christine Lagarde ?

Heureusement pour elle, le ridicule ne tue plus de nos jours …


Voulant sauver la face du ministre, l'administration de Bercy a tenu à préciser que l'Etat avait veillé à ce que « la rémunération totale [d'Henri Proglio] n'excède pas ce qui lui était versé dans ses anciennes fonctions de président exécutif de Veolia ». Problème : en 2008, chez Veolia, Henri Proglio n'a touché que 1,6 million d'euros.

Puisque pour les énarques et autres cadors des Grandes Ecoles de Bercy 2 millions n'excèdent pas 1,6 million, il ne faut pas s'étonner des trous financiers dans les caisses publiques !


Plus sérieusement, que faut-il retenir ?

« Un cabinet très spécialisé a analysé que l'essentiel du pouvoir des sociétés du CAC 40 était désormais réuni entre les mains d'une centaine de personnes. Il y avait autrefois les 200 familles. Il y a aujourd'hui les 100 « managers » de la finance. L'épisode Proglio révèle que ce petit cercle au centre du système a mis la tête de l'Etat à sa botte et la soumet à ses besoins : les fondés de pouvoir du capital ont leurs positions au coeur du pouvoir politique. » Claude Cabanes (Humanité du 21 janvier 2010)

François Bayrou dit aussi la même chose, mais autrement :

« Un réseau d'influence est en train de s'installer à tous les carrefours de pouvoir. Le contrat fondateur au bas duquel Nicolas Sarkozy a apposé son nom, notamment le soir du Fouquet's, c'est que, désormais, entre intérêts publics et privés, il n'y aurait plus ce mur de verre qu'on avait respecté jusque-là, et qu'on allait s'arranger entre amis. Prenez la liste de ceux qui étaient au Fouquet's, et vous verrez ce qui a été fait pour eux. » (le Monde du 22 janvier 2010)

 


Au fait, de combien a augmenté le Smic ? Si peu cher ami.

Mais le fric, au fond, c'est vraiment le Cadet des soucis d' Henri Proglio ! La preuve ? Il vient de renoncer à sa rémunération chez Veolia (soit 450.000 €).

Une nouvelle claque pour l'incompétent ministre Christine Lagarde.


Alexandre Anizy  

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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 07:02

Aujourd’hui, 1.707 jours de détention en Israël pour Salah Hamouri le Franco-Palestinien, qui a simplement dit qu’il était contre la colonisation.

 

Grâce à l’intervention du comédien François Cluzet, une brèche s’est ouverte dans le mur du silence médiatique (sur le plateau de France 2).

 

« J’irai chercher n’importe quel Français quoi qu’il ait fait, où qu’il soit », a déclaré naguère le Président ubiquiste Sarkozy de Nagy Bocsa, alors que Salah Hamouri croupit en taule israélienne depuis déjà 4 ans … Qu’attend-il pour celui-là ?

 

Oh ! bien sûr, Salah Hamouri n’est pas un grand bourgeois, comme l’est la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt … et il ne semble pas avoir fait Sciences-Po avec l’enseignant Dominique Galouzeau de Villepin. Et pis Israël n’est pas la Colombie.

 

Sont-ce des raisons suffisantes pour ne rien entreprendre ou pour baisser les bras ? On aimerait tant vous voir enfin communiquer sur le sujet Hamouri, Monsieur le Président …

 

 

Alexandre Anizy

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes générales
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