Dette : l'énacratie en service de propagande

Publié le par Alexandre Anizy

 

            Le service de propagande des 200 riches familles s'est mis en branle : si on ne regarde pas à la dépense ("quoi qu'il en coûte", puisque c'est pour votre santé...), l'addition salée qu'on vous présentera justifiera d'autres démantèlements de l'Etat, d'autres sacrifices...

 

 

            Ce mercredi matin, la médiacrate Caroline Roux servait la soupe au Young Leader Pierre Moscovici (lire le billet ici ), haut fonctionnaire à la Cour des Comptes qui a mis le devoir de réserve dans sa poche : la dette était dans l'assiette.

            Durant les six dernières semaines (le 9 novembre sur RTL, le 12 novembre BFM Business, le 24 novembre France Culture, le 27 novembre dans Ouest-France, le 11 décembre BFM Business, le 14 décembre France Inter), François Villeroy de Galhau¹, économiste en toc puisque sans cursus, qui faisait partie de la Commission Attali (source du "macronisme", lire ici ), a seriné son message.

            Le dispositif est en place, vous n'y échapperez pas.

            Ils préparent les esprits à ce qui sera un thème majeur de la campagne présidentielle de 2022 : la dette publique. L'énacrate bankster Macron récoltera alors les fruits des semailles de ses congénères serviles d'aujourd'hui. Jupiter Junior fort probablement expliquera d'où vient cette soi-disant maladie (chose facile) et pourquoi sa prescription est le meilleur traitement (chose plus délicate, mais c'est sa vraie expertise : il s'agira d'enfumer les électeurs ― i.e. les gens de peu et la bourgeoisie de labeur ― qui paieront la note dont la première traite ne sera présentée à l'Assemblée Nationale qu'en septembre 2022). L'intendant de la bourgeoisie d'affaires ne ratera pas le coche !

 

 

            Pourtant à son commencement en 1945, l'ENA était une belle idée : arrêter la confiscation du pouvoir étatique par les 200 familles et leurs serviteurs en rendant accessible la haute fonction publique par concours.

            Mais le ver était déjà dans les premières promotions : nous prenons pour exemple l'Inspecteur des Finances devenu affairiste colonial Edmond Giscard d'Estaing², synarque³ bien connu sur la place de Vichy sous le règne de Pétain (décoré de l'ordre de la Francisque), qui ne manqua pas d'y orienter son rejeton Valéry (né en 1926, après une classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand, Valéry le petit-fils du sénateur puis député Jacques Bardoux, pétainiste notoire à qui il doit la carrière politique, est par hasard au service d'ordre de l'important Alexandre Parodi lors de la Libération de Paris en août 1944, puis aussitôt après, pour redorer le blason familial et se donner un ticket de citoyen au-dessus de tout soupçon indispensable pour un ambitieux, il s'engage moins d'un an dans l'armée où il obtient évidemment une breloque... avant de retourner dare-dare en septembre 45 à Louis-le-Grand, parce que le pouvoir n'attend pas !), qui en fit partie (Polytechnicien entré sans concours grâce au décret de juillet 1948).   

            Que sont devenus les énacrates ?

            Experts en tout, ouvriers de rien, irresponsables toujours.

 

Alexandre Anizy

 

 

 ¹ : Dictionnaire de la fausse noblesse, Tallandier, 2008, page 432 : « Famille d'industriels lorrains (Vaucouleurs et Nancy) dont la branche aînée ajouta à son nom celui de de Galhau. »

² : Jacques Marseille, A bas la croissance, vive le progrès !, dans le Point du 26 novembre 2009.

³ : Annie Lacroix-Riz, Le choix de la défaite. Les élites françaises dans les années 1930., Armand Collin, 2ème édition septembre 2010, page 38. Pour faire simple, disons que la Synarchie était une société secrète d'hommes influents qui aspiraient à un régime despotique.

 

 

Publié dans Notes politiques

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