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Portraits

Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 07:13

Denis KESSLER est un ex UNEF-Union des Grandes Ecoles, marxiste-léniniste. Il est aujourd’hui le Président du groupe Scor, un poste dont il a bien mérité après sa vice-présidence du MEDEF aux côtés du baron Ernest-Antoine SEILLIERE DE LABORDE : leur combat pour la refondation du dialogue social, vous vous souvenez ?

 

Ce qu’il y a de bien avec les anciens marxistes-léninistes, c’est qu’ils retrouvent avec l’âge les réflexes sectaires (i.e. le dogmatisme idéologique, l’arrogance intellectuelle du maître, le mépris des faibles, etc.) de leur jeunesse. Comme les Khmers, vous vous souvenez ?

 

Ainsi, Denis KESSLER écrit dans Challenges, le 4 octobre 2007, « Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! » :

« Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l’essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento qui s’annonce. »

Sentez-vous l’impatience, voire l’exaspération (quel temps perdu, quel gâchis !) du guide suprême ? Diantre ! De quoi s’agit-il ?

« Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. (…)La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

 

Denis KESSLER a vendu la mèche : nous sommes avertis sur le réel programme politique et social du Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA. La crise est un pain bénit, puisqu’elle permet d’accélérer la mise en démolition. Toujours attentif à son vocabulaire, le pouvoir élyséen nommera « refondation du capitalisme » le travail de régression sociale.

En route vers le capitalisme d’antan ! Celui du Comité des Forges, cher à la famille WENDEL et son illustre représentant, le baron Ernest-Antoine SEILLIERE DE LABORDE.

 

En forgeant l’expression « khmer blanc », nous réunifions le passé et le présent de Denis KESSLER dans une dimension politique.

 

Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 06:51

Bien qu’il ne soit plus un jeune loup (né le 7 juillet 1960), Vincent PEILLON a conservé son appétence : par exemple, l’ambition de devenir Premier Secrétaire du Parti Socialiste. Qui écrira sur « l’épaisseur de son ego », puisque son « cogito » volatil n’emprunte que le chemin utile à la prise du palais de Solferino ? 

 

Vincent PEILLON est un homme paradoxal :

  • Se dire socialiste … quand on est le fils d’un banquier et d’un médecin chercheur (amie des CHARPAK et BEAULIEU …) qui ignore la misère d’un monde qu’on dit représenter … ;
  • Etre un « chasseur de pouvoir » viré (de son poste de député de la Somme en 2002) par de réels chasseurs électeurs …    

 

Bien au chaud dans son Institut Edgar Quinet (organisme de formation ciblant les élus – socialistes de préférence ? - : une clientèle à sa portée, de toute façon), et à Strasbourg (député européen), PEILLON le prétendant bourgeois peut ourdir sa conquête du parti : quoi qu’il arrive, il ne connaîtra les affres ni des chômeurs, ni des pauvres.

 

Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 07:08

Né le 26 juin 1967, Benoît HAMON est membre du Parti Socialiste depuis 1987. Après avoir obtenu une licence d'histoire, il débute sa carrière en 1991 comme Assistant Parlementaire du député PS Pierre BRANA. Jeune rocardien, il devient le premier Président du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) en 1993 quand Michel ROCARD est le boss du PS, puis Conseiller pour la Jeunesse auprès de Lionel JOSPIN, le nouveau patron. De 1997 à 2000, il est au cabinet de Martine AUBRY, ministre de l'Emploi et de la Solidarité.

Compte tenu de sa formation et de son « expérience professionnelle », d’aucuns se demandent si son poste de Directeur du planning stratégique de l'institut de sondage IPSOS de 2001 à 2004 ne serait pas une erreur de casting.

Il est élu conseiller municipal en 2001, député européen en 2004. Autant dire que ce bonhomme ne connaît rien des ouvriers et des employés, c'est-à-dire des gens qu’il est sensé représenter. Mais au PS, c’est le contraire qui fait exception !

Il a donc été rocardien, puis jospiniste, puis proche de Laurent FABIUS en 2006. Maintenant, il bosse à son compte.

Etant passé par tous les râteliers du PS, l’apparatchik Benoît HAMON pourrait rafler la mise si les éléphants se neutralisent. Dans ce cas, son élection au poste de Premier Secrétaire ne serait qu’une trêve dans la guerre des chefaillons : l’œil du cyclone en quelque sorte.

Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 07:16

Nous connaissons tous la particularité du syndicat CFDT qui est sensé défendre les salariés : une certaine propension à signer (quelquefois seul) des textes de régression sociale, au nom de l’intérêt général bien entendu. La patrie n’a pas encore été invoquée, mais ça ne saurait tarder.

François CHéRèQUE n’est pas responsable de cette approche paradoxale du syndicalisme : avant lui, Nicole NOTAT avait bien enfoncé la doctrine dans le crâne des permanents, dans le prolongement de la pratique d’Edmond MAIRE et de Jacques CHéRèQUE (le papa de François). Mais il vient de commettre un article, sous forme d’entretien, à Marianne, dans lequel il nous balance pêle-mêle :

Il faut créer un statut de l’entreprise européenne, un projet en gestation à Bruxelles et qui ne manquera pas de rogner les ailes des droits des salariés : un coup de pousse au patronat européen ;

Le Président de la République nous dirigerait vers « l’étatisme libéral ».

Un oxymoron en guise de concept, très fort ! Nous lui suggérons, pour les temps prochains, « la dictature humaniste ». 

Franchement, avec de tels concepts, on sent bien que le niveau s’élève pour répondre aux réelles préoccupations des salariés.

 

Particulièrement en forme, François CHéRèQUE a salué le talent de Raymond SOUBIE (conseiller social spécial du Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA : on dit que le franc mac Xavier BERTRAND ne fait rien dans le social sans l’aval de ce bonhomme) dans l’hebdomadaire Challenges (du 30 octobre) : « Car Raymond SOUBIE a réussi, à la fois dans le public et dans son parcours de chef d’entreprise. Il est riche et désintéressé. »

Si vous connaissez un riche qui ne soigne pas son intérêt (c'est une question d'utilitarisme), faites-nous signe : nous ne manquerons pas d’étudier le spécimen.

 

La bonté est une qualité innée chez François CHéRèQUE

 

Comme pour son père Jacques ou pour Nicole NOTAT, la République ou les investisseurs  ne seront pas aveugles devant le talent.

 

Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 00:19

Né en 1956, André VALLINI est un avocat qui n’a pas beaucoup exercé, puisqu’à 30 ans il est déjà élu maire PS de Tullins, après avoir été l’attaché parlementaire du sulfureux ministre de la coopération Christian NUCCI (l’affaire du Carrefour du développement) puis de Gisèle HALIMI. Membre du Conseil Régional et du Conseil Général de l’Isère depuis 1992, il devient député en 1997.

Bref, un homme d’appareil qui ne connaît pas beaucoup la clientèle qu’il est sensé représenter.

 

En novembre 2002, il est Juge titulaire de la Haute Cour ; Jean-Louis Debré lui demande de présider la Commission parlementaire sur la faillite d’Outreau en décembre 2005. Après avoir auditionné 221 personnes entre janvier et avril 2006, il rend un rapport qui servira de base à la réforme de la justice en octobre 2006, puisque « le gouvernement voulait absolument faire quelque chose après Outreau » comme il le dit lui-même.

On sait que cette réforme ne sert à rien, si ce n’est, par exemple, à interdire à la partie civile d’une affaire pénale à ne plus pouvoir plaider elle-même sa cause devant la Chambre d’Instruction : la « justice » se règle de plus en plus entre gens du même monde et hors de la présence des intéressés. Réforme ou Régression ?

On sait aussi qu’aucun magistrat ayant « travaillé sur l’affaire d’Outreau » n’a été sanctionné à ce jour : reste en examen le cas du juge d’instruction Fabrice BURGAUD qui semble avoir compris dès le départ le sort que l’institution judiciaire lui réservait, puisqu’il s’est présenté devant la Commission parlementaire accompagné de 2 avocats et muni d’une déclaration dont les termes ont été juridiquement pesés, forcément.

 

En tout cas, cette Commission a permis au sieur André VALLINI d’acquérir une notoriété nationale. Rien que pour ça, elle doit être considérée comme positive, du moins selon certains.

 

Comme le retour du Parti Socialiste au pouvoir est quasiment renvoyé aux calendes grecques, le talentueux et dévoué (à la République) André VALLINI aurait fait de discrètes offres de service à l’Elysée, selon l’hebdomadaire l’Express (30 octobre 2008), pour remplacer le Garde des Sceaux Rachida DATI, au nom de « l’ouverture politique » (celle qu’il raillait en 2007) et certainement de « l’intérêt supérieur de la nation ».

 

Force est de constater que le Parti Socialiste est un corps sans souffle, dont les cadres dirigeants lorgnent d’abord les maroquins ou les mandats plutôt que de penser à un authentique intérêt général.

A ce titre, André VALLINI nous semble être un parangon de l’imposture socialiste.

 

Alexandre Anizy


P.S. : André VALLINI a démenti, selon le Canard enchaîné du 5 novembre qui affirme que le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA a dit : « VALLINI pourrait remplacer Rachida DATI » ; Alain MARLEIX, Secrétaire d’Etat aux Collectivités locales, se fait le petit télégraphiste d’André VALLINI, puisqu’il aurait confié (Figaro du 4 novembre 2008) qu’ « André VALLINI, député PS de l’Isère, n’a jamais fait d’offre de service pour entrer au gouvernement (…) ».

Tout cela est assez pitoyable, n’est-ce pas ?

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Bio et Roman

 

Ardennais d’origine, nous vivons à Paris.

Notre ambition littéraire est le décryptement de la réalité sociale.
   

 

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