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Notes politiques

Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 00:45

Il faut toujours prendre à la lettre les idées des hommes politiques. Prenons celles du culbuto molletiste François Hollande.


« Question de l'Express : estimez-vous que les Allemands pratiquent une politique de compétitivité favorable à leurs exportations au détriment de leurs partenaires, comme le leur a reproché Christine Lagarde ?

Les pays qui ont laissé filer leurs déficits publics doivent redresser leurs comptes. Ils ne peuvent pas vivre aux crochets de ceux qui ont fait des efforts [on croirait lire Bild, le journal allemand ; ndAA]. De son côté, l'Allemagne doit jouer son rôle de locomotive. Il n'y aura pas de rééquilibrage dans la zone euro sans ce double mouvement. A l'Allemagne de prendre des décisions permettant l'harmonie et la cohésion. Il ne faut pas l'accuser, mais trouver une stratégie coopérative et concertée de retour à la croissance. » (Express 25 mars 2010)


François Hollande, fidèle à son mentor, le social-traître Jacques Delors, adepte de la dérive mitterrandienne …

Un François Fillon ne dit-il pas autre chose, comme d'ailleurs Sarkozy de Nagy Bocsa (enfin, lui, ça dépend du moment, du public, de sa cote dans les sondages, etc.) ?

Concernant le culbuto molletiste, dans Paris-Match, on avait déjà eu le choc de la photo (souvenez-vous des clones Sarkozy & Hollande : même costume, même chemise, même cravate), et maintenant dans l'Express, on a toujours le poids des mots …

En paraphrasant Jacques Duclos, on peut dire que François Hollande est un blanc bonnet sarkozyen … comme les autres socialistes (1). C'est pourquoi d'avance nous savons qu'il n'y a rien à attendre de ce mandataire de l'oligarchie française.



Alexandre Anizy


(1) : Prenons par exemple Dominique Strauss-Kahn, qui vient de déclarer à Varsovie : « A la suite de cette crise [grecque, ndAA], il faut accélérer l'intégration européenne et non la ralentir (…). Le temps est venu de porter le projet européen au niveau supérieur » … Le niveau supérieur, est-ce l'intégration dans l'Allemagne, puisque l'arrêt de la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe du 30 juin 2009 interdit toute évolution supranationale aux Allemands, sauf changement préalable de leur Constitution par référendum – une opportunité que le peuple allemand n'a pas eue pour le traité de Lisbonne auquel il était opposé, comme les Français … - ?

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes politiques
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 00:17

En complément de notre note

http://www.alexandreanizy.com/article-l-union-europeenne-ue-est-devenue-l-union-allemande-ua-47533528.html ,

le commentaire du social-traître Jacques Delors :


« J'aurais préféré que l'Union économique et monétaire ne fasse pas appel à l'intervention du Fonds Monétaire International [FMI]. Le sentiment de soulagement – on a évité un échec sanglant – coexiste avec le sentiment d'humiliation parce qu'elle n'a pas trouvé en elle-même les moyens de répondre à la spéculation. » (JDD 28 mars 2010)


« Un sentiment de lâche soulagement et de honte », disait Léon Blum quelques jours avant la conférence de Munich en 1938. De toute évidence, le social-traître Delors n'a pas la lucidité de Léon Blum, quelques jours après l'accord de Munich.



Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes politiques
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 11:26

Il convient d'examiner lucidement le plan de soutien qui vient d'être finalisé par le Conseil Européen : toutes les exigences allemandes ont été une nouvelle fois acceptées, comme nous l'avions prévu (voir nos notes économiques et politiques précédentes).

L'Union Européenne est devenue l'Union Allemande.

(Si le trait est sciemment forcé, il n'altère pas la réalité)


Si les piteux gouvernants européens, à commencer par le Président ubiquiste Sarkozy de Nagy Bocsa, vont marteler partout que ce plan de soutien est un nouveau « pas majeur » (1) vers une gouvernance économique et financière de la zone euro, alors qu'il ne s'agit que de la mise au point d'un mécanisme opérationnel de gendarmerie budgétaire, force est de constater que la presse allemande quant à elle ne prend pas la peine de cacher sa joie (pour la classe dirigeante, il faut bien exalter la fibre nationale quand les classes laborieuses sont appauvries ...), lorsqu'elle célèbre Mutti Merkel « la chancelière de fer ».

N'est-ce pas ainsi que Bismark était surnommé ? (2)



Alexandre Anizy


(1) : Rappelons ici que même l'euro imperator Jean-Claude Trichet a jugé « très très mauvais » une intervention du FMI dans la zone euro (sur ce sujet, ce monsieur a au moins le mérite d'être cohérent).

(2) : Qu'il n'y ait pas de méprise ! Si Bismark a oeuvré opiniâtrement à l'unification allemande (lire notamment « Pensées et Souvenirs » de Bismark, Calmann-Lévy, édition 1984, 480 pages, 99 FRF), il a aussi veillé à instaurer un équilibre politique en Europe … que l'empereur Guillaume II balaya sottement (c'est un euphémisme).

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes politiques
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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 00:13

Depuis le déclenchement de la crise financière grecque, l'Allemagne n'a pas changé d'un iota sa positon orthodoxe : non à la solidarité européenne, oui aux crédits bilatéraux ... associés à une aide du FMI. Comme Mutti Merkel a horreur du désordre sur les marchés et des réunions qui s'éternisent, elle vient de rappeler que « l'aide financière à la Grèce ne sera pas à l'agenda de la réunion jeudi, car la Grèce elle-même a dit qu'elle n'avait pas besoin d'aide. (…) il ne faut pas provoquer des turbulences sur les marchés en suscitant de fausses attentes du Conseil européen de jeudi ».

Par ailleurs, la populiste Mutti Merkel n'hésite pas à flatter le sentiment de supériorité des vertueux Allemands, qui ne voient que paresse et corruption dans la Grèce contemporaine. Il est vrai qu'elle est en campagne électorale en Rhénanie : pour la coalition au pouvoir à Berlin, une défaite provoquerait la perte de la majorité au Bundesrat (2ème chambre du Parlement allemand).

Ajoutons que si l'Allemagne prône l'orthodoxie financière pour l'Union Européenne en général et la Grèce en particulier, elle s'autorise dans le même temps un déficit record de 80 milliards d'euros. Sans commentaire.


L'Allemagne trace sa route en Europe : quelle que soit la question posée, Berlin y répond en fonction des intérêts strictement allemands. C'est tout à l'honneur des hommes politiques allemands. C'est aussi pourquoi les beaux esprits français, comme l'économiste Thomas Piketty, nous font bien rire avec leur appel à un fédéralisme économique et financier (« En Europe, il faut inventer le chemin menant au fédéralisme budgétaire. Qui ne passe pas par le FMI, mais bien plutôt par l'émission d'obligations européennes. » Piketty, Libération 23 mars 2010).


Par aveuglement, par conformisme, par intérêt, des gens instruits et intelligents peuvent se comporter comme des imbéciles.


La Grèce finira sans doute par se tourner vers le FMI, d'une façon ou d'une autre. Que faut-il en penser ? Le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, affirme que l'intervention du FMI dans le « sauvetage financier » de la Grèce constituerait un échec de l'Union européenne.

C'est un Allemand. En matière de realpolitik, c'est du sérieux.



Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes politiques
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 15:58

Concernant l'Union Européenne, depuis 20 ans l'Allemagne a opté pour une stratégie non coopérative, comme le dit Patrick Artus. Voir aussi nos notes :

http://www.alexandreanizy.com/article-24166795.html

« la question de l'Allemagne » du 28 octobre 2008,

et

« l'Europe est vraiment mal partie » du 6 novembre 2008,

ainsi que nos dernières notes économiques.


Depuis longtemps, l'Allemagne regarde à l'Est. Comme les faits sont têtus, en voici quelques uns.

Dans les problèmes industriels d'Airbus, les responsables allemands n'ont jamais reconnu leur responsabilité (la fameuse usine d'Hambourggggg) ; car dans EADS, malgré les apparences, l'Allemagne tient déjà l'organigramme (voir nos notes sur ce sujet), ce qui explique son maintien dans cette structure aberrante finalisée côté français sous l'ère de l'austère fossoyeur socialiste Jospin et Strauss-Kahn l'ami du CAC 40 (des gens qui ne savent pas compter : lire http://www.alexandreanizy.com/article-7183428.html .

L'allemand Siemens, qui ne contrôlait ni le capital ni l'organigramme d'Areva, a lâché cette société sans respecter stricto sensu le pacte d'actionnaires (mais ça se plaide …) pour se jeter immédiatement dans une alliance avec le concurrent russe Rosatom (bonjour l'éthique !) : en jeu, les futures 400 centrales nucléaires, un marché de 1.000 milliards d'euros.

En optant pour un gazoduc direct Russie – Allemagne, le chancelier Schroeder ignorait au prix fort les pays baltes, l'Ukraine.

Comme on le constate, peu importe la couleur politique du chancelier allemand, puisque la stratégie est cohérente : au diable l'autonomie énergétique de l'Union Européenne !


Pour la sortie de crise, il nous paraît évident que l'Allemagne a déjà choisi :

  • maintien de sa stratégie non coopérative en euro land, ce qui signifie à terme l'appauvrissement des autres partenaires, notamment la France et l'Italie ;

  • alliance énergétique et industrielle avec la Russie (le rêve d'une modernisation économique russe sous l'égide de l'Allemagne …).


Lorsque le président ubiquiste Sarkozy de Nagy Bocsa, lui l'atlantiste convaincu, se tourne vers la Russie et n'hésite pas à vendre les fameux navires Mistral, nous ne pouvons que le féliciter de cette évolution stratégique, car au XXIème siècle rien ne se fera en Europe sans la Russie. Mais nous constatons aussi qu'il ne fait qu'accrocher unilatéralement le wagon français à la locomotive allemande.


Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes politiques
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