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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 12:00

 

Concernant tous les dogmatismes en vogue à la fin du siècle dernier, notamment ce que Husserl nomme les "contre-philosophies" (die Unphilosophien, i.e. le nazisme et le stalinisme), nous considérons aujourd'hui que nous devons notre immunisation à Max Stirner. Lorsque nous vîmes que Michel Onfray le passait sur son enclume dans le tome 6 de sa contre-histoire de la philosophie (« les radicalités existentielles », Grasset, février 2009, 400 pages, 20,90 € ; pour Stirner, des pages 295 à 348), nous décidâmes de confronter son analyse à nos souvenirs de lecture, malgré nos réserves à l'encontre du philosophe hyper-médiatique.

 

« L'unique et sa propriété », LE livre de Max Stirner, est un cri d'opposition radicale à la religion, à la politique, à la société, à la morale, à l'éthique, bref à tout ce qui peut entraver l'expansion du Moi. C'est pourquoi on le présente couramment, quand on ose aborder ce penseur réfractaire aux académismes, d'abord comme le théoricien de l'anarchisme individualiste (d'aucuns parlent de l'associationnisme de Stirner), mais aussi comme un précurseur de l'existentialisme, ou comme l'inspirateur du Nietzsche de « par-delà le bien et le mal ».

 

« Mais si l'on veut élargir les perspectives et éviter le prélèvement intéressé, on peut aussi inscrire la pensée, l’œuvre et la figure de Stirner dans la logique du combat anti-hégélien. » (p.306)

« L'Unique et sa propriété peut être lu comme un anti - Principes de la philosophie du droit de Hegel. » (p.308)

Force est de constater que Michel Onfray a ravivé nos souvenirs, a aiguisé notre lecture, car son approche est pertinente.

« L'hégélianisme produit au XIXe siècle un effet magnétique sur la totalité des penseurs (…) A cette époque, l'enfumage conceptuel pratiqué par tel ou tel philosophe impressionne, tétanise et terrorise (...) » (p.306-307)

Sûr que les professionnels de la philosophie vont hurler au simplisme quand on reproduira ce résumé de l'hégélianisme :

« Stirner a bien noté, et c'est l'essentiel, que la pensée de Hegel est luthérienne et n'est que cela – habillée des concepts et des mots de l'idéalisme transcendantal. » (p.308)

Nous laissons à Onfray ses marottes antichrétiennes, qui en l'espèce nous paraissent diablement pertinentes, préférant insister sur la nocivité de la dialectique transcendantale et apologétique, que l'auteur résume bien avec son sens de la formule :

« L'idéalisme hégélien est une grosse machine à produire à satiété des triades, des trios, des trilogies, des trinités et des triptyques. Le désordre du monde (…) artificiellement (…) dans des boîtes systématiques à 3 tiroirs. » (p.308)

Ce que Georges Gurvitch a écrit en termes plus conventionnels (dans « Dialectique et sociologie »)

Stirner pense de façon immanente, pratiquant un nominalisme radical : tout signifiant doit correspondre à un signifié réel dûment constatable.

« Hegel est religieux tout le temps, même en philosophie – surtout en philosophie ; Stirner, un athée en tout. » (p.310)

Mais alors qu'est-ce que l'Unique ?

« L'Unique, c'est l'autre nom du Je d'un Moi qui s'exprime. Il n'y a donc pas un concept d'Unique comme il en existe chez Kierkegaard avec l'Individu, Fichte avec le Moi, Hegel avec la Subjectivité. (…) un Unique se confond avec la réalité de son corps de chair et d'os. Fait-on plus radicalement matérialiste ? Et plus définitivement nominaliste ? » (p.316)

 

S'agissant de Max Stirner, le tamis usuel de Michel Onfray n'est pas rédhibitoire. Mieux pardi ! Il mérite un arrêt, compte tenu « du désordre de la composition et de la confusion des thématiques » dans « l'unique et sa propriété », puisque le philosophe allemand a poussé la coquetterie intellectuelle jusqu'à l'application de SON mot d'ordre, « Je fais ce que Je veux » !

 

 

Alexandre Anizy

 

 

: ceci est d'une certaine manière le prolongement de notre note

http://www.alexandreanizy.com/article-l-illusion-economique-selon-bernard-guerrien-81881634.html

: il nous semble que cet auteur apprécie la philosophie au marteau.

: lire notre note

http://www.alexandreanizy.com/article-a-michel-onfray-travailler-plus-pour-ecrire-moins-52224938.html

 

 

 

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes culturelles
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Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 11:04

 

 

« Pourtant, les processus économiques sont des phénomènes de croyance, socialement construits et entretenus, et la politique économique n'y échappe pas : elle fabrique et modifie les anticipations des agents (...) » (p.18)

Dans un petit livre bien fichu, « ordre monétaire ou chaos social » (éditions du Croquant, septembre 2006, bouquinel de 65 pages), Frédéric Lebaron analyse la croyance économique des banquiers centraux.

« Le caractère intrinsèquement instable et incertain de la vie économique est nié au profit d'une utopie articulée sur la stabilité de l'ordre économico-monétaire. » (p.24)

Fi d'une politique macroéconomique européenne ! Seules importent les réformes structurelles et institutionnelles pour atteindre le paradis du marché unique, sans entrave, dont l'euro n'est que la base. C'est pourquoi

« Une véritable mystique de la monnaie anime ainsi les acteurs de l'unification monétaire. » (p.48)

 

 

Dans un livre récent plus dense, « la crise de la croyance économique » (éditions de Croquant, octobre 2010, bouquinel de 284 pages), Frédéric Lebaron étudie l'évolution de la doxa entre 2007 et 2010, parce que la crise a provoqué un ébranlement cognitif au sein de la communauté épistémique, le monde n'étant plus conforme à l'idéologie de la fin de l'Histoire ou de la mondialisation heureuse.

 Pour autant, cette crise de la croyance économique remet-elle en cause le processus régressif en cours ? A notre avis non, et cette comparaison de l'auteur explicite notre réponse :

« Ce fondamentalisme de marché, de nature religieuse, est le symétrique de la forme absolutiste de la croyance communiste, lorsqu'elle annonce l'éradication absolue de tout mécanisme de marché au profit d'une économie strictement collective et centralement planifiée. » (p.160)

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes économiques
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Vendredi 19 août 2011 5 19 /08 /Août /2011 11:18

 

Mathématicien devenu économiste, Bernard Guerrien a écrit un livre savoureux, « l'illusion économique » (Omniscience, septembre 2007, 224 pages), où il montre les absurdités logiques de la théorie néo-classique, qui est le socle de ce que nous appelons ici couramment la théorie dominante. Il défend l'idée que l'économie est une chose trop sérieuse pour être confiée à des prétendus experts dont la démarche scientifique paraît douteuse :

 

« L'une des thèses centrales de ce livre est qu'il n'existe pas un savoir en économie qui ne serait accessible qu'à une petite minorité d'experts ou de techniciens, auxquels il faudrait donc se confier plus ou moins aveuglément. Chacun peut se faire une opinion, en utilisant sa faculté de raisonner ou, si l'on veut, son bon sens. » (Bernard Guerrien, avant-propos)

 

Il faut savoir que les concepts de la théorie néo-classique sont longuement enseignés à tous les étudiants en sciences économiques (nous y compris, mais nous étions immunisés...), et qu'ils servent par conséquent de cadre référentiel pour l'écrasante majorité des économistes patentés, alors même que nombre d'expériences les ont infirmé. On peut penser que les professeurs de gestion l'ont compris, puisque dans « l'Encyclopédie de la gestion » (Economica, 1997), parmi les 1.000 références, ne figure aucun ouvrage de théorie néo-classique !

 

Nous ne donnons ici qu'un exemple : les marchés concurrentiels. Parce qu'ils sont le fondement théorique ET l'objectif final du fameux « marché unique européen » prévu et présenté par le social-traître Jacques Delors en 1985, lorsqu'il plastronnait à la tête de la Commission européenne.

Au lieu de partir d'une observation fine de la réalité, comme les marchés de gros ou les salles de marchés des banques, les économistes en pointe actuellement (le filon mathématique semble avoir atteint ses limites, puisqu' « il devient de plus en plus abscons, y compris pour une bonne partie de la profession », p.60) font des expériences de marché : « Plutôt que de partir de ce qui est, ils partent de ce qui doit être, une situation efficace, et cherchent le moyen d'y parvenir, par la concurrence, qui sera définie en fonction de l'objectif recherché. Qu'est-ce qu'une situation efficace ? Dans le contexte des expériences auxquelles on s'intéresse ici, c'est une situation où tous les échanges concernant un bien se font au même prix, qui est à la fois égal au prix maximum qu'est prêt à payer l'un des acheteurs pour le bien et au prix minimum auquel l'un des vendeurs est prêt à le céder. » (p.62)

Résultats ?

« L'expérience de Chamberlinavec ses étudiants, mis pourtant en situation concurrentielle – sur un pied d'égalité, aucun n'ayant d'avantage ou de pouvoir particulier -, n'aboutissait pas à l'issue efficace, loin de là. » (p.64)

 

« Il a fallu attendre une vingtaine d'années pour que soit proposée une forme d'organisation particulière des échanges qui conduise - approximativement – à une issue de ce type. Appelée système des doubles enchères continues, elle est assez compliquée et comporte plusieurs étapes. » (p.64)

Disons que si on répète les opérations de transaction, alors « on constate que les prix proposés se rapprochent de plus en plus du prix efficace. Pourquoi ? On ne sait pas trop, personne n'ayant cherché vraiment à faire la théorie de ce processus (…). » (idem)

Conférence Nobel de Vernon Smith :

« Nous n'avons pas la moindre idée sur la façon dont nos cerveaux résolvent le problème de l'équilibrage en faisant si peu d'effort, tout en interagissant avec d'autres cerveaux à travers le système des doubles enchères continues. » (cité p.65)

Malgré le fiasco de l'expérience Chamberlin et l'absence d'explication quant au résultat du système des doubles enchères, les sbires de l'oligarchie poursuivent la construction du "grand marché unique européen"fondée sur le principe des marchés concurrentiels. C'est pourquoi, concrètement, ils cassent les entreprises publiques comme EDF, SNCF, etc., afin de pouvoir les privatiser … et de les mettre en concurrence pure et parfaite.

Notre appréciation en termes économiques : dégât maximum immédiat pour des gains futurs nuls voire négatifs.

 

 

Brièvement, un autre exemple pour rire un peu ?

L'économie réelle étant vraiment trop complexe, les ultralibéraux des années 70 ont trouvé une solution drastique, la macroéconomie à agent représentatif, dans laquelle ils supposent qu'une économie n'est formée que d'un seul individu … qui ne fait pas d'échanges, donc pas de prix ! Pourtant les livres ou les articles qui utilisent la notion d'agent représentatif parlent de marchés, de concurrence, de salaire, de taux d'intérêt.

Une absurdité poussée à son comble, comme dit Bernard Guerrien.

 

 

Les économistes de la théorie dominantesont-ils des gens vraiment sérieux ? En refermant le livre, vous aurez votre réponse.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes économiques
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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 10:57

 

Camille Landais, Thomas Piketty, Emmanuel Saez, ont écrit un livre indispensable pour soutenir une proposition qui mettra un terme à l'opacité du système fiscal français (et se rendre compte de la pusillanimité des cadors politiques, puisqu'ils ne manqueront pas de bientôt nous jouer l'air de la réforme fiscale incontournable ... mais reportée après les élections) :

« pour une révolution fiscale. Un impôt sur le revenu pour le XXIe siècle » (La République des idées et éditions du Seuil, janvier 2011, 142 pages, 12,50 €)


Le titre est judicieux, puisqu'il s'agit bien d'une révolution au sens étymologique : en effet, « le barème proposé (…) permet d'obtenir des recettes totales de 147 Milliards d'euros, ce qui permet de remplacer très exactement les taxes et impôts supprimés » (p.89). Parfait équilibre budgétaire.


Le changement radical de méthode tient en une loi de 3 articles :

« Article 1 : l'actuel impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) est supprimé (ainsi que le prélèvement libératoire, la prime pour l'emploi et le bouclier fiscal).

Article 2 : le nouvel impôt sur le revenu (IR) prend la place de l'actuelle contribution sociale généralisée (CSG) et est prélevé à la source à compter du 1 janvier 2013, sur la même assiette fiscale et suivant les mêmes règles que la CSG.

Article 3 : au lieu d'appliquer les taux proportionnels de CSG actuellement en vigueur, on appliquera, à compter du 1 janvier 2013, les taux progressifs indiqués sur le barème ci-joint. » (p.78)


Revenu brut mensuel individuel

Taux effectif d'imposition

Impôt mensuel en €

1.100 €

2,00%

22

2.200 €

10,00%

220

5.000 €

13,00%

650

10.000 €

25,00%

2500

40.000 €

50,00%

20.000

100.000 €

60,00%

60.000

Source : pour une révolution fiscale, de Camille Landais, Thomas Piketty, Emmanuel Saez


Le système est simple. Il assure une véritable transparence démocratique.

Pour le mettre en place, pas de difficultés majeures puisque l'outil administratif qu'il empruntera existe déjà : la voie technique de la CSG.

Bien qu'équilibré budgétairement, le barème proposé par le trio d'économistes offre le résultat suivant, que tout homme politique ne peut qu'approuver : 97 % des personnes paient moins d'impôt !

« Au total, les transferts fiscaux opérés entre ceux qui paient plus d'impôt (grosso modo les 3 % des revenus les plus élevés) et ceux qui qui en paient moins (les 97 % restants) sont de l'ordre de 15 Milliards d'euros, soit moins de 1 % de revenu national, ce qui est modéré et raisonnable. » (p.93)

Du point de vue de la politique comme de celui de la gestion, les avantages d'un tel changement de méthode et de barème dépassent les inconvénients.


Discuter des taux et de l'élargissement de l'assiette (toute réduction de l'assiette retenue dans cette proposition remettant en cause l'équilibre budgétaire est donc exclue) relève du débat politique nécessaire au choix de société.



Alexandre Anizy


: c'est d'ailleurs pourquoi nous ne sommes pas "révolutionnaire".


 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes politiques
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Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 10:40

 

(suite de http://www.alexandreanizy.com/article-dette-ruine-intellectuelle-de-jacques-attali-i-81104939.html )

 

Incapable ou ne voulant pas répondre à la question qu'il s'est posée (quand une dette publique devient-elle excessive ?), l'auteur décide de définir les dettes, les bonnes et les mauvaises, puis il s'attache à fixer le juste niveau de la bonne dette.

Soulignons que Jacques Attali propose un grand bouleversement dans l'organisation administrative de l’État : il serait intéressant d'en analyser les fondements idéologiques et d'en déduire les conséquences économiques et financières pour les agents économiques. Car Jacques Attali n'est pas neutre, notamment lorsqu'il écrit : « Une fois écartées les mauvaises dettes qui doivent être remboursées par priorité (...) » (p.161) Est-on vraiment soucieux de l'intérêt général en décrétant cette priorité ? Nous en doutons.

 

Ayant réduit le champ de son investigation sans avoir répondu à la question posée (serons-nous ruinés dans 10 ans ?), Jacques Attali va maintenant donner les éléments permettant de fixer le "juste niveau de la bonne dette".

Pour commencer le raisonnement, une idée générale qui ne mène concrètement nulle part mais vise à brouiller la notion de richesse nationale  :

« La dette doit donc d'abord être comparée à la valeur des actifs du souverain (…) et doit rester inférieure à la valeur de ceux de ces actifs pouvant servir à la rembourser. » (p.162)

Faut-il, comme le suggère l'auteur, écarter tous les actifs non valorisables par le marché et incessibles ? (un sous-marin nucléaire, une base de lancement de missiles nucléaires, etc.)

Le trouble étant instauré, on peut enfin passer à l'étape suivante :

« Dans le traité de Maastricht, l'UE fixe à 60 % du PIB la limite maximale du juste niveau de la bonne dette. »(p.163) ;

« Pour le FMI, par exemple, la bonne dette de l'emprunteur souverain ne doit pas dépasser la valeur actualisée des futurs surplus primaires de son budget (c'est-à-dire avant le paiement du service de la dette). »(p.164).

Voilà, on est au bout du raisonnement de l'économiste Attali : les normes du FMI ou du traité de Maastricht.

Quelle misère !

 

 

Dans le chapitre 8 titré "la France souveraine" (le cynisme de l'oligarchie et de ses sbires technocratiques est incommensurable), Jacques Attali, penseur fatigué mais clerc énergique, balance le programme politique que l'UMPPS (ou PSUMP, puisque c'est le même bonnet...) mettra en œuvre dans la prochaine décennie. Accrochez-vous ! C'est de l'économie-globish pure et dure :

  • coupes budgétaires draconiennes ;

  • hausse d'à peu près tous les impôts, y compris la TVA ;

  • redéfinir le modèle social : i.e. la mise en place d'un système mixte public/privé pour beaucoup de choses, y compris la Santé (ah ! Les assureurs seront enfin servis...).

 

Le conseilleur Attali ne s'arrête plus :

  • créer 3 structures comptables et administratives différentes (pour quels gains ? Fi ! des questions mesquines, monsieur, quand la France souveraine est en jeu, n'est-ce pas ?) ;

  • interdire tout déficit du Budget par une règle constitutionnelle (la fameuse "règle d'or" dont le Président ubiquiste Sarkozy de Nagy Bocsa vous abreuve en ce moment …) ;

  • la liste des investissements pour son "Fonds National de Réparation" et son "Fonds d'Investissement National" devra être stable, i.e. à l'abri des représentants du peuple (députés, sénateurs, etc.).

C'est fou comme ce néolibéral, ce nomade, ne rêve que d'un monde figé, notamment par la Loi.

La suite, c'est la fuite en avant habituelle des agitateurs doxiques : l'obligation européenne, l'esquisse d'un gouvernement mondial (in fine, la suprématie mondiale de l'oligarchie : une "vision" qui sera reprise dans son opus de 2011 titré « demain qui gouvernera le monde ? »).

 

 

Au bout de ce pensum, force est de constater que Jacques Attali est un brillant Panurge austère, qui voudrait nous réduire tous à son monde unidimensionnel, qui ne vise pas à l'universalité.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes économiques
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