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Portraits

Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 00:38

Contrairement à beaucoup d’économistes dont nous vous présentons les prévisions avec leurs arguments, Marc TOUATI ne semble pas accorder un rôle important à la contagion de la crise américaine. Pour un tenant des bienfaits de la mondialisation, n’est-ce pas manqué de cohérence ?

Pour ce monsieur, « la crise des subprimes est le bouc émissaire idéal. En réalité, la France reste pénalisée, notamment par une forte pression fiscale, les dépenses budgétaires et les rigidités du marché du travail. »
Malgré le gros temps qui menace l’économie française, TOUATI en reste à son combat idéologique.
S’il était médecin, nous parlerions d’acharnement thérapeutique !

 
Il est vrai que Marc TOUATI est Directeur Général du broker Global Equities : ses prises de position dogmatiques vont dans le bon sens pour ses clients. C’est un constat. Pas un jugement moral.

 
Marc TOUATI, c’est un économiste de service pour les chaînes de télévision : toujours prêt pour une émission genre « C dans l’air » où il sévit régulièrement.
Ou bien sur le plateau de France 2 à 13 heures avec Elise LUCET, comme dernièrement : il y parlait doctement mais simplement (c’est une de ses qualités) à la ménagère de moins de 50 ans, dans un costume gris foncé à fines rayures blanches. Bel effet.
LANVIN ou DIOR ?

 

Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /Déc /2007 07:33

Nous vous épargnerons un laïus sur « comment les CLINTON sont arrivés au pouvoir », ou bien « la posture féministe » de Madame, etc. Vous trouverez certainement une biographie pour le schéma d’ensemble.

Nous braquerons simplement le projecteur (aux USA, la politique est un show, n’est-ce pas ?) sur des moments, parce qu’ils peuvent être les nœuds d’une histoire individuelle, comme pourrait dire SOLJENITSYNE.

 

D’abord, ce moment où Bill CLINTON utilise une armée d’avocats pour sortir du pétrin dans lequel il s’est placé en ayant des rapports intimes (mais pas sexuels, vous vous souvenez de la nuance !) avec la stagiaire Monika LEWINSKY : il se montrait pathétique, usant de toutes les ficelles possibles pour échapper à « l’impeachment ». En homme obnubilé par le pouvoir, il n’a rien lâché (il faut aussi en rire) et il a pu terminer son 2ème mandat avec la déconsidération morale que l’on sait.

Pour nous, Hillary CLINTON joua dans cette histoire un rôle encore plus pathétique : d’abord en se plaçant dans la posture de la femme trahie, elle a captée toute la sympathie naturelle dans ce genre de situation ; puis elle emprunta le registre de la femme blessée qui se redresse en campant sur des valeurs morales ; enfin, ce fut le final, avec la scène du grand pardon (dans une Amérique religieuse, on gagne sur ce tableau). Bref, durant tout ce scandale LEWINSKY, Hillary CLINTON ne chercha qu’à engranger un capital sympathie qui lui sera utile pour ses futures batailles électorales, sans nuire à son mari dont le maintien au pouvoir était la condition sine qua none de l’avenir politique de Madame.

Si Bill CLINTON n’est pas une belle âme, Hillary ne vaut pas mieux.

 

Ensuite, en votant pour la guerre en Irak, elle se coulait dans le moule écrasant de l’opinion publique, sans état d’âme. Mais lorsque le désastre fut patent, lorsque l’opinion publique tourna casaque, le sénateur expérimenté Hillary CLINTON affirma qu’on l’avait trompée avec de fausses informations, et qu’aujourd’hui elle ne voterait plus pour la guerre. Hillary CLINTON, en bonne politicienne de Washington, sait qu’il ne faut jamais se renier en politique.

Dans sa campagne actuelle, il est plutôt comique de l’entendre vanter son expérience face au jeune Barack OBAMA qui a osé prendre position tout de suite contre la guerre en Irak.

 

Vous pensez que la Dame blanche a vraiment changé d’avis ? Que nenni ! Fin septembre, elle a voté une résolution au Sénat préconisant l’inscription des pasdarans sur la liste des organisations terroristes, dans laquelle il est écrit que les troupes américaines en Irak ont un rôle crucial contre la menace iranienne au Moyen Orient.

Peut-être contre la guerre maintenant, mais pour l’occupation de l’Irak en tout cas. Est-ce vraiment logique ?

Que pense vraiment Hillary CLINTON ? Ecoutons son directeur à la sécurité nationale Lee FEINSTEIN : « (…) ni les rodomontades musclées ni les rendez-vous sans préalable avec Ahmadinejad ne mettront fin aux ambitions nucléaires iraniennes. » On croirait entendre BUSH nous seriner que la menace existe toujours (la preuve ? Ils avaient un programme !)

Cette déclaration suivait la publication du rapport du Renseignement américain qui affirme que l’Iran a arrêté son programme nucléaire militaire depuis 2003, et qui préconise par conséquent une autre orientation que l’option guerrière.

Quant à Bill CLINTON, il vient de montrer une nouvelle fois son aptitude à réécrire l’histoire, en affirmant (fin novembre) qu’il s’est « opposé à la guerre en Irak depuis le début ». Les médias ont immédiatement ressorti les entretiens d’avril 2003 où il donne quitus à Georges BUSH sur ce sujet. Est-il vraiment honnête ce Bill ?

Pour 43 % des Américains, l’honnêteté est aussi le point faible du sénateur Hillary CLINTON.

 

Acte significatif : « Le 3 janvier 2001 peu avant minuit, à la veille de quitter la Maison Blanche au terme de 8 ans de mandat, Bill CLINTON accorde le pardon présidentiel à Marc RICH. (…) En prenant cette décision, Bill CLINTON bafoue ouvertement la justice américaine et le patient travail accompli par les enquêteurs pour réunir des preuves. » (Eric LAURENT, « la face cachée du pétrole », pocket)

Qui est Marc RICH ? LE spéculateur n° 1 sur le marché pétrolier, sur la liste à ce moment-là des 10 personnes les plus recherchées (aux côtés de BEN LADEN) par le Ministère de la Justice américaine, poursuivi pour plus de 50 charges, notamment évasion fiscale, racket et commerce illégal avec l’Iran durant la prise d’otages à l’ambassade américaine de Téhéran en 1979… Peine possible : 300 ans de prison !

Mais Marc RICH a beaucoup d’amis dans le monde, et une qualité indéniable : c’est un généreux donateur pour les œuvres de Bill dans l’Arkansas et pour la campagne sénatoriale d’Hillary.

 

Fin novembre 2007, pour la 1ère fois Hillary CLINTON est reléguée derrière Barack OBAMA dans un sondage réalisé dans l’Iowa, dont les caucus ouvriront les primaires  le 3 janvier 2008. Pire ! Une autre enquête d’opinion montre qu’elle serait battue par n’importe quel candidat républicain !

Du coup, elle lance la contre-offensive en pilonnant le jeune Barack OBAMA, et en utilisant les méthodes douteuses. Exemples :

  • Dans des réunions publiques, son personnel de campagne fait poser des questions opportunes ;
  • Les « stratèges de la campagne d’Hillary » ont sorti un communiqué le 2 décembre : c’est le témoignage d’une enseignante du jardin d’enfant fréquenté par Barack OBAMA lorsqu’il avait 5 ans, qui aurait écrit un texte intitulé « je veux devenir président ». Conclusion du communiqué : OBAMA nous dit qu’il n’avait pas prévu d’être candidat à la Maison Blanche … Vraiment ?

Les coups tordus ne font que commencer.

 
Si Barack OBAMA est jeune, il est en tout cas expérimenté. En voici peut-être une preuve : il viendrait d’embaucher Karl ROWE, le fameux et sulfureux conseiller en communication de Georges W. BUSH.
La marche programmée et patiemment suivie d’Hillary Calamity CLINTON vers la Maison Blanche va connaître de sérieux incidents de chantier.

 

Pour notre part, nous souhaitons l’arrêt total des travaux pour cause de vice caché.

 
Alexandre Anizy

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /Août /2007 11:02

Pour nous, Raymond BARRE était incontestablement un économiste de qualité : aujourd’hui encore, nous considérons que tout étudiant en sciences économiques doit avoir lu les 2 tomes remarquables de son « économie politique ».

L’incompétente ministre LAGARDE serait bien inspirée de les lire avant de nous canuler avec ses (?) avis à géométrie très variable.

A l’université de Paris VIII, dans les années 80, nous étions peu nombreux à connaître par le texte cet universitaire talentueux, qui avait su balayer tout le champ de l’économie politique et le présenter avec clarté et pédagogie. Mais avoir lu « son Barre » n’implique pas d’adhérer à ses choix théoriques, en particulier à son orthodoxie financière.

Nous rendons hommage au grand professeur d’université.
Pour le reste, le bonhomme fut à la hauteur des attentes de sa classe sociale.

Quand le Président GISCARD d’ESTAING l’appelle à Matignon, c’est pour appliquer une politique favorable aux intérêts des grandes familles : la famille de WENDEL par exemple, représentée notamment par un certain Ernest Antoine SEILLIERE de LABORDE bien introduit dans la haute administration du fait de son « énarchie », sortit définitivement de la forge sans y laisser de plumes (à très bon prix, disaient les mauvaises langues de l’époque), pour laisser à l’Etat le sale boulot.
Pour ces 2 gouvernants, juguler l’inflation était la priorité absolue et le chômage ne constituait qu’une variable d’ajustement… Les faits et les chiffres ne mentent pas ; les mots ne sont que des figures de rhétorique pour les tribuns contemporains.
Un homme politique « moderne », i.e. qui prend la politique comme un J.F. KENNEDY la pratiquait, ne reconnaîtra jamais cette vérité. 

Nous nous souvenons de l’arrogance avec laquelle Raymond BARRE conseillait aux chômeurs de créer leurs entreprises.
Nous nous souvenons de la dépréciation inexorable du franc par rapport au mark, malgré les recettes orthodoxes de Maître BARRE, qui fut incapable de dépasser l’horizon de sa formation classique : c’est finalement le peuple qui trancha avec bon sens en 1981 pour essayer une autre médecine …
Nous nous souvenons qu’un certain Maurice PAPON n’est devenu ministre que grâce à Raymond BARRE (et le Président GISCARD d’ESTAING, ne l’oublions pas celui-là).
Nous nous souvenons des propos lamentables du Premier Ministre BARRE après l’attentat de la rue Copernic : « (…) un attentat qui visait des israélites et qui a frappé des français innocents ».
Nous nous rappelons qu’à ce qui était en fait le soir de sa vie, Raymond BARRE défendait toujours l’ignoble Maurice PAPON et le professeur Bruno GOLLNISCH.  
La boucle était fermée.

Nous n’avons aucune estime pour le milliardaire Bernard-Henri LEVY, mais nous pensons que Raymond BARRE était un bon représentant de cette droite qu’il vilipende avec sa thèse de «l’idéologie française ».

Saluons aujourd’hui le Professeur d’économie.
Faisons semblant d’oublier le reste, puisque « (…) même chez les hommes de référence, il peut y avoir des ombres » (François BAYROU, journal Aujourd’hui du 26 août 2007, page 7)

Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Samedi 16 juin 2007 6 16 /06 /Juin /2007 07:22

La patronne du MEDEF Laurence PARISOT est une héritière ordinaire (276ème fortune de France, selon le classement des 500 premières fortunes de France en 2006, publié par le magazine Challenge) : née en 1959, elle a fait son Droit à la faculté de Nancy pour intégrer ensuite Sciences-Po Paris ; en 1985, à peine a-t-elle commencé à travailler à l’Institut Louis Harris, qu’elle est bombardée Directeur ; bien sûr, cette promotion n’était que le fruit de son travail et de son expérience (savoir-faire technique) dans le métier des sondages.

Lorsqu’elle prend la tête du MEDEF, avec l’appui du Baron Ernest Antoine SEILLIERE de LABORDE, elle entend poursuivre l’œuvre de refondation archéo-libérale de son prédécesseur aristocrate. A notre avis, le résultat escompté est la restauration des 200 familles.

Laurence PARISOT doit être darwinienne : 
« La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? », (Le Figaro, 30 août 2005). Vu comme çà… Le 3 septembre, elle remet une couche, sur France Inter, en affirmant que « La précarité est une loi de la condition humaine. ». C’est peut-être la raison supérieure pour laquelle elle combat le code du travail dans sa forme actuelle : il met trop de sécurité dans un parcours professionnel. Pour résumer la position du MEDEF, on pourrait dire qu’il faut remettre de « l’incertitude radicale » (expression keynésienne) dans le contrat de travail.
Ajoutons que si la précarité de la condition humaine est une loi de la nature, il importe de ne pas y toucher, sinon la loi de la sélection naturelle serait contrecarrée, ce qui constitue un mauvais choix pour l’humanité.

Pour une personne qui a appris le Droit, Laurence PARISOT a une curieuse vision des textes juridiques lorsqu’elle dit (à l'Assemblée générale du MEDEF en janvier 2005, i.e. entre soi) : « La liberté d'entreprendre s'arrête là où commence le code du travail ». Diantre ! Que fait donc le Conseil Constitutionnel si un code est un obstacle à une liberté ?
Mais nous y sommes : il ne s’agit que du cadre légal des relations employeurs / salariés, qui s’oppose à la loi de la sélection naturelle.
Pour les autres codes, tout va bien, merci, et la justice (c’est le mot que les gens de ce métier emploient) est bien rendue. Que l’ordre social perdure !

Concernant la jeunesse, Laurence PARISOT avait eu, un jour, un trait d’esprit :    « L'état de jeune, c'est un passage, une maladie dont on guérit ». Au moment où les émotions semblent guider nos concitoyens, nous complétons : femme, c’est un genre, pas une qualité.

Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Samedi 2 juin 2007 6 02 /06 /Juin /2007 07:46

Si vous ne connaissez pas Madame Nelly KROES, sachez que c’est une Hollandaise qui prend soin de vos intérêts de consommateur européen, puisqu’elle est Commissaire européen en charge de la Concurrence.

Sa désignation par le président portugais de la Commission José Manuel BARROSO a soulevé quelques interrogations et en particulier celle-ci : est-il raisonnable que cet administrateur de grandes multinationales soit en charge de la concurrence sur le marché européen, où il ne manquera pas de croiser ses amis patrons ? « Mais pas du tout, chers députés et citoyens européens, puisque Nelly KROES a promis qu’elle ne s’occuperait pas des dossiers où ses amis sont en cause… Pas d’autre question ? »

Elle est aussi membre du Parti Libéral. Voici ce que pensait Pierre BILGER, qui n’est ni un dangereux populiste ni un altermondialiste irresponsable, des propos tenus par Nelly KROES dans les Echos du 26 janvier 2005 : « On y retrouve, sans surprise et avec regret, la tonalité classique de la vulgate archéo-libérale sans qu'il soit tenu aucun compte des préoccupations de ceux, de plus en plus nombreux en Europe, qui pensent que l' interprétation strictement négative de certaines des règles d'origine de l'Union Européenne, compromet le développement à moyen et long terme de son économie. Limiter systématiquement les aides d'Etat sans se préoccuper de leur utilité ou de leur efficacité, freiner les concentrations par principe, condamner les "champions" industriels nationaux ou européens, seuls à même de maintenir  une concurrence réelle au niveau mondial face aux géants américains hérités de l'histoire, constituent  des indices parmi d'autres de cette idéologie destructrice. » (blog de Pierre BILGER, 27 janvier 2005)

En juin 2006, Nelly KROES est accusé d’avoir des relations d’affaires douteuses avec des promoteurs immobiliers, dont un certain Jan Dirk Paarlberg soupçonné par la justice depuis 2004 d'être lié à un organisation criminelle dirigée par le businessman Willem Holleeder, lui-même accusé d'avoir commandité 20 règlements de comptes, de blanchiments et d’extorsion.

La presse est vraiment médisante et surtout incapable de voir le côté positif des choses : avec des relations aussi qualifiées dans la résolution définitive des affaires, le consommateur européen peut être certain que ses intérêts seront bien défendus. Le business va pouvoir reprendre dans le silence.

Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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