Lundi 17 mai 2010
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Décidément, durant la quinzaine passée, l'oligarchie et ses chiens de garde ont été secoués au point de tomber les
masques ( lire les 3 notes précédentes relatives à Christophe Barbier, Denis Olivennes et Alain Minc ). Mais la dernière livraison de Jacques Julliard le
comédien de la morale n'est pas une surprise.
En effet, dans notre note du 22 septembre 2009
( http://www.alexandreanizy.com/article-36363783.html ),
nous dénoncions le rôle néfaste de cet intellectuel obscène, qui se plaçait une nouvelle fois dans les habits d'une
"autre gauche" pour mieux polluer les esprits, comme il l'a toujours fait (combien de deniers pour ce job ?). Rappelons ici l'essentiel de son discours en août 2009 :
« C’est l’idée même de ce capitalisme hors sol, hors production, fondé exclusivement sur la spéculation, qu’il faut
déraciner, expulser des cerveaux formatés par le bourrage de crâne ultralibéral. »
Diantre ! Quelle radicalité chez ce rad-soc !
Comment faire ?
« (…) la nationalisation du crédit, la taxation à 95 % des très hauts salaires ou leur plafonnement. Et surtout la
régularisation du crédit. »
Comme toujours, des mesures démagogiques sont brandies, que ce soit dans les tribunes de presse ou sur les tréteaux
électoraux !
Oui, mais voilà, les marchés, comme ils disent, sont
maintenant pressés : foin des subtiles manoeuvres de brouillage des idées ! Puisqu'il faut battre le fer quand il est chaud, la presse quasi unanime distille le même programme politique : union
sacrée pour la rigueur.
Et Jacques Julliard, docile et penaud, replonge dans le bain commun à peine 9 mois après son "travail de détournement"
:
« La question n'est donc déjà plus de savoir s'il faut ou non faire une politique d'austérité mais bien de concevoir
à quelles conditions l'austérité ne débouchera pas sur une catastrophe majeure. »
Donc, que vive la rigueur ! Mais JJ a le blues :
« (…) la France va encore perdre deux ans, s'épuiser dans des luttes sociales infécondes et un grenouillage
électoral démoralisant. Je voudrais me tromper. »
On le sent au bord du "putsch légitime", comme le
petit bonapartiste médiocre Christophe Barbier ( lire http://www.alexandreanizy.com/article-christophe-barbier-un-petit-bonapartiste-mediocre-50457153.html
)
Si Pierre Mendès France était l'icône de la "deuxième gauche", le comédien de la morale Jacques Julliard
doit en catimini vénérer Edgar Faure la girouette.
Alexandre Anizy
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