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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /Oct /2007 12:24

Le parquet général de Paris a décidé le 16 octobre de ne pas rouvrir l’enquête sur la mort de Robert BOULIN (voir notre note du 31 mai 2007).

Comme nous le pressentions en mai : « Madame Fabienne BOULIN-BURGEAT, si vous obtenez l’ouverture d’une nouvelle instruction, nous craignions que ce ne soit que par décence (le respect dû à votre honorable père) et pour la forme : sans preuve matérielle, un 2ème non-lieu est quasiment certain. »

Ainsi, même pas une nouvelle instruction.

Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes générales
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Dimanche 28 octobre 2007 7 28 /10 /Oct /2007 10:45

Aujourd’hui, comme le prix Goncourt approche, nous nous souvenons agréablement des livres de Jean ROUAUD, ce kiosquier parisien qui écrivit un beau premier roman, « les champs d’honneur » (éditions de minuit, 1990) : le succès commercial et la reconnaissance littéraire étaient mérités.

Il récidiva avec « des hommes illustres ». D’autres suivirent.

 
Il ne serait pas injuste de le redécouvrir.

 
Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes culturelles
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Samedi 27 octobre 2007 6 27 /10 /Oct /2007 07:59

Les agro carburants, communément appelés biocarburants, ont le vent en poupe chez G.W. BUSH, ce qui devrait en faire réfléchir quelques uns, et chez LULA, ce qui forme un drôle d’équipage dans les sommets internationaux.

Si les tenants américano-brésiliens des agro carburants l’emportent, c’est 26 millions d’hectares de terres vivrières qui seront réaffectées à la production de bioéthanol et de biodiesel.

Pour faire 50 litres de bioéthanol, il faut 232 kg de maïs, ce qui nourrit un enfant pendant 1 an.

En 2006, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim toutes les 5 secondes ; 854 millions de personnes dans le monde souffrent de malnutrition.

La réaffectation des terres vivrières, sans parler de la déforestation en Indonésie par exemple, débouchera sur une catastrophe alimentaire, par pénurie et poursuite de la hausse actuelle des prix.

En 2006, 38 des 53 pays africains comblent leur déficit structurel par des importations alimentaires. Malgré cela, le Président brésilien LULA conseille aux Africains de se lancer dans la production d’agro carburants : est-ce vraiment raisonnable ?

Comment expliquer un tel fourvoiement ?
La fabrication de bioéthanol, etc., est au jour d’aujourd’hui réservée à de grands groupes industriels : l’agrobusiness brasse des milliards de dollars.

Question écologie, les agro carburants ne sont pas le top ! Si on prend le cycle de vie de l’agro carburant, on s’aperçoit que pour sa fabrication l’agro carburant nécessite beaucoup d’eau et d’énergie, si bien que son bilan complet n’est pas très positif.

 
Certains spécialistes, comme l’économiste Jean ZIEGLER, réclament un moratoire de 5 ans : le temps nécessaire pour que la science progresse à grand pas et nous évite cette catastrophe alimentaire. Exemple : Mercedes travaille sur la plantation de jatropha (sur des terres arides) qui ne concurrence pas les plantes alimentaires.

 
Sur ce sujet, le mieux ne serait-il pas l’ennemi du bien ?

 
Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes économiques
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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /Oct /2007 07:38

(Lire les notes (I) du 10 octobre et (II) du 18 octobre 2007)

Sans l’Arabie Saoudite, l’OPEP n’existe plus et la prospérité occidentale s’évanouit. Alors, dans les années 1970, quelle est la réalité pétrolière de ce pays ?

Si l’Arabie Saoudite est supposée détenir 25 % des réserves mondiales de pétrole, sa structure d’exploitation est particulière : « 90 % de la production saoudienne proviennent de 6 gisements géants concentrés dans une zone minuscule du royaume, l’équivalent d’une petite portion de l’Etat américain de l’Utah. Le plus impressionnant d’entre eux est Ghawar (…). Selon les experts, le gisement abrite 17 % de toutes les réserves en pétrole accessibles de la planète. » Eric LAURENT, la face cachée du pétrole, pocket 2007, p.184.

Entre 1973 et 1976, les 4 compagnies américaines (Exxon, Texaco, Mobil, Chevron) ont peur d’être nationalisées (ce qui arrivera à hauteur de 60 % en 1976) et elles veulent profiter au maximum de la hausse du prix du pétrole : elles augmentent fortement la production, au mépris des normes techniques de pompage et de préservation. Les procédures indispensables de pressurisation des puits ne sont pas appliquées, ce qui provoquent des difficultés techniques. Ceci est révélé par Jack ANDERSON. (cité par E. LAURENT)

Pire : un rapport secret de Chevron affirme que cette surproduction effrénée au mépris des règles endommagent le champ de Ghawar et celui de d’Abqaiq !

En plus de l’appétit du gain, les dirigeants pétroliers ont la conviction que l’Arabie Saoudite peut produire 20 à 25 millions de barils par jour. Lorsque les problèmes évoqués ci-dessus surgissent, les prévisions sont abaissées à 16 millions, puis à nouveau corrigées à 12 millions.

 
En 1979, Seymour HERSH publie un article fondé sur des documents internes à Exxon et Chevron (2 membres de l’Aramco). C’est un tableau inquiétant de la situation pétrolière saoudienne : l’état des réserves permettrait de produire 14 à 16 millions de barils par jour pendant moins 10 ans, niveau estimé nécessaire pour éviter les ruptures d’approvisionnement dans les pays consommateurs. Ces documents sont transmis à la Commission des Affaires étrangères du Sénat américain, avec une étude détaillée réalisée à la demande du gouvernement saoudien.

Cette étude prévoit « (…) au début des années 1970, que si le rythme quotidien ne dépasse pas 8,5 millions de barils/jour, la production totale déclinera en l’an 2000. (…) La dernière projection est la plus inquiétante : avec un rythme d’extraction de 14 ou 16 millions de barils/jour, le pétrole saoudien atteindra son « pic » (niveau maximum) dans un délai de 6 ou 10 ans, avant de décliner rapidement. » (E. LAURENT, déjà cité, p.187)

En 1970, l’Arabie Saoudite représente 13 % des exportations mondiales de pétrole ; en 1973, la part est de 21 %.
En 1972, ce royaume produit 5,4 millions de barils/jour pour atteindre 8,4 millions à la veille du choc d’octobre 1973.

Au plus fort du second choc pétrolier de 1979 provoqué par l’arrêt des exportations iraniennes, « (…) le niveau de la production saoudienne ne dépassera jamais 10 millions de barils, alors que sur le marché, totalement paniqué, le baril crève le plafond des 40 dollars. Hormis cette brève pointe à 10 millions de barils/jour, l’Arabie Saoudite maintient son niveau de production à 8,5 millions de barils, malgré les supplications de Jimmy CARTER (…) » (E. LAURENT, déjà cité, p.189)

 
Parce qu’elle est informée de l’état réel de ses réserves, la famille royale saoudienne pense à sa survie.

 
Alexandre Anizy
A suivre … la question du pétrole (IV)

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes économiques
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 07:54

Professeur d’économie à Paris – Orsay, Serge LATOUCHE se définit comme un « objecteur de croissance » et ainsi son rôle : « Le rôle de l’intellectuel n’est pas de définir des politiques, mais de lancer des idées. » Ce qu’il fait.

Il considère que le diagnostic de l’impasse est partagé et qu’il ressort des débats du Grenelle de l’environnement. La croissance en soi n’est pas le problème, mais le fait de n’avoir qu’un objectif, la croissance pour la croissance, en est un.

« Il faut décoloniser l’imaginaire, pas seulement trouver des mesurettes pour faire en sorte de prolonger la croissance » (Libération 8 octobre 2007, p.15) Car il existe par exemple une vraie contradiction entre le moratoire sur les autoroutes (dans la plateforme des ONG à Grenelle) et les projets européens (autoroutes, tunnels, TGV).

« La décolonisation de l’imaginaire consiste à changer les fondamentaux sur lesquels repose notre société de croissance. (…) Le consensus ne va pas tomber du ciel, nous sommes toxico-dépendants de la croissance et de la société de consommation. »

« On ne peut pas atterrir en douceur. Il faut un choc salutaire. » Bien, mais lequel ?

 
Et si on doit penser des transitions, il est illusoire de croire qu’on peut rendre compatibles le développement et la survie de la biosphère : Serge LATOUCHE ne croit pas à la politique des petits pas.

 
Alexandre Anizy

P.s. : Serge LATOUCHE va publier mi-octobre « Pour une décroissance sereine » aux éditions Mille et une nuits.

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes générales
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Bio et Roman

 

Ardennais d’origine, nous vivons à Paris.

Notre ambition littéraire est le décryptement de la réalité sociale.
   

 

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