Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Que reste-t-il aux socialistes ?

Publié le par Alexandre Anizy

Nous pensons, et nous l’avons écrit, que le programme royaliste avait et a un arrière-goût de Vichy (lire notes politiques de 2007).

Nous pensons que Martine AUBRY est un JOSPIN en jupons, qui gagne à gauche le parti (les mollétistes du Nord en connaissent un rayon …) pour une gestion frileuse (car non assumée) de droite.

Nous savons que Bertrand DELANOË est un libéral qui veut des managers pour animer ses événements, comme ceux de Paris-Plage, la Gay Pride, les Nuits Blanches, du genre Christophe GIRARD, un bobo opportuniste (lire note du 24 octobre 2007) salarié du groupe LVMH : avec lui, le programme s’apparenterait à celui du Crazy Horse.

Nous savions que Julien DRAY réglait les questions de sécurité comme son (ex) ami franc mac Alain BAUER (ex rocardien comme le franc mac Manuel VALLS), désormais conseiller du Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA. Maintenant DRAY affirme que les socialistes ont « 2 ans pour faire le deuil de l’Etat-Providence des belles années de la social-démocratie –ce qui ne la condamne pas en elle-même, car l’exigence de justice sociale est plus forte que jamais. Nous avons 2 ans pour définir un Etat-entrepreneur, inventant de nouvelles normes de production et de consommation. ».
Comme les prétendus socialistes ont abandonné depuis longtemps le concept de nationalisation, on s’interroge sur la pertinence du concept d’Etat-entrepreneur de monsieur Julien DRAY.

Encore une fois, il va leur rester François HOLLANDE, le culbuto mollétiste.

 
Alexandre Anizy

Les coups de Jean MECKERT

Publié le par Alexandre Anizy

Né en 1910, Jean MECKERT publie en 1942 son premier roman intitulé « les coups » (maintenant en poche Folio), qui raconte une histoire d’amour qui finit mal, comme diraient les RITA MITSOUKO.

 
Un certain André GIDE le remarque et en souligne la singularité dans deux chroniques du Figaro. Selon lui, il existe un sujet caché dans ce livre, « un drame secret que suit en tremblant le lecteur », « c’est le drame même de l’expression, des MOTS ».

En effet, le personnage central, Félix (ironie de l’auteur ?), est un ouvrier taiseux. 1ère phrase du roman : « J’avais été m’asseoir ce jour-là, tout seul sur la berge, comme un pêcheur, avec les pieds au-dessus de la flotte. » Parce qu’il ne trouve pas, ou ne possède pas les mots pour exprimer ses sentiments et ses émotions, il va se recroqueviller en lui malgré ou à cause de l’amour qui le touche inespérément.
« Je me trompe peut-être, mais je n’aime pas les gens qui causent. Tout comme la mode est faite pour les gens qui n’ont pas de goût, la causette c’est le paravent de ceux qui n’ont rien dans le ventre, c’est la grande recherche de l’impasse qu’on baptise infini, c’est la grande tromperie civilisée, ce qu’on aperçoit du dehors, du monté à graines, du loupé. » (p.114)

 
Ce qu’en dit GIDE : « Et c’est bien là ce que le Félix du roman de Jean MECKERT s’exténue à réclamer de sa maîtresse : noblesse, dignité, possibilité d’un échange sans duperie… (…) Alors, de guerre lasse, il la bat. Et de là le titre du livre.» (p.253)

Ce que GIDE avait pressenti, Annie LE BRUN l’analyse plus en détail : il y a bien eu une histoire d’amour, mais « (…) le drame de Félix est d’abord de sentir imperceptiblement, puis de s’apercevoir soudain qu’il vit avec une femme qui n’est plus ou plutôt qui n’est pas celle qu’il aime. » (p.260) 
« Seulement il suffit d’un rien pour que l’amour ne soit plus cette bouleversante dérive de la nouveauté d’être. Et c’est l’horreur, l’imperceptible horreur du conformisme familier qui vient défaire, salir ou même anéantir, une à une, toutes les infimes trouvailles amoureuses de ce qui a été – ne serait-ce qu’un moment – l’innocence retrouvée. » (p.261)

 
Si certains critiques y ont vu un roman prolétaire lors de sa réédition, on peut comprendre cette lecture réductrice ; mais « les coups », c’est mieux que cela.

 
Alexandre Anizy

Location de ventres (II) : Sylviane AGACINSKI est contre

Publié le par Alexandre Anizy

Rappel : des sénateurs viennent de proposer la légalisation de la gestation pour autrui, autrement dit la location de ventres. « Le meilleur des mondes » (Aldous HUXLEY) approche à grand pas.

La philosophe Sylviane AGACINSKI, chercheur à l’EHESS, s’intéresse particulièrement aux rapports entre les sexes.
Sylviane AGACINSKI, épouse de Lionel JOSPIN, est fille d’un immigré polonais. Issue d’une famille moyenne (père ingénieur, mère employée de commerce), elle connaît réellement la condition du salariat, même si, fort probablement, elle ne se lève plus depuis longtemps à 4 heures du matin pour aller travailler.

Sur la question de la gestation pour autrui, l’opposition de Sylviane AGACINSKI nous paraît philosophiquement et économiquement plus solide que l’approbation de la riche héritière Elisabeth BADINTER.
Résumons ses arguments par quelques citations.

« Philosophiquement, on peut dire que chacun est son corps, et non pas que ce corps est une propriété : c’est en ce sens que vendre du temps de travail, un service ou un produit, ce n’est pas vendre son corps lui-même. » (Libération 26 juin 2008)

« La légalisation éventuelle de la gestation pour autrui est un cas très grave de l’extension du marché à toute chose, quelle qu’elle soit. C’est une dérive que MARX dénonçait déjà (…) »

« (…) la gestation autorisée sera forcément rémunérée, faisant du ventre des femmes un instrument de production et de l’enfant lui-même une marchandise. (…) ce qui représente en réalité une exploitation des femmes pauvres par des femmes riches (…). »

Ainsi, l’enfantement redevient une fonction (« pourquoi pas un métier, pendant qu’on y est » dit S. Agacinski), le corps féminin se transforme en outil (de production).

« Le plus drôle, c’est de voir une gauche « progressiste » applaudir à cette forme inédite et barbare d’exploitation. Quel aveuglement ! »

A moins que la « gauche progressiste » ne soit qu’une droite travestie.

Nous savions que, d’après Jean-Pierre CHEVèNEMENT, la philosophe Sylviane AGACINSKI était une bonne épouse.
Nous savons désormais qu’elle n’est pas dupe des sirènes qui vantent le progrès technique et la liberté, ou bien usent de la compassion (ah ! ces malheureuses femmes sans utérus dont le couple est en situation intenable … - cf. la riche héritière Elisabeth BADINTER).

Sylviane AGACINSKI pense, et son humanisme l’honore.

 
Alexandre Anizy

Location de ventres (I) : la riche héritière Elisabeth BADINTER est pour

Publié le par Alexandre Anizy

Des sénateurs viennent de proposer la légalisation de la gestation pour autrui, autrement dit la location de ventres. « Le meilleur des mondes » (Aldous HUXLEY) approche à grand pas.

 
Elisabeth BADINTER est une philosophe ayant fait notamment carrière dans le féminisme. Précisons que nous ne connaissons pas la valeur intrinsèque des écrits de cette dame.

Elisabeth BADINTER, née Bleustein-Blanchet, est une riche héritière qui détient 10,32 % de PUBLICIS (4ème groupe mondial de communication ; 4,12 Milliards d’euros de capitalisation boursière), dont elle est depuis 1996 la Présidente du Conseil de Surveillance.

PUBLICIS étant le n° 2 mondial des prestations de conseil et d’achat d’espaces média, on comprend qu’il est peut-être difficile pour un organe de presse de négliger un article de la philosophe BADINTER.

La riche héritière Elisabeth BADINTER était la 3ème femme fortunée de France en 2002 (489 Millions €), après Liliane BETTENCOURT (17.176 M€) et Annette ROUX (532 M€).
La nécessité de se lever à 4 heures du matin pour aller à l’usine ou prendre le train pour Soissons où elle enseignerait, Elisabeth BADINTER ne l’a jamais connue. Vivre avec 1.000 euros nets non plus.
Alors, que connaît-elle réellement de la misère humaine ?

Tenante d’un féminisme modéré, la riche héritière Elisabeth BADINTER est « pour [la] légalisation en France et pour une harmonisation européenne », parce qu’elle « pense qu’on peut porter un enfant sans faire de projet, sans fantasmer, sans « tricoter » une relation avec lui ». (Libération 26 juin 2008). Elisabeth BADINTER ne croit pas à l’instinct maternel (nous non plus).

De facto, cette légalisation revient à introduire le ventre des femmes sur un marché de location. C’est une marchandisation du corps.

« L’exemple américain peut nous amener à penser qu’il s’agit là d’une mercantilisation inappropriée du corps de la femme. » (E. BADINTER, idem) Ici, LE MOT important, c’est « inappropriée ».

Elisabeth BADINTER ne nie pas la marchandisation, puisqu’elle veut y mettre des barrières, grâce à la loi. Les femmes seront ainsi protégées, n’est-ce pas ?  

« Pour autant, je suis favorable à un dédommagement et que cela soit assumé par une autorité officielle. (…) Mais il faut que ce soit le même prix pour tout le monde. » 

La riche héritière Elisabeth BADINTER milite pour un prix unique de location d’un ventre. Elle veille d’emblée au pouvoir d’achat de ses amies.

Ce doit être une question d’humanité.

 
Alexandre Anizy

Philippe MARINI ferait payer les pauvres contribuables

Publié le par Alexandre Anizy

Vous ne connaissez pas Philippe MARINI ? Politiquement, vous avez tort, parce que ce type ne veut pas que du bien aux pauvres contribuables.

En effet, il vient une nouvelle fois de proposer la suppression de l’ISF. Comme c’est un bon comptable, il n’oublie pas de compenser la perte de 4,4 Milliards d’euros que cela représenterait pour le budget de l’Etat :

« Il est possible de trouver ces 4 Milliards en augmentant le rendement de l’impôt sur le revenu de la façon la plus efficace et la plus indolore possible. »

Le mot important, c’est « indolore », parce qu’il signifie qu’on va ratisser large avec modération pour bénéficier de l’effet de masse.

On peut résumer la vision de l’intérêt général de ce monsieur MARINI : faire payer les pauvres contribuables  (qui n’ont pas accès au marché).
Car pour les riches compatriotes, Philippe MARINI est conscient de leur possibilité d’accès au marché où règne la loi de l’offre et de la demande : « Les détenteurs de capitaux choisissent la localisation qui leur semble la plus opportune. »

On devine ce que voudrait l’homme politique Philippe MARINI : que les riches ne paient pas d’impôt … en espérant qu’ils accepteront de rester encore dans ce pays si compréhensif.

 
Alexandre Anizy

Utopie : un Parlement européen Constituant en 2009

Publié le par Alexandre Anizy

Depuis Jean MONNET, l’Europe se construit sans les peuples. Maintenant quand on leur donne la parole, ils votent généralement « NON » pour cette Constitution maquillée à Lisbonne.

Il existe une solution politique pour sortir de l’impasse actuelle : les élections européennes de juin 2009 devraient confier un mandat institutionnel aux futurs députés, qui formeraient donc un Parlement européen Constituant.

Bien entendu, le texte de la 1ère Constitution européenne devrait impérativement être soumis, le même jour, à un référendum populaire.

Instauration démocratique et Révolution politique en un seul mouvement.

 
Alexandre Anizy

François FILLON fait la pub pour ses cautères

Publié le par Alexandre Anizy

Parce que les Français ont perdu, perdent et perdront du pouvoir d’achat, comme disait l’autre, le gouvernement FILLON va vendre ses cautères (sur une structure économique de bois qu’on ne change surtout pas) aux consommateurs électeurs, à la télévision, dans la presse, sur internet.

Coût de la campagne publicitaire orchestrée par un cador du milieu récemment recruté par le gouvernement, Thierry Saussiez : 4,3 millions d’euros.

Le gouvernement FILLON ne fait qu’engraisser le milieu publicitaire, ce qui ne déplaira pas à Jacques Séguéla, sans pouvoir espérer des retombées significatives et concrètes, parce que lancer ce genre de campagne au moment des départs en vacances est déjà une erreur : les professionnels de la pub le savent, c’est en début d’automne qu’il faut agir pour être efficace.

Faire la publicité de la vente de cautères à une population blessée, c’est la spécialité des ONG. Le gouvernement FILLON se range-t-il dorénavant dans les organisations humanitaires ?

 
Alexandre Anizy

Jean NOUVEL un enlaidisseur prétentieux

Publié le par Alexandre Anizy

Vous connaissez forcément Jean NOUVEL, cet architecte chauve qui soigne sa communication. Il vient de recevoir le prix Pritzker, c'est-à-dire le Nobel de l’architecture, ce dont nous le félicitons.

Jean NOUVEL résume lui-même sa pensée à 3 moments de sa carrière.

  • Années 1970 : « l’avenir de l’architecture n’est pas architectural » ; parce que c’est « une pétrification d’un moment de culture », son avenir se trouve en dehors de son histoire ;
  • Années 1990 : « après la dissipation des brumes architecturales » ; il s’agit alors de prendre en compte « le chaos urbain », constitué par le télescopage d’éléments disparates d’où émane une poétique de la ville. « L’architecture n’est jamais qu’un processus de modification » ;
  • Années 2000 : « la nécessité de se battre contre une architecture générique et de promouvoir une architecture vivante, qui évolue, apparaît et disparaît ».   

Comme il « considère que beaucoup de choses sont déjà là et qu’il n’est pas question de brutaliser la ville, comme on l’a fait à l’époque d’HAUSMANN », il propose des tours géantes : c’est original.

Il est bon de souligner que le milieu urbain, qu’il convient de ne pas brutaliser, Jean NOUVEL l’a façonné à sa manière : depuis des années, c’est un apôtre des « boîtes à chaussure verticales », notamment pour Paris. Alors son projet vient d’être retenu à la Défense : la tour Signal.

Attention ! Ce n’est pas une vulgaire « boîte à chaussure verticale », parce qu’ « avec cette tour, je mets en place une autre stratégie : la ville verticale. »
Personne n’a expliqué à Jean NOUVEL que verticalement, il n’y a rien.

Alors, rien que çà ? Non, bien sûr. «J’ai eu tendance à jouer moi-même un peu les artistes, parce que je me suis inspiré du travail du grand mathématicien Benoît MANDELBROT, l’un des découvreurs des fractales. » Dans quelle partie de l’édifice ? Les images dans les loggias immenses sont des images fractales. C’est dingue, n’est-ce pas ? 

Jean NOUVEL définit ainsi son métier : « L’architecte est un kleptomane. Il pique tout. Partout. Dans la rue. Dans la technique. Dans les objets. Et dans l’art. »
Il aurait aussi bien pu dire comme Louis ARAGON (« les yeux d’Elsa » in La Pléiade tome I, page 746) : « Car j’imite. Plusieurs personnes s’en sont scandalisées. La prétention de ne pas imiter ne va pas sans tartuferie, et camoufle mal le mauvais ouvrier. Tout le monde imite. Tout le monde ne le dit pas. » Mais il utilise le mot « kleptomane » (une personne souffrant d’une impulsion pathologique qui la pousse à voler). Intéressant cet emploi, n’est-ce pas ?

Cette définition doit faire bondir certains de ses confrères.

 
Alexandre Anizy

Pascal GARNIER et la théorie du panda

Publié le par Alexandre Anizy

« La théorie du panda » est le dernier roman publié de Pascal GARNIER (édition Zulma, janvier 2008, 175 pages, 16,50 €). Le charme de son style provient d’un détachement réel des choses, pour ne plus laisser apparaître que le tréfonds des êtres sans s’appesantir. Le ton léger, désabusé nous permet de suivre l’histoire de cet ange dans un village breton en supportant la noirceur des misères affectives.
Avec élégance, Pascal GARNIER passe le plumeau sur les saletés de la vie.     
GARNIER cite GAINSBOURG : ces deux-là iraient bien ensemble.

Dès les premières phrases, vous avez le ton : « Il est assis, seul au bout d’un banc. C’est un quai de gare où s’enchevêtrent des poutrelles métalliques sur fond d’incertitude.  La gare d’une petite ville de Bretagne, un dimanche d’octobre. »

Il se trouve que nous avons vu Pascal GARNIER lorsqu’il présentait son livre « comment va la douleur ? » au Salon du Touquet en 2006. Si l’auteur semblait imprégné par son sujet, il nous offrait par politesse le spectacle ordinaire de l’artiste inspiré.
Grâce et désinvolture qualifient Pascal GARNIER.

 
Alexandre Anizy

Le tango anglais de la ratification

Publié le par Alexandre Anizy

Finalement, le Premier Ministre anglais Gordon BROWN n’a pas suivi la voie de son « ami » Tony BLAIR : la Constitution européenne maquillée à Lisbonne a été présentée à la Chambre des Lords qui l’a ratifiée. Mais la suite n’est pas plus glorieuse…

Comme par hasard, la Cour de Londres demande à Gordon BROWN de retarder la ratification définitive. Dans la foulée, Gordon BROWN déclare qu’il n’y aura pas de ratification sans le feu vert de la Cour de Londres.
Pitoyable, l’homme politique qui se cache derrière des juges serviables.

Avec la Tchéquie qui renâcle sérieusement, nous sommes en train d’assister à un deuxième enterrement de cette Constitution européenne maquillée à Lisbonne.

L’oligarchie européenne acceptera-t-elle cette défaite ?

 
Alexandre Anizy

1 2 3 > >>