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Fenêtre sur femmes de Patrick RAYNAL

Publié le par Alexandre Anizy

Dans le monde du polar, Patrick RAYNAL est une figure incontournable, ne serait-ce que parce qu’il a longtemps dirigé la Série Noire chez Gallimard.

Mais il a aussi écrit quelques livres, dont « Fenêtre sur femmes » (excellent titre) : un assureur marron pris dans une salade niçoise.
Nous le recommandons. C’est un régal.

En le lisant, nous pensions au privé de Gérard LAVEAU, l’assureur George Amer, dont nous vous rappelons ici le dernier opus « nocturne barbare », à glisser entre toutes les mains !

 
Alexandre Anizy

Sous le sandiniste ORTEGA couvait un petit SOMOZA

Publié le par Alexandre Anizy

Au Nicaragua, après avoir renversé le dictateur SOMOZA à la solde des Etats-Unis, Daniel ORTEGA était le chef de la Révolution sandiniste de 1979 à 1990. Ayant perdu les élections et avant la transmission du pouvoir à Violeta CHAMORRO, le gouvernement Ortega permit aux cadres du parti d’acquérir une fortune en biens fonciers privés, Daniel Ortega lui-même s’octroyant 7 propriétés foncières auprès de la Banque du Logement. Cette rapine est connue sous le nom de « piñata ».

Pour revenir au pouvoir, Daniel ORTEGA n’hésita pas à s’allier à l’ex Président libéral Arnaldo ALEMAN, condamné pour corruption : entre accapareurs, on s’entend toujours …
En 2006, c’était chose faite.

Depuis cette victoire électorale, Daniel ORTEGA dirige le pays en contrôlant l’Assemblée Nationale, le système judiciaire, la Cour des Comptes et le Conseil suprême électoral.  Malgré l’aide économique d’Hugo CHAVEZ, l’inflation est supérieure à 20 %.

Les intentions dictatoriales de Daniel ORTEGA sont aujourd’hui dénoncées par une opposition de plus en plus large, mais aussi par d’anciens compagnons de lutte, comme Dora Maria TELLEZ. La contestation est dans la rue, après qu’ORTEGA ait dissous 2 formations politiques pour les empêcher de se présenter aux prochaines élections.  

Ainsi, sous le sandiniste ORTEGA couvait un petit SOMOZA.

 
Alexandre Anizy

Le Gracque 40 Jean-Pierre JOUYET est un protégé élitiste

Publié le par Alexandre Anizy

Le ministre des Affaires européennes Jean-Pierre JOUYET a fait l’ENA, où il côtoya Marie-Ségolène ROYAL et François HOLLANDE qui devinrent ses amis pendant 30 ans.

Et puis vint le moment de l’irruption préparée de la Madone Déate, la pétition des Gracques 40 pour un centrisme socialiste. Un ambitieux technocrate ne se présente qu’en serviteur du bien public qui ignore les clivages politiques. Dans cette posture, Jean-Pierre JOUYET y gagna un maroquin, tremplin indispensable maintenant pour pénétrer le cénacle européen.
 

L’Europe, c’est la grande affaire de cet homme protégé (un énarque est au-dessus des contingences matérielles, de l’incertitude du marché de l’emploi, même s’il en parle souvent du marché – pas de l’incertitude, puisqu’un énarque n’en a pas) : c’est une cause qui demande de la volonté et du talent, qui doit « être à l’abri des débats politiques internes », « parce que la démocratie directe peut difficilement s’appliquer aux traités internationaux ».

Sinon, on tombe sur un « verrou référendaire » : c’est ainsi que le Gracque 40 JOUYET appelle un référendum.

 
Mis à part les monarchistes et Valéry GISCARD D’ESTAING, qui peut être plus élitiste que ce monsieur protégé ?

 
Alexandre Anizy

Location de ventres (III) : bientôt les "maternités closes"

Publié le par Alexandre Anizy

Aude MIRKOVIC est une juriste spécialisée, maître de conférences à l’Université d’Evry. Elle a publié un article dans le Figaro du 1 juillet dont nous présentons les lignes de force.

Elle rappelle qu’en 1994 et en 2004, le législateur avait refusé la légalisation de la gestation pour autrui. Par quel tour de magie le cadre aurait-il changé ? Qui paie réellement l’addition ? « Quoi qu’on en dise, l’enfant et, aussi, la femme gestatrice ».

On apprend qu’un marché s’était mis en place en 1994 : 50.000 francs de dédommagement. « Des intermédiaires mercantiles ne reversaient que le quart des sommes encaissées (…) ».
 

Après les maisons d’abattage, d’aucuns pourraient recycler leurs « outils de production » dans les maternités closes !
 

Quant à l’enfant, il sera placé « au cœur d’un imbroglio biologique et psychique dont il devra s’accommoder ». Un exemple (tribunal d’Aix-en-Provence) : « l’enfant qui découvre que celle qu’il considérait comme sa mère est en réalité sa tante et que celle qu’il considérait comme sa tante est sa mère par le sang … ».

Quel est l’intérêt de l’enfant ? « Légaliser la pratique ou (…) régulariser l’état civil des enfants ainsi nés (…) dessert l’intérêt de l’enfant en général en banalisant la violation de la loi adoptée justement pour son bien.
L’enfant ne doit pas payer le prix des actes des adultes. »

Et en conclusion : « S’il faut réparer au mieux les accidents que la vie impose aux enfants, n’est-ce pas criminel de leur imposer ces mêmes maux de façon délibérée ? ».
Très bonne question, Madame MIRKOVIC.

 
Alexandre Anizy

La crise s'installe

Publié le par Alexandre Anizy

En 2007, dès les premiers dégâts de la crise des « subprimes », nous avons immédiatement pronostiqué une crise financière grave :

  • notre note du 11 août 2007 : « Le retournement du marché immobilier américain a déclenché un jeu de dominos sur les marchés financiers internationaux. » ;
  • notre note du 17 septembre 2007 : « C’est en Grande-Bretagne que le marché financier se fissure, ce qui n’étonne personne, tant ce pays est inféodé aux USA. Parce que la 8ème banque de ce pays, la Northern Rock Bank, ne trouvait plus un seul prêteur sur le marché interbancaire, la Banque d’Angleterre a dû se résoudre à jouer son rôle de prêteur en dernier ressort. » Nous concluions cette note par : « Epargnants de la Northern Rock Bank, soyez raisonnables : reprenez l’oseille et tirez-vous ! » ;
  • notre note du 20 septembre 2007 : « Certes, Madame, mais les marchés financiers étant tous reliés, des produits financiers si complexes ayant été élaborés pour diluer le risque en le mutualisant (voir l’entretien récent au Figaro du Président d’Axa),est-il raisonnable de croire que le système bancaire ne sera pas touché par la crise américaine ? La réponse est non évidemment (…). » ;
  • notre note du 4 octobre 2007 : « On le voit : la crise des « subprime » s’est propagée dans le système financier américain. En France, les grandes banques affirment que l’impact serait extrêmement limité dans leurs comptes trimestriels : rendez-vous début novembre. Seul le Crédit Agricole fut victime d’un « trader fou ». ».

 Dès notre note du 20 novembre 2007, nous annoncions que l’embellie du 3ème trimestre 2007 (croissance  de 0,7 %) était passagère, parce les indicateurs pour 2008 étaient mauvais.
Les chiffres officiels d’aujourd’hui (sur ces indicateurs) nous donnent encore raison. 
 

Aujourd’hui, nous disons que la crise économique durera au moins jusqu’à la fin 2009.

Pour qu’il en soit autrement, il faudrait qu’en même temps :

  • La croissance faible américaine diminue la demande de matières premières et donc les prix ;
  • La baisse du dollar fasse repartir les exportations américaines ;
  • La forte croissance asiatique se maintienne.

On peut toujours rêver.

Le scénario probable est le suivant :

  • l’Asie poursuivra sa croissance et accentuera la hausse des prix de l’énergie et des matières premières ;
  • les Banques Centrales tenteront vainement de bloquer l’inflation globale en augmentant leurs taux, et ce faisant contribueront au ralentissement économique ;
  • les faillites des rehausseurs de crédit et la perte de valeur des produits titrisés augmenteront les pertes des banques, qui réduiront en conséquence leurs crédits, et ce faisant contribueront au ralentissement économique.

Jusqu’à la fin de 2009, on aura donc en France :

  • Une croissance bien inférieure à 2 % ;
  • Une inflation à 5 % au moins ;
  • Un déficit budgétaire en hausse ;
  • Un chômage en hausse ;
  • Une baisse relative des salaires.

Bienvenue dans la crise !

 
Alexandre Anizy

Chasseurs de têtes de Michel CRESPY

Publié le par Alexandre Anizy

Les recrutements étant en sommeil durant la période estivale, nous allons pouvoir évoquer le polar de Michel CRESPY : « chasseurs de têtes » (folio policier n° 250). Ainsi, nous ne démoraliserons aucun « candidat ».

Un cadre supérieur en stand-by (autrement dit au chômage) accepte d’entrer dans un processus de recrutement particulier dont l’ultime épreuve de sélection est un jeu de rôle : évidemment, cela finira mal, mais c’est raconté avec beaucoup d’humour décalé …   

Perspicacité, finesse, esprit, ne nous étonnent pas car Michel CRESPY est un sociologue universitaire. Il saisit sur le vif le mécanisme du recrutement, en y ajoutant la dose d’excès suffisante pour que l’abomination s’empare des lecteurs.  

 
Un polar délicieux à déguster… mais sans l’imiter !

 
Alexandre Anizy

Déconfiture européenne pour Valéry GISCARD D'ESTAING

Publié le par Alexandre Anizy

A peine l’Irlande a-t-elle dit « non » à la Constitution maquillée à Lisbonne et le Conseil de l’Europe a-t-il décidé qu’il fallait poursuivre le processus de ratification et donner du temps à l’Irlande pour qu’elle exprime ses demandes, que Valéry GISCARD D’ESTAING fait sa campagne médiatique pour l’adoption du texte, car il a son plan B.

« Il faudra ouvrir avec les Irlandais une négociation afin qu’ils acceptent démocratiquement de laisser passer le traité pour les autres : c'est-à-dire qu’ils le ratifient en sachant qu’en même temps les 26 autres pays adopteront une convention donnant à l’Irlande un « statut d’exception » -si c’est ce que les Irlandais demandent. »
En résumé, une évolution à la britannique, en écartant de la chose (la Communauté Européenne est un Léviathan) tout peuple récalcitrant.

Admirable mécano digne d’un polytechnicien énarque.
Qui omet la « difficulté tchèque » dans son plan B … et qui n’a pas vu venir l’opposition présidentielle polonaise.  
Ah ! Les temps sont durs pour les autocrates bruxellois en herbe !

 
Alexandre Anizy

La valse des chiffres officiels

Publié le par Alexandre Anizy

Souvenez-vous. C’était en mars, au moment des élections, et nous avions eu droit à une avalanche de statistiques dont l’incompétent ministre Christine LAGARDE se gargarisait. Grâce aux mesures gouvernementales, le chômage baissait et la bataille pour le pouvoir d’achat s’amorçait sous de bons auspices.

Trois mois plus tard, le chômage baisse encore, mais ce n’est plus que par l’effet démographique que tous les économistes connaissaient depuis au moins 5 ans, et la baisse du pouvoir d’achat est affichée clairement.

L’Insee vient de corriger à la baisse le taux de croissance du 1er trimestre 2008 (on passe de 0,6 à 0,5 %, mais ce petit rien n’est pas anodin) et confirme que l’économie est en plein ralentissement, ce qui accrédite la prévision de 1,6 % pour l’année 2008.

Faut-il rappeler ici que le budget 2008 est bâti sur une fourchette de 1,7 à 2 % ?

Mais le gouvernement peut faire confiance à l’Insee : comme il a su bloquer pendant 6 mois la sortie de chiffres déplaisants, i.e. avant l’élection présidentielle, il saura le moment venu bricoler une révision technique des paramètres pour coller au besoin national. 

La consommation des ménages a stagné au 1er trimestre : c’est son plus mauvais résultat depuis 10 ans
. D’une façon ou d’une autre, la réalité économique vous revient toujours en face.

 
Alexandre Anizy

Dis-moi qui tu fiches...

Publié le par Alexandre Anizy

Le Garde des Sceaux Rachida DATI a annoncé la création d’un fichier sur les bandes organisées. On s’étonne qu’il n’existait pas auparavant, du moins officiellement.

Au même moment, des chercheurs, Dominique GLASMAN et Stéphane BEAUD, lancent une pétition, parce que des données indispensables vont être supprimées du fichier de base « élèves », comme la nationalité des élèves et surtout la catégorie socioprofessionnelle des parents.

Ainsi, dans 15 ans, vous ne saurez plus globalement d’où viennent les étudiants après le bac.

 Au jour d’aujourd’hui, on constate déjà que la part des enfants d’ouvriers et d’employés ne cesse de décliner. Toutes choses évoluant tendanciellement, nous pronostiquons une part symbolique.
 

La régression sociale avançant à grand pas, certains jugent utiles de casser le thermomètre.

 
Alexandre Anizy

Inflation : aujourd'hui 4 %, dans un an 5 %

Publié le par Alexandre Anizy

Nous l’écrivions hier, et Eurostat le confirme : le taux d’inflation est de 4 % en juin. Du jamais vu depuis 16 ans.

 
Jeudi 3 juillet, la BCE augmentera son taux directeur en le portant à 4,25 %, comme l’euro imperator TRICHET n’a cessé de l’annoncer depuis 3 mois. Le chiffre d’Eurostat conforte les archaïques de la BCE dans leur logique monétariste.

Le commissaire européen Joaquin ALMUNIA a repris immédiatement à son compte (quasiment un verbatim) les objectifs de l’euro imperator TRICHET : « Il faut éviter une spirale inflationniste et des effets de second tour. »
« Effets de second tour » : c’est la hausse des salaires … qui engendrerait une nouvelle hausse des prix.  

Cette hausse du taux directeur de la BCE ne changera rien pour l’inflation : dans un an, le taux d’inflation sera à 5 %.

Par contre, les rentiers et les banquiers apprécieront cette politique d’argent cher.

Bien entendu, la politique monétaire de la BCE met un frein à l’investissement, c'est-à-dire à une composante de la demande globale, quand l’autre (la consommation) est déjà en stagnation. Conséquence inéluctable : la croissance va encore diminuer. Ainsi, hors effet démographique et bidouillage des statistiques, le chômage ne baissera pas.  

Dans son rapport annuel qui vient de sortir, la Banque des règlements internationaux (BRI) avance prudemment cette hypothèse quand elle dit ne pas exclure « une phase de repli mondial plus marqué et plus durable que prévu ».

Quant aux Américains et à la Fed en particulier, il faut être un grand naïf comme le Gracque 40 Jean-Pierre JOUYET, ministre des Affaires européennes, pour croire qu’ils réagiront favorablement face aux gesticulations d’estrade de la BCE. La surévaluation de l’euro, due notamment à l’écart de 2 points entre les taux directeurs de la BCE et de la Fed, est un problème européen. Pas américain.

On n’est pas sorti de l’auberge … européenne !

 
Alexandre Anizy

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