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Une page de Pia Petersen

Publié le par Alexandre Anizy

 

Pia Petersen est une Danoise qui, après avoir un peu bourlingué, s'est attachée à la France où elle a ouvert une librairie avant de se lancer dans l'écriture. « Une livre de chair » (Actes Sud, février 2010, 317 pages, 22 €) est son sixième roman.

 

Dans ce livre, la scène qui se passe à New York dans un petit appartement, autour d'une table de poker, est ponctuée d'innombrables flash back concernant un exilé français.

 

Le style saccadé est irritant dès le commencement :

« Il ne faut pas transpirer, surtout pas, il doit garder la tête froide, impérativement. Il n'a rien, ses cartes sont nulles et il ne veut pas transpirer, ce serait se dévoiler, signaler qu'il n'a rien et il n'a rien, il ne lui reste que le bluff, faire croire qu'il a quelque chose. »

On s'emmerde prodigieusement.

 

 

Alexandre Anizy

 

Poil de carotte au programme

Publié le par Alexandre Anizy

 

En ce temps-là, dans un village ardennais, nos lectures étaient simples : le journal local (première fenêtre sur le monde), et les bandes dessinées que nous trouvions sur le présentoir du café. Ainsi, les héros Buck John, Kit Carson, Tex Tone, du même éditeur de petits formats, ont titillé notre imaginaire.

En somme, une enfance sartrienne comme tant d'autres.

 

Aujourd'hui, grâce à notre fille, nous avons l'occasion de lire quelques classiques. « Poil de carotte » de Jules Renard en fait partie évidemment, car c'est un régal : un style alerte, un découpage en chapitres courts, une ironie salvatrice.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

L'économie vaut bien la médecine

Publié le par Alexandre Anizy

 

Depuis la dernière affaire de santé (il s'agit d'un médicament), il nous semble que les Français ont grosso modo compris le business, comme ils disent. Au cas où ce ne serait pas encore évident pour tout le monde, voici les vérifications élémentaires qu'il convient de faire avant d'entamer la lecture d'une étude scientifique :

qui est l'auteur, quelles sont ses occupations professionnelles annexes ?

L'étude est publiée sous quelle "enseigne", et qui les finance ?

Rappelons que tout ceci n'est absolument pas une spécificité française.

 

Fin janvier, grâce à un rapport du COE-Rexecode, la presse écrite (y compris le quotidien vespéral de référence qui n'en est plus une), les radios, les journaux télévisés martelaient cette fable : la France a un coût du travail supérieur à celui de l'Allemagne.

 

Le COE-Rexecode étant une officine du patronat, rien de surprenant à ce que la conclusion de l'étude soient "raccord" avec les mantras de la patronne du MEDEF, l'héritière Laurence Parisot.

 

Après deux jours de matraquage médiatique, des voix discordantes ont commencé à avoir accès aux mêmes médias, mais le feu était moins nourri, comme disent les publicitaires goguenards.

 

Enfin, pour ceux qui suivent ces choses-là, une réponse circonstanciée paraissait dans le Monde économique du 15 février sous la plume de l'économiste Philippe Askenazy.

Voici en résumé le détail de la "préparation COE-Rexecode" : prenez les chiffres des comptes nationaux pour comparer la productivité des travailleurs français et allemands ; mais pour les salaires et les coûts du travail, utilisez une autre source, l'enquête 2008 européenne sur le coût du travail, qui nécessite « un bricolage pour estimer le nombre d'heures travaillées dans l'Hexagone », car, quand les comptes nationaux disent que les Français travaillent plus que les Allemands, l'enquête affirme quant à elle un écart contraire de 10 % ; après le choix judicieux du chiffre européen, l'arithmétique est incontestable !

 

« Voilà comment on peut manipuler l'opinion publique », écrit Askenazy.

 

C'est pourquoi nous écrivons que l'économie vaut la médecine.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Les errements doxiques de Philippe Dessertine

Publié le par Alexandre Anizy

 

Lorsqu'il se donne la peine de réfléchir, le directeur de l'Institut de haute finance Philippe Dessertine arrive à écrire des articles percutants, allant jusqu'à critiquer l'establishment financier. Cela ne dure pas, évidemment, mais au moins il en est capable.

Relire par exemple nos notes :

http://www.alexandreanizy.com/article-16358916.html ;

http://www.alexandreanizy.com/article-la-grande-purge-selon-philippe-dessertine-45551886.html .

 

Mais le 12 février, dans le Figaro(titre : "renoncer à l'euro serait une erreur"), il rentre dans le rang de la doxa économique, si tant est qu'il l'eût quitté, en racontant un peu n'importe quoi.

 

« L'anarchie monétaire se traduit par des tensions sur les matières premières, se répercutant sur les populations les plus pauvres de la planète. La Tunisie et l’Égypte sont les premières retombées politiques de telles situations. »

Si on prend le cas tunisien, il nous semble que tout a commencé par l'immolation d'un marchand ambulant que les flics ripoux persécutaient … Est-il sérieux de laisser entendre que la misère du peuple, qui ne date pas de 2007, serait en dernière analyse une retombée de l'anarchie monétaire ? Non.

 

« La crise gigantesque commencée en 2007 n'a qu'une origine : la dette folle, inouïe, émise année après année (...) ».

Il nous semble que, même chez les tenants de la théorie dominante, il est acquis qu'il s'agit d'une crise systémique. Quand l'obsession financière devient pis que des œillères …

 

L'abandon de la monnaie unique serait un non-sens : explication ? Non.

Ce serait une double démission :

le refus d'assumer l'austérité (seule mesure pour corriger les excès) ;

une dérobade.

Comme les médecins de Molière, Dessertine adore les saignées, et si ce remède ne fonctionne pas, c'est forcément que la saignée n'a pas été suffisamment appliquée … Passons donc sur "la seule mesure", car ce serait un vaste débat que le professeur Dessertine n'ouvre pas, pour nous attarder sur la "dérobade", car le financier ose cette comparaison :

« Ce serait un reniement [en particulier pour la France], renvoyant aux plus sombres heures de son passé, Munich 1938, quand par lâcheté, pour préserver un confort égoïste, nous avions piétiné les traités signés. »

Il convient de dire que l'argument de la dérobade ne renvoie en rien à la théorie économique. Pas plus que celui de "manque de courage".

Quant au "Munich 38", c'est en réalité le suivisme français dans l'aventure allemande d'aujourd'hui qui constitue "un lâche soulagement".

 

« (…) mais au plus fort de la tempête, il [l'euro] a protégé les pays d'Europe, et le reste du monde, d'une dislocation complète du système économique international. »

Affirmation totalement gratuite que Philippe Dessertine aurait bien du mal à démontrer scientifiquement.

 

 

En résumé, Philippe Dessertine se comporte dans le débat économique comme les pires éléments de la doxa intellectuelle. Mais le plus navrant, c'est qu'il ignore les leçons d'économie de ses propres maîtres en libéralisme*.

 

 

Alexandre Anizy

 

* : nous pensons en particulier au prix Nobel français Maurice Allais.

 

 

 

 

 

 

La soif d' Andreï Guelassimov

Publié le par Alexandre Anizy

 

L'idée du roman « la soif » (Babel, novembre 2007, 127 pages, 6,50 €) d' Andreï Guelassimov en valait bien d'autres : un soldat russe défiguré en Tchétchénie va réapprendre à vivre à l'issue de pérégrinations avec deux anciens camarades de guerre.

L'incipit vous met dans l'ambiance :

« Je n'avais pas réussi à caser toute la vodka dans le frigo. »

 

Enseignant la littérature anglo-américaine, serait-il sous l'influence de Charles Bukovski ?

Quoi qu'il en soit, le résultat est décevant, aussi bien dans la construction hasardeuse que dans le style.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Sur le territoire de Michel Houellebecq

Publié le par Alexandre Anizy

 

Dans son dernier roman (« la carte et le territoire », Flammarion, septembre 2010, bouquinel de 322 pages), Michel Houellebecq a placé suffisamment de propos contestataires pour susciter la polémique, pour faire du ramdam sur la Toile et ailleurs : nous pensons en particulier à ceux portés sur la valeur du peintre Picasso (« De toute façon Picasso c'est laid (...) » p.135), et passons sur celle du "pompage de wikipédia".

L'opération fut couronnée de succès (prix Goncourt), et c'est tant mieux pour lui, car l'auteur est revenu à son meilleur niveau, c'est à dire celui de son premier roman (« extension du domaine de la lutte »).

 

La simplicité voire la platitude du style est une nécessité pour représenter correctement la vision houellebecquienne de la société. Cependant, si l'auteur revendiquait une quelconque portée sociologique, ce qu'il ne fait pas à notre connaissance, alors l'opinion de Tahar Ben Jelloun serait pleinement acceptable, à savoir un livre médiocre.

Néanmoins, l'auteur gagnerait à se relire : cela lui éviterait quelques fautes, des phrases étonnantes qui fleurent bon le remplissage (ex. : « Jed était maintenant un homme riche, et les arches métalliques du métro aérien surplombaient un paysage adouci, létal. » p.174-175 ; quel est le rapport entre les 2 propositions ?), comme celles fortement inspirées des pages wikipédia par exemple.

 

Au bout du compte, nous avons un livre avec une trame soigneusement élaborée, un style qui élimine sciemment toutes sortes d'enflures ou joliesses : bref, les matériaux d'une œuvre significative.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

 

Tonifiant le café de Louis Pinto (III)

Publié le par Alexandre Anizy

 

Rendons grâce à Louis Pinto qui, dans son « café du commerce des penseurs à propos de la doxa intellectuelle », éditions du croquant, 150 pages, 13,50 €), ne nous enferme pas dans la chapelle de Bondieu.

« Le philosophe n'a pas à fournir une ration annuelle de sens pour apaiser les besoins spirituels des contemporains. L'historien n'a pas à inventer un passé opportun. Le sociologue n'a pas à proposer des paradigmes théoriques ajustés aux goûts changeants de médiateurs culturels en quête de nouveautés. » (Louis Pinto, p.146)

 

Justement, dans le chapitre 3, il est question d'un concept central de la pensée doxique :

« Le risque est au cœur d'un nouveau paradigme intellectuel. » (p.95)

Ont brodé sur ce thème des gens aussi différents que Jean-Pierre Dupuy, Bruno Latour, Edgar Morin, Ulrich Beck dont la – fausse ? – naïveté semble incommensurable (passage d'une logique de répartition des richesse à une logique de répartition des risques ; « l'exposition aux risques est générales, elle transcende les différences de revenus, de formations, etc. » cité p.95)

Sans oublier François Ewald et l'ineffable Denis Kessler qui opposent une classe supérieure qui serait riscophile (la retraite chapeau ne concerne que les techniciens de surface, c'est bien connu …) aux pauvres qui seraient riscophobes, en tentant d'amalgamer l'existentialisme avec leurs élucubrations (tendance "sélection naturelle des meilleurs").

 

Le risque va de pair avec l'individu-sujet, qui règne dans la pensée simpliste (chez Frédéric Taddeï, entendez les éructations récurrentes du clown joyeux Philippe Sollers sur l'être suprême, l'individu, la seule chose qui vaille en ce monde) :

« L'ère nouvelle est ou sera placée sous le sceau de l'ascension de l'individu-sujet qui ne peut se satisfaire de l'universalisme hérité de la philosophie des Lumières et du socialisme. » (p.97)

Mobilisant un capital théorique provenant de 4 sources disparates (Bergson, Ricoeur, Lévinas ; Guattari, Negri ; Tocqueville, Simmel et Tarde, Louis Dumont ; Raymond Boudon), les tenants de l'individu martèlent l'évidence de leur position en fustigeant le passéisme de leurs opposants.

 

Encore fallait-il une discipline ! La philosophie politique réapparaît dans les années 80 : « En particulier, l'agrégation de science politique avec une option philosophie a constitué dès 1973 grâce à l'action de François Châtelet et d'Evelyne Pisier-Kouchner une base institutionnelle précieuse qui offrait des postes et un circuit de circulation de biens spécialisés (…). Substituant les abstractions nobles du citoyen et de la Cité à la brutalité nue du monde social , cette spécialité a été au centre de la Reconquista philosophique contre les barbares et les infidèles de la foi structuraliste. » (p.113)

 

L' "intellectuel démocratique"(une catégorie définie par Olivier Mongin) a une mission théorique, celle de diseur de sens(face à l'évidente perte des repères). Pour cela, il doit commettre des rapports (les questions d'éthique : un puits sans fond) et siéger dans des commissions. Pécuniairement, il en sera bien remercié.

(Pinto énumère ainsi quelques activités, où même le milliardaire philosophe Bernard-Henri Lévy a émargé …)

 

 

A la fin de ce petit ouvrage "touristique", Louis Pinto donne la réponse à la question que vous vous posez à la lecture de ces 3 notes :

« A quoi et à qui peut donc bien servir l'analyse de la doxa ? (…) Sache où tu mets les pieds quand tu t'enflammes pour l'individu ou pour le multiculturalisme, quand on te demande d'admettre la fin de l’État - providence (...) » (p.145)

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

François Fillon a fait mam mam

Publié le par Alexandre Anizy

 

Nous lisons maintenant que le Premier ministre François Fillon a passé ses dernières vacances de Noël aux frais du dictateur Moubarak.

 

Nous comprenons pourquoi le Premier ministre a soutenu le ministre Michèle Alliot-Marie lorsque ses vols gratuits en jet privé tunisien, au moment où le peuple se faisait canarder par les flics du dictateur Ben Ali, ont été révélés dans la presse.

 

Force est de constater que la confusion des genres est devenue la règle d'or de la pseudo-élite politique, qui apparemment doit se considérer insuffisamment payée par l'oligarchie qu'elle sert prioritairement.

 

En Égypte, François Fillon a fait mam mam !

 

 

Alexandre Anizy

 

P.S : il n'est pas inutile de rappeler que le francisquain Mitterrand a souvent séjourné en Égypte ...

 

 

Tonifiant le café de Louis Pinto (II)

Publié le par Alexandre Anizy

 

Un postulat de la doxa est son objectivité, martelé en permanence. Par exemple, Jacques Attali écrit dans le résumé du rapport 2007 éponyme : « Ce n'est ni un rapport ni une étude mais un mode d'emploi pour des réformes urgentes et fondatrices. Il n'est ni partisan ni bipartisan : il est non partisan. » (cité page 53 par Louis Pinto dans son « café du commerce des penseurs à propos de la doxa intellectuelle », éditions du croquant, 150 pages, 13,50 €)

On y trouve aussi un des thèmes récurrents de la doxa intellectuelle : vivre dans l'urgence car l'économie l'exige. Il va de soi qu'il faut aussi accepter son temps, ce qui signifie croire à l'indépassable cadre du "marché", comme d'autres imbéciles considéraient vers 1950 le marxisme comme l'indépassable philosophie de notre temps. Le marché impliquant l'extension du champ privé pour une allocation optimisée du capital, il faut sans rechigner voir des pans entiers de l'économie rétrocédés aux capitalistes. Évidemment, pour améliorer les performances des ressources, la flexibilité s'impose à tous les opérateurs (mais pas forcément aux décideurs), ce qui élève malheureusement le risque de précarité, ce qui aboutit inéluctablement à une remise en cause des statuts. Pour résumer le fond idéologique de personnages fétides comme PierreRosenvallon, Alain Minc, Alain Touraine, l’État est l'ennemi du bien public.

 

Le noyau idéologique de la doxa gravite autour de discours de justification visant à libérer le marché des entraves du passé, avec deux principes centraux : disqualifier le national-conservatisme et le centralisme léniniste, ne voir qu'une opposition fondamentale (à savoir démocratie / totalitarisme). Notons au passage l'ardeur d'un historien mineur du XXème siècle, François Furet, pour dénoncer la passion révolutionnaire, si proche de la critique du socialisme illustrée par Taine au XIXème : à la fin du raisonnement doxique, « (…) le socialisme apparaît comme une simple variant d'un "populisme" qui en est la vérité ultime. » (page 69)

 

Les penseurs de la démocratie racontent ainsi le XXème siècle : au commencement, il y a Octobre 1917 « qui marque une culmination de la démesure prométhéenne et progressiste » et ouvre le temps des tragédies totalitaires ; « après 1945, un sursis est accordé aux utopies (Tiers-Monde, Cuba, Chine, Mai 68... ) » et l’État-providence est à son apogée dans les Trente Glorieuses ; la crise de l'énergie marque la fin de l'abondance pour tous, comme la chute du mur de Berlin signe la mort des idées progressistes ; la fin du siècle baigne dans le désenchantement du monde, avec un esprit modeste de comptables qui se gargarisent de concepts esthétiques et éthiques ; le 11 septembre 2001 rappelle que « l'Amérique est notre rempart » et ramène à l'essentiel (le capitalisme a triomphé) ; bien que la crise de 2007 soit arrivée, les reliques idéologiques ne reviendront pas.

« Ce récit est construit sur une mythologie dualiste dont le propre est d'opposer le présent et le passé (...) » (page 72). Avant, c'était la vie simple et guidée par des certitudes (universalisme, cité, justice, science), avec la soumission aux ordres, à la norme, dans des cadres collectifs et un rationalisme étroit. Après, c'est l'individualité postindustrielle, le débat et la réflexivité, le rationalisme avec la complexité, le risque, le chaos et l'absence de repères. On a progressé, c'est évident...

 

Pour servir cette vision du monde sans idéal, les médias, qui constituent le dispositif essentiel de l'opinion démocratique.

(à suivre)

 

 

Alexandre Anizy

 

 

P.S : le lecteur appréciera la charge contre le médiocre Luc Ferry (lire notre note http://www.alexandreanizy.com/article-la-pente-de-la-mediocrite-pour-l-indigne-luc-ferry-64449094.html ), et la présentation forcément succincte, mais subtile, de la néo-gauche contre l'archéo-gauche.

 

 

Bilan d'une Europe sous l'emprise allemande

Publié le par Alexandre Anizy

 

Nous ne reviendrons pas sur les causes du "miracle allemand", puisque nous l'avons déjà fait comme beaucoup d'économistes sérieux. Nous ne prendrons donc pas la peine de réfuter les ânonnements doxiques d'un Michel Godet (voir encore hier soir l'émission de Frédéric Taddeï "ce soir (ou jamais)").

 

Non, ce qui nous a frappés ces jours-ci dans la presse, c'est cette concomitance :

taux de chômage de 7,4 % en Allemagne, soit le plus bas depuis 1992 ;

taux de chômage de 9,7 % en France (au 3ème trimestre 2010, au sens du BIT); nous sommes revenus au niveau de décembre 1997.

 

Les faits sont têtus, n'en déplaise aux thuriféraires de l'Europe libérale, aux experts de la théorie dominante, les Baverez, Attali, Godet et consorts : sous son emprise depuis 20 ans, la construction européenne profite à l'Allemagne et, toutes choses égales par ailleurs, cette évolution ne cessera pas.

 

Pourtant, croire au concept "Europe" n'oblige pas à subir l'aventure germanique.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

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