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Flinguer le petit jeu de Céline Minard

Publié le par Alexandre Anizy

Avec Céline Minard, la littérature a failli être plombée.

Bon petit soldat du monde de l'édition, l'écrivain Céline Minard applique à merveille une règle bien connue : ce n'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule.

Alexandre Anizy

Alessandro Pascali au Furnirussi Tenuta dans les Pouilles

Publié le par Alexandre Anizy

Entre Lecce et Otrante (Serrano, précisément), découvrez un havre de paix où officie le Chef Alessandro Pascali (♣).

Dans le Salento, campagne pouilleuse où l'on peut voir les ravages de la bactérie Xylella fastidiosa dans les champs d'oliviers, il existe un domaine agricole spécialisé dans la figue au cœur duquel se loge un hôtel d'une simplicité luxueuse, le Furnirussi Tenuta : dans cet antre règne Alessandro Pascali, un jeune Chef bourré de talent (♣) (1).

Alain Ducasse, avec qui le maestro italien a travaillé à Saint-Tropez, a retenu cette adresse dans sa Châteaux&Hôtels Collection.

Alexandre Anizy

(1) Dans ses plats, Alessandro Pascali joue beaucoup avec les saveurs des végétaux ― chez lui, la règle des 3 saveurs de Bernard Loiseau n'est pas de mise ―, mettant aussi en valeur les poissons et les viandes, sans parler des pâtes ! Dans notre tableau gastronomique (très limité et très subjectif), il obtient un ♣ (sur une échelle de 3).

A titre de comparaison, L'atelier de Robuchon Drugstore Etoile n'obtient qu'un ♣ parce qu'il ne met pas assez en valeur les végétaux.

Le polar psy de Wendy Walker

Publié le par Alexandre Anizy

Chez Wendy Walker, le psy conduit l'enquête à sa manière.

Au fur et à mesure, Wendy Walker captive le lecteur, non pas par le style de bonne facture mais l'architectonique subtile de son polar Tout n'est pas perdu (Sonatine, 2016, livrel à 14,99 € - trop cher !). De plus, l'enquête progresse au rythme des séances chez le psy, au cours desquelles la victime et ses parents sont analysés. L'auteur nous place à côté du psy, et il nous interpelle comme ici :

« Ne le voyez-vous pas ? Ne le savez-vous pas en votre for intérieur ? Nous aimons les gens pour ce qu'ils sont et ce qu'ils nous font ressentir. Nous pouvons d'ordinaire tolérer leurs défauts et les passer sous silence. Mais une fois que nous voyons dans leurs yeux le moindre reflet de nous-mêmes qui n'est pas celui que nous voulons voir, celui que nous avons besoin de voir pour nous sentir bien, le pilier de l'amour est brisé. » (p.55/287)

Originalité et habileté narrative, avec des assertions à méditer : que de choses appréciables dans ce "wendyfull world" !

Alexandre Anizy