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Désorienté chez Négar Djavadi

Publié le par Alexandre Anizy

            Au commencement de Désorientale perce l'ennui.

 

 

            De par sa formation et son gagne-pain (l'écriture de scénario), Négar Djavadi doit savoir prendre le client pour qu'il ne quitte pas l'écran des yeux. Mais dans son premier roman titré Désorientale (Liana Lévi, juillet 2016, livrel), elle fait la maligne avec un escalator... et finit par nous agacer en moins de 23 pages (sur 290).

            Lassitude devant le roman annuel d'une autre exilée iranienne ? 

 

Alexandre Anizy

 

La farce de Jean-Loup Trassard

Publié le par Alexandre Anizy

            Quand la vieillesse gâche le temps passé.

 

 

            Pénétrant dans son hiver, Jean-Loup Trassard a entrepris un travail personnel de mémoire : évoquer une mère dans une brève tourmente de l'histoire de France. Malheureusement dans Exodiaire (éditions Le temps qu'il fait, octobre 2015, 267 pages, 20 €), il ne parvient pas à ordonner les faits et les gestes, de sorte que le lecteur se disperse dans les strates de son récit. In fine, on butine.

 

Si Milan Kundera a mis en exergue l'insignifiance des choses de la vie,

    http://www.alexandreanizy.com/article-milan-kundera-est-un-garnement-123327669.html

Jean-Loup Trassard semble prendre l'exode de 40 comme une farce : ainsi la vieillesse peut conduire à une perte des repères, enfumer le passé.      

 

Alexandre Anizy

 

NB :  dans L'Obs du 28 juillet 2016, on trouve une recension du livre signée D.J. (Didier Jacob ?) : on se demande si le publiciste a lu Exodiaire , tant son texte suinte l'extrait de notice éditoriale.  

Le sursis de Gibrat

Publié le par Alexandre Anizy

            Dans un village français (Cambeyrac), la drôle de guerre de Julien. 

 

 

            Dans son roman graphique titré Le sursis (Dupuis - aire libre, 2012, en livrel), Gibrat raconte la parenthèse de Julien : il saute du train qui le conduisait en Allemagne, trouve refuge dans le grenier de l'école communale où officie sa tante Angèle qui le choie, observe la place du village à travers les persiennes, marche seul dans la campagne au cœur de la nuit, surveille jalousement les gestes de la belle Cécile, plante un drapeau rouge au clocher en hommage à Manou, embrasse Cécile qu'il part rejoindre à Paris...

 

            Durant les trois années que prit le travail des 2 tomes du Sursis, le talent de Gibrat n'était pas en vadrouille.

 

 

Alexandre Anizy

 

Davodeau au cénacle ?

Publié le par Alexandre Anizy

            A la poursuite d'Etienne Davodeau...   

 

 

 

            Après l'agréable surprise des Ignorants, nous avons tiré le trait de Davodeau. D'abord jusqu'à Chute de vélo (Dupuis, août 2013, en livrel), où la couleur fait son apparition : si cela nous rappelle des paysages de Julian Taylor, on regrette la faiblesse du scénario. Puis retour gagnant au Noir & Blanc avec Le chien qui louche  (Futuropolis / musée du Louvre, 2013, en livrel). 

 

            Force est de constater que Davodeau n'est pas loin de pénétrer notre cénacle de la BD.

 

 

Alexandre Anizy