Virginie OLLAGNIER gagne le Prix du Touquet

Publié le par Alexandre Anizy

Pour son 1er roman, Virginie OLLAGNIER a réussi un coup de maître. Le jury du Prix du 1er roman du Touquet, présidé par Patrick POIVRE D’ARVOR, l’a fort justement récompensée.

En effet, les 3 S (sujet, structure, style) confinent à l’excellence.

 
« Toutes ces vies qu’on abandonne » (édition Liana Levi, 278 pages, 18 €) montre les blessures de la guerre en 1918, les débuts de la psychiatrie, le jaillissement contenu du désir chez une jeune femme particulière.

Les moments graves sont racontés avec une sobre élégance, et un ton léger ponctue le reste, comme par exemple la première phrase : « Sa robe soulevée jusqu’à la naissance de ses bottines crottées, vraiment cela ne faisait pas sérieux. Claire le pensait bien, mais s’en moquait. »

 
Bien sûr, on pense un peu aux « Thibault » de Roger Martin du Gard (en poche et en Pléiade), une fresque romanesque dont nous ne retenons ici que la dernière partie. Le souvenir de la lecture du roman d’Ernest HEMINGWAY, « l’adieu aux armes » (en poche), nous revient aussi. Mais si le contexte est le même, les sujets développés dans ces 3 romans sont différents : n’écrasons donc pas Virginie OLLAGNIER du poids de la renommée de ses aînés !

La faiblesse relative de ce livre : le titre. C’est bien peu, vous en conviendrez. Alors, courez chez votre dealer préféré !

 
Alexandre Anizy

Publié dans Notes culturelles