Société Générale : le pare-feu pour Daniel BOUTON

Publié le par Alexandre Anizy

Nous savons que, dès la découverte de la gigantesque fraude du trader Jérôme KERVIEL, la Société Générale a élaboré durant le week-end un plan de sauvetage, qu’elle mit en œuvre dès le lundi matin sur les marchés.

Une partie du plan consistait à préparer une augmentation de capital. Lorsque Daniel BOUTON annonça le jeudi ce que la Société Générale avait découvert le samedi précédent, ce qu’elle avait entrepris sur les marchés durant 3 jours, il ne manqua de préciser que la Société Générale allait augmenter son capital et que cette opération était déjà assurée, ce qui prouvait la confiance accordée par le milieu bancaire à la banque française, puisqu’elle était garantie par 2 grandes banques internationales.

 

Or il apparaît maintenant que Morgan Stanley et JP Morgan auraient exigé le maintien de Daniel BOUTON à la tête de la banque pour mener l’augmentation de capital : forcément, ce type d’opération prend du temps, un temps précieux durant lequel le soufflé de l’indignation retombera inéluctablement.

 

Nous posons quelques questions (apparemment les médias ne le font pas) :

  • Daniel BOUTON a-t-il conduit seul la négociation avec les 2 banques ?
  • Le maintien de Daniel BOUTON est-il réellement une clause sine qua none pour avoir la garantie bancaire, si clause il y a ?
  • Qui a réellement demandé cette clause, si elle existe ?

Vous trouverez en filigrane un début de réponse dans notre note économique du 4 février 2008.  

Quoi qu’il en soit, au jour d’aujourd’hui, nous constatons qu’objectivement un pare-feu est aménagé pour maintenir Daniel BOUTON à la tête de la Société Générale.

 

Alexandre Anizy