Jean-Claude JUNCKER défenseur des rentiers ?

Publié le par Alexandre Anizy

Le Président de l’Euro groupe Jean-Claude JUNCKER vient de faire une déclaration dont les politiciens aguerris ont le secret : les augmentations de salaires « scandaleuses » des dirigeants d’entreprises. De plus, les primes de départ (en règle générale non imposables) représentent « un fléau social ».

Il n’a pas tout à fait tort : près de 75 % des patrons des grandes sociétés françaises ont gagné 40 % de plus en 2007 qu’en 2006.
« Nous courons le risque de ne plus être compris par nos concitoyens si nous leur adressons d’un côté des appels incessants à la modération salariale pour freiner l’inflation et que de l’autre les chefs d’entreprise font l’inverse. » a dit Jean-Claude JUNCKER le luxembourgeois.

Ah ! L’indignation morale, c’est devenu un exercice obligatoire pour un politicien qui veut réussir.
« Une action internationale s’impose » ajoute-t-il.
On n’est pas prêt d’en voir le début du commencement.

JUNCKER n’étant pas un dangereux extrémiste ou un alter mondialiste, il faut s’interroger pourquoi les « comportements extravagants » des grands managers sont-ils dans la ligne de mire des membres de l’Euro groupe ? N’est-ce pas objectivement prendre position une nouvelle fois en faveur des rentiers (ici les actionnaires) dont certains se sentent spoliés en toute légalité. Comme par exemple ceux du groupe WENDEL qui ont un peu renâclé après la découverte de la superbe opération (d’un point de vue technique) d’enrichissement de quelques cadres dirigeants.


Alexandre Anizy

Publié dans Notes politiques

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