Carla DEL PONTE en perdition

Publié le par Alexandre Anizy

Lorsqu’elle était procureur du Tribunal Pénal International pour l’ex Yougoslavie (TPIY), l’obsession antiserbe de Carla DEL PONTE était préjudiciable à la réputation de cette juridiction exceptionnelle.

Il est vrai que ce Tribunal est déjà un fait du prince :

« En créant le Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie après les horreurs qui accompagnèrent l’éclatement de celle-ci, le Conseil de Sécurité a, en 1993, agi hors de ses compétences. Il donnait d’ailleurs à cette juridiction pénale d’exception des pouvoirs exorbitants, à commencer par la possibilité d’aménager elle-même la procédure suivie devant elle, ce qu’elle a fait à plus de douze reprises entre 1994 et 1997. » François TERRé, membre de l’Institut de France (le Monde 14 mars 2006 : « comment le TPIY a permis à MILOSEVIC de se poser en victime »)

Il est vrai aussi qu’elle poursuivait une action entreprise par son prédécesseur, la canadienne Louise ARBOUR, qui, deux semaines après avoir inculpé MILOSEVIC, fut nommée membre de la Cour Constitutionnelle du Canada … « Il n’y avait ainsi plus personne à qui poser des questions sur les raisons pour lesquelles on avait prononcé cette inculpation. » Stanko CEROVIC (« dans les griffes des humanistes », édition Climats 2001, 317 pages, 21,34 €)

 

Avant de partir précipitamment et sur ordre de son Ministre pour l’Argentine comme ambassadeur de la Suisse, Carla DEL PONTE s’est une nouvelle fois trompée. Dans son livre « la chasse, moi et les criminels de guerre » (publié en Italie), elle accuse les rebelles de l’UCK (Albanais du Kosovo) d’avoir commis les pires atrocités (prises d’organes pour le commerce) sur des Serbes et autres Slaves avant de les tuer : pire que cela pour un procureur, elle dit qu’elle n’a pas de preuves suffisantes, parce que les responsables de l’Otan l’auraient empêchée d’enquêter … Mais quand on prétend défendre des valeurs, le moins qu’on puisse faire n’est-il pas de les défendre personnellement, quitte à perdre son job de procureur en démissionnant pour cause de pression inacceptable, par exemple ?

Devinez qui a descendu ce procureur indigne dès la parution de son livre : son ancienne porte-parole Florence HARTMANN. Dans les termes suivants : elle "n’a pas le début d’une preuve" pour étayer ces accusations" ; "irresponsable" et "indigne" de présenter "comme des faits avérés ce qui, en réalité, a été impossible à prouver".

Comment doit-on appeler un procureur qui dénonce sans preuve ?

A deux reprises, Carla DEL PONTE s’est fourvoyée : comme juriste en acceptant le job de procureur du TPIY et comme ex procureur du TPIY.
Carla DEL PONTE est une femme en perdition. 

 
Alexandre Anizy