Irlande 1 - Europe 0

Publié le par Alexandre Anizy

Nous remercions le peuple irlandais pour avoir osé le « NO » quand tous leurs dirigeants « responsables » les poussaient sur la route de la servitude européenne (lire note du 1 février et du 2 février 2008 « L’Europe à la mode HAYEK est une économie communiste de marché »).

Parce que cette Constitution européenne maquillée à Lisbonne n’apporte rien de concret aux citoyens irlandais mais qu’elle réduit les limites de leur souveraineté, ils ont, comme les Français et les Hollandais avant eux (rares pays où la parole fut donnée directement au peuple pour décider), rejeter ce texte impopulaire (et pas seulement dans les 3 pays où le peuple a voté directement « NON »).

N’est-ce pas une ruse de l’Histoire que de voir un des pays les plus gâtés par les subventions bruxelloises appliquer avec brio pour la 2ème fois (la 1ère étant le Traité de Nice) le principe premier du libéralisme, à savoir un utilitarisme bien compris, en vogue dans les têtes des « responsables » européens ?

Pour le Président tchèque Vaclav KLAUS, le traité de Lisbonne est « fini » et il n’est « plus possible de poursuivre la ratification ».
Même si le ministre anglais David MILIBAND a affirmé vendredi que le processus de ratification allait se poursuivre au Royaume Uni, le pusillanime Gordon BROWN, Premier Ministre anglais souhaitant le rester le plus longtemps possible, ne va-t-il pas, comme son ami de 30 ans (Tony BLAIR) l’avait fait, repousser aux calendes grecques la ratification du Traité ?
C’est la question des prochains jours.

Avec 53,4 % de « NO » contre 46,6 % de « YES », le rejet est net.
Avec un taux de participation de 53 %, il sera difficile de rejouer le coup irlandais de 2001 où les « politiques » avaient utilisé la faible participation (< 35 %) pour organiser un 2ème référendum, après avoir obtenu quelques dérogations.

 
Alexandre Anizy

Publié dans Notes politiques

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