Jean NOUVEL un enlaidisseur prétentieux

Publié le par Alexandre Anizy

Vous connaissez forcément Jean NOUVEL, cet architecte chauve qui soigne sa communication. Il vient de recevoir le prix Pritzker, c'est-à-dire le Nobel de l’architecture, ce dont nous le félicitons.

Jean NOUVEL résume lui-même sa pensée à 3 moments de sa carrière.

  • Années 1970 : « l’avenir de l’architecture n’est pas architectural » ; parce que c’est « une pétrification d’un moment de culture », son avenir se trouve en dehors de son histoire ;
  • Années 1990 : « après la dissipation des brumes architecturales » ; il s’agit alors de prendre en compte « le chaos urbain », constitué par le télescopage d’éléments disparates d’où émane une poétique de la ville. « L’architecture n’est jamais qu’un processus de modification » ;
  • Années 2000 : « la nécessité de se battre contre une architecture générique et de promouvoir une architecture vivante, qui évolue, apparaît et disparaît ».   

Comme il « considère que beaucoup de choses sont déjà là et qu’il n’est pas question de brutaliser la ville, comme on l’a fait à l’époque d’HAUSMANN », il propose des tours géantes : c’est original.

Il est bon de souligner que le milieu urbain, qu’il convient de ne pas brutaliser, Jean NOUVEL l’a façonné à sa manière : depuis des années, c’est un apôtre des « boîtes à chaussure verticales », notamment pour Paris. Alors son projet vient d’être retenu à la Défense : la tour Signal.

Attention ! Ce n’est pas une vulgaire « boîte à chaussure verticale », parce qu’ « avec cette tour, je mets en place une autre stratégie : la ville verticale. »
Personne n’a expliqué à Jean NOUVEL que verticalement, il n’y a rien.

Alors, rien que çà ? Non, bien sûr. «J’ai eu tendance à jouer moi-même un peu les artistes, parce que je me suis inspiré du travail du grand mathématicien Benoît MANDELBROT, l’un des découvreurs des fractales. » Dans quelle partie de l’édifice ? Les images dans les loggias immenses sont des images fractales. C’est dingue, n’est-ce pas ? 

Jean NOUVEL définit ainsi son métier : « L’architecte est un kleptomane. Il pique tout. Partout. Dans la rue. Dans la technique. Dans les objets. Et dans l’art. »
Il aurait aussi bien pu dire comme Louis ARAGON (« les yeux d’Elsa » in La Pléiade tome I, page 746) : « Car j’imite. Plusieurs personnes s’en sont scandalisées. La prétention de ne pas imiter ne va pas sans tartuferie, et camoufle mal le mauvais ouvrier. Tout le monde imite. Tout le monde ne le dit pas. » Mais il utilise le mot « kleptomane » (une personne souffrant d’une impulsion pathologique qui la pousse à voler). Intéressant cet emploi, n’est-ce pas ?

Cette définition doit faire bondir certains de ses confrères.

 
Alexandre Anizy