Le banquier MADOFF et les gogos

Publié le par Alexandre Anizy

Bernard MADOFF était une éminence de Wall Street, puisqu’il fut Président du Nasdasq (la Bourse où sont notamment cotées les valeurs technologiques). Son ramage était donc particulièrement luisant.

 

Cet homme ayant pignon sur rue a réussi à escroquer de riches particuliers, de grandes institutions financières (BNP Paribas – 350 millions -, Natixis – 450 millions -, par exemple), pour un montant évalué à 37,1 Milliards d’euros, soit l’équivalent du Produit Intérieur Brut (PIB) du Luxembourg. Par quel moyen ? Une arnaque fondée sur le principe de la fraude pyramidale ou « pyramide de Ponzi » (inventée au cours des Années Folles) : on paie les intérêts des premiers déposants avec le capital remis par les clients suivants. Inéluctablement, l’édifice s’écroule lorsque les anciens veulent récupérer leurs mises.  

C’est ce qui arriva dans la nuit du jeudi au vendredi 12 décembre 2008, et ce que le fils de Bernard MADOFF révéla au FBI.

 

Depuis près de 40 ans, la société Madoff Investment Securities réussissait à offrir des rendements, bon an mal an, de 7 à 11 % : de la magie !

Il y a bien un concurrent, Harry MARKOPOLOS, qui dénonça la fraude en 1999, dans un courrier adressé à la SEC (le gendarme de la Bourse américaine) : « Madoff Securities est le plus gros schéma de Ponzi. ». Mais il était évident que cette attaque suintait la jalousie et la rancune. Remarquez que la SEC ne restait pas inerte, puisqu’elle enquêta en 1992, en 2001, en 2005, en 2007 … sans découvrir la gigantesque escroquerie fondée sur un principe si simple … Cela nous laisse rêveurs sur la qualité des contrôles des experts.

 

Cette histoire nous fait penser à celle dite des « avions renifleurs », où nous vîmes le brillant polytechnicien et énarque Valéry GISCARD D’ESTAING et d’autres sommités françaises abusées comme un vulgum pecus.

 

Quelle est la leçon à retenir ?

En toutes circonstances, il convient de ne pas être aveuglé par l’éducation reçue ou la position sociale de ses interlocuteurs.  

 

Alexandre ANIZY