Paul WOLFOWITZ l'arroseur arrosé

Publié le par Alexandre Anizy

Paul WOLFOWITZ, vous connaissez ?
Mais si, vous savez bien : cet américain bien éduqué appartient au camp des (néo)conservateurs. Il élabora avec d’autres la stratégie de la communication du Président BUSH junior sur les Armes de Destruction Massive que l’Irak possédait : ils en avaient des preuves. Vous connaissez la suite de l’histoire…

Pour le remercier de ses services, le gouvernement américain plaça cet idéologue à la tête de la Banque Mondiale, où il entreprit une croisade anti-corruption.

Mercredi 13 avril 2007, un scandale éclatait sur la place publique : l’amie de cet américain vertueux (Shaha Riza, c’est son nom), qui travaille aussi à la Banque Mondiale, avait bénéficié d’une augmentation exceptionnelle lors de son détachement de la Banque (son règlement interdit à un supérieur d’avoir des relations avec un subordonné) et le patron WOLFOWITZ ne semble pas être totalement étranger à cette envolée salariale.


En général, les histoires d’alcôves ne nous intéressent pas, mais celle-là est trop drôle : un (néo)conservateur vertueux se fait prendre la main dans le pot de confiture, en quelque sorte, alors qu’il n’a comme unique programme d’action que « la lutte anti-corruption ». Le sort de ce monsieur WOLFOWITZ est entre les mains du Conseil d’Administration : l’arroseur sera-t-il arrosé ?

 

Pour notre part, nous avons pu observer certaines choses paradoxales, comme par exemple :
le dirigeant d’entreprise qui place la loyauté comme la première des vertus et qui l’exige de ses employés et de ses associés, sera le premier à les trahir sans vergogne ;
le politicien qui place la morale comme 1er objectif politique est le dernier à s’en soucier.


En ce moment, il ne faut pas oublier ces leçons.

Alexandre Anizy