On ressort le vieux social-traître DELORS

Publié le par Alexandre Anizy

En politique, presque toutes les manœuvres sont bonnes pour ramasser des voix à la marge de son camp.

Pour commencer, prenons SARKOZY de NAGY BOCSA. C’est dimanche soir que son ami Eric BESSON (vous savez bien, le député socialiste arriviste qui a claqué la porte du PS : on ne lui offrait sans doute pas la place qui revenait à son talent incommensurable…) a annoncé son ralliement au profiteur de l’île de la Jatte, avec un soutien actif au meeting de lundi soir.

Bernard TAPIE, qui ne s’en sort pas dans son affaire Adidas où il fut spolié par sa banque, qui nous jure qu’il n’a passé aucun deal avec le clan SARKOZY pour un futur accord transactionnel qui le remettrait financièrement à flot, est venu bafouiller lamentablement un propos politique, dont la cohérence n’avait d’égale que son ineptie, dans lequel il soutenait son nouveau maître et il tirait à boulets bruns (c’est la meilleure couleur pour cet individu) sur la gauche royaliste.
Tous les coups sont permis, n’est-ce pas ?

 

Marie-Ségolène ROYAL n’est pas en reste. Dès lundi, elle racolait les électeurs de BAYROU auquel elle propose un dialogue public sur des points-clés de leurs projets. L’ordre juste impose la publicité des tractations.
Pour faire bonne mesure dans cette direction, le vieux social – traître DELORS est ressorti du placard.

 
C’est un appel cohérent avec la véritable pensée de Marie-Ségolène ROYAL : HOLLANDE et ROYAL ne faisaient-ils pas partie du Club de DELORS au temps béni de la gauche caviar ? Nous devons à ce monsieur DELORS : le virage libéral de la France en 1983 où à compter de cette date le partage de la valeur (chère à la madone) ajoutée profitera bigrement au Capital ; toutes les mesures libérales appliquées depuis 20 ans par Bruxelles sont écrites ou découlent logiquement du livre blanc du marché unique de 1986 défendu par Jacques DELORS quand il était le Président de la Commission Européenne.

Depuis cette date, ce social – traître ne cesse de pleurnicher sur l’Europe sociale qui n’avance pas, etc. Comme nous n’avons jamais pris DELORS pour un imbécile, nous savons qu’il ne pouvait pas ignorer le fossé gigantesque qu’il ouvrait en 1986 entre l’Europe économique, financière, et l’Europe sociale. Le jésuitisme convient à ce monsieur.
Aujourd’hui, DELORS est toujours fier de son œuvre européenne.

 
Marie-Ségolène ROYAL est dans la même posture : avec elle, l’Europe des financiers se poursuivra.
Comme d’ailleurs avec Nicolas SARKOZY de NAGY BOCSA.

Alexandre Anizy

Publié dans Notes politiques

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