Faits et gestes (communication non verbale II)

Publié le par Alexandre Anizy

D’abord, le geste du président SARKOZY de NAGY BOCSA pendant son allocution à l’Hôtel de Ville de Paris où il était reçu par le maire Bertrand DELANOË, que nous avons vu sur le petit écran. Que dit le président à cet instant précis ? De mémoire, le message était « (…) je respecte (…) » l’opposition ou bien les adversaires politiques. Mais au moment où il prononce ces mots « je respecte … », son bras gauche main tendue balaie le pupitre pour finir presque à hauteur de l’épaule gauche : le geste qui écarte, qui rejette quelque chose ou quelqu’un. C'est-à-dire quasiment le contraire des paroles prononcées. 

Ensuite comme nous, vous avez remarqué l’omniprésence du président SARKOZY de NAGY BOCSA : le bon peuple de France n’ignore rien de l’emploi du temps présidentiel, y compris les joggings. Surtout les joggings, diront certains. Car sur ce plan le président SARKOZY de NAGY BOCSA est en harmonie : une politique de réformes, donc de mouvements, conçue et orchestrée par un homme en mouvement. L’image du joggeur SARKOZY de NAGY BOCSA dépoussière la fonction (un objectif du message visuel) et ringardise les images statiques des opposants : les Américains ont vu Bill CLINTON jogger pendant des années. La référence du président français ne serait-elle pas plutôt CLINTON que KENNEDY ? En tout cas, les communications des 2 leaders ont été examinées à la loupe pour une bonne adaptation.

De plus, nous mettons aujourd’hui en exergue le comportement séditieux du patron de presse Jean-Marie COLOMBANI (un atavisme peut-être ?) : parce qu’il n’a pas été reconduit dans ses fonctions conformément aux statuts de l’entreprise LE MONDE, ce patron regrette son éviction anti-démocratique et en appelle au Conseil de Surveillance pour sauver son poste ! Mais quand il a pris le pouvoir en 1994, avec prolongation en 2001, COLOMBANI n’avait rien à dire sur les statuts de l’entreprise et surtout, quand il avait le pouvoir, il n’a jamais œuvré pour changer les statuts … qu’il n’apprécie plus aujourd’hui.
COLOMBANI est soutenu dans les journaux par un autre grand patron de presse (et d’autres activités), un collègue et ami (de gauche, paraît-il), avec les mêmes arguments pro – démocratiques et anti-contractuels : M. Claude PERDRIEL ignore-t-il les statuts de ses sociétés (en un mot, le Droit) dans la gestion de ses affaires ? Il est permis d’en douter.

Démocratie, que ne fait-on pas en ton nom ?

Enfin, nous relevons un fait dans le XIIème arrondissement de Paris, où Arno KLARSFELD vient d’être parachuté. Comme personne n’ignore que cet homme a été garde frontière de Tsahal (armée israélienne), il reçoit un bon accueil de la communauté juive de la circonscription où l’UMP risque de perdre le siège, puisque Marie-Ségolène ROYAL y a devancé SARKOZY de NAGY BOCSA de 900 voix.
Réponse immédiate du Parti Socialiste à ce parachutage de dernière minute ? Le suppléant Alexis CORBIèRE était remplacé par Karen TAÏEB, épouse d’un animateur de l’Association pour le bien-être du soldat israélien.

Les actes en disent souvent plus long que les discours.

Nous sommes déjà dans une France de communautés : les partis politiques suivent la pente.

Alexandre Anizy