Sommet G8 Rostock Pas si autonomes que çà

Publié le par Alexandre Anizy

Le Sommet du G8 se tient du 6 au 8 juin à Rostock, une station balnéaire du nord de l’Allemagne. Les alter mondialistes sont déjà en piste : une grande manifestation était organisée samedi dernier dans la ville. 80.000 participants selon ATTAC, 25.000 selon la police : nous dirons 40.000.

Vous imaginez bien que toutes les polices, services de renseignements, etc., d’Europe et d’Allemagne en particulier collaborent pour surveiller les déplacements des « gens connus des services ». C’est la règle du jeu : gouverner, c’est prévoir, et donc être bien informé.

Dans ces conditions, il nous paraît toujours étonnant que 2.000 personnes selon la police, soit 8 % des manifestants comptés par la même source, habillées pour la plupart en noir avec cagoule assortie, ont pu s’infiltrer, se regrouper au cœur du défilé pour former un carré compact (appelé « bloc noir », « black block », schwarzer block ») au milieu d’une masse bariolée, pour ensuite charger les forces de l’ordre : 150 policiers au tapis, dont 25 grièvement, pour 78 interpellations.

Il faut être naïf pour continuer à appeler « autonomes » des castagneurs qui comme toute nébuleuse politique sont infiltrés par les agents de l’Etat. Ce qui est surprenant, c’est parfois la facilité avec laquelle ces soi-disant autonomes parviennent à se rendre à un rendez-vous, à pénétrer "déguisés" dans une manifestation, à se regrouper en carré compact pour charger les flics.

A cet égard, à la fin des années 70, nous nous souvenons d’une grande manifestation organiser pour sauver la Lorraine en débâcle : la famille WENDEL avait déjà sauvé ses meubles et laissé le sale boulot à l’Etat. C’était à Paris, et place de l’Opéra les autonomes avaient surgi pour casser les vitrines, envoyer quelques projectiles avec des lance-pierres en direction des CRS. Plus tard, on apprit que des flics en civil (jean, baskets, blouson) avaient contribué activement au bordel.

A Rostock comme à Paris autrefois, les autonomes ne le sont pas pour tout le monde.

Alexandre Anizy