Petit bonheur : Alice FERNEY flingue Olivier ADAM

Publié le par Alexandre Anizy

Que se passe-t-il dans le petit monde des Lettres ? Depuis quelques temps, il semble que ça flingue dans les gazettes et autres supports plus spécialisés : la langue de bois et le renvoi d’ascenseur auraient-ils disparus par enchantement ?

 
Dans notre note du 6 août, nous écrivions qu’Olivier ADAM se relèvera après « falaises » et qu’on allait parler de lui à la rentrée. En effet, dans le mois d’août, on évoquait déjà son nom sur les listes des prix importants à cause de son nouveau roman. Quelle pitié !

Soudain, un éclair de lucidité a traversé le ciel parisien pour rétablir la vérité par l’entremise d’un élégant messager : Alice FERNEY confirme notre appréciation sur ce jeune auteur photogénique, ce qui serait son unique qualité.

Que dit-elle ? « Hélas, il n’y réussit pas (nous offrir un roman psychologique, réaliste et populiste, précise ici A.A.). Sans doute en fait-il trop, la voix chante faux. Bien sûr on croit parfois être ému. Pour tout dire, on s’y oblige : tant de tragique force la compassion. Le romancier est seul mis en cause : la matière de son texte et l’écriture font « fabriquées » (…) Mais faire dire putain à une femme déprimée ne suffit pas à la faire exister.» Alice FERNEY, in Le Figaro du 30/8/07

Pour finir le costume, Alice FERNEY nous donne la vision du monde du jeune auteur photogénique en le citant : « On ne se remet jamais de rien, la vie est une merde, rien ne nous distingue vraiment les uns des autres, on ne se connaît pas »
Mazette ! Quelle profondeur !
Pour achever son papier, elle conclue : « A l’abri de rien est un roman dans l’air du temps, peu écrit, peu senti, plein de bons plutôt que de vrais sentiments (…) »

Au sujet d’Olivier ADAM, vous n’avez plus d’excuse : vous savez maintenant que vous n’êtes à l’abri de rien, et surtout pas du pire.

Alexandre Anizy

P.s :
Autre petit bonheur dans le Nouvel Observateur du 30 août, au sujet du dernier livre signé Simon LIBERATI : « Jamais l’influence de la colique sur la métaphysique n’avait été observée de si près. Le titre ? « Nada exist ». CQFD en 420 pages. » Grégoire LEMéNAGER, page 116. 
Voir notre note du 22 août « la complaisance d’André ROLLIN … »

 

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