Le futur revirement français sur la question turque

Publié le par Alexandre Anizy

Devant la Commission BALLADUR, le Secrétaire d’Etat aux Affaires Européennes Jean-Pierre JOUYET (vous savez bien, l’énarque ami de 30 ans du « couple » HOLLANDE ROYAL, un Gracque 40 qui se prétendait socialiste) a préconisé une réforme : supprimer l’obligation du référendum pour toute nouvelle adhésion d’un pays à l’Union Européenne.

Ainsi, il faut croire que pour le sieur JOUYET, le peuple ne doit pas être souverain pour ce genre de choses : ils s’arrangent si bien entre eux à Bruxelles et ailleurs, les eurocrates. Nous sommes même convaincus qu’ils se voient comme l’avant-garde de la communauté européenne, qui doit éduquer les peuples qui n’auraient pas compris que le mal qu’on leur fait est pour leur bien…

JOUYET, un gracque 40 de la gauche défaite, n’est pas démocrate mais républicain (voir notre note « la haine de la démocratie » du 29 mai 2007).

Bien sûr, il s’exprimait à titre personnel, mais après avoir obtenu le feu vert de l’Elysée : une sorte de liberté accordée par le maître.

Comme la France a accepté que les négociations avec la Turquie pour son adhésion à l’Union Européenne s’ouvrent en cette fin d’année, cette salve tirée sur la souveraineté du peuple en la matière nous indique que l’oligarchie française trouvera au moment opportun la formule qui la libérera de toutes les entraves constitutionnelles et démocratiques.
L’oligarchie européenne veut la Turquie dans son espace économique : elle l’aura. Le reste n’est que promesse électorale printanière vite oubliée.

Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

Alexandre Anizy

Publié dans Notes politiques

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