Cathy KOPP vaut-elle mieux que Denis GAUTIER-SAUVAGNAC ?

Publié le par Alexandre Anizy

Cathy KOPP succède à Denis GAUTIER-SAUVAGNAC à la tête de la négociation sur la modernisation du travail. En effet, les Ressources Humaines et la modernisation du travail, ce sont des sujets qu’elle maîtrise bien, notamment grâce à son parcours chez IBM.

Par exemple, de 1992 à 1996, Cathy KOPP est DRH d’IBM France.
A ce titre, on suppose qu’elle n’ignore rien de ce qui s’est passé avec le plan PARCH 94, notamment sur le site de Montpellier, où plusieurs dizaines de salariés ont été amenés à signer le 31 mai 1994 des protocoles dit de résiliation conventionnelle de leur Contrat de Travail : un avenant au protocole prévoyant qu’il était signé sous condition suspensive de leur embauche sous Contrat à Durée Indéterminée par la société en cours de formation DSIE.
Ces salariés seront bien embauchés par DSIE et ils procèderont bien au montage de quelques centaines de moniteurs. Mais le 25 janvier 1995, DSIE est placée en liquidation judiciaire et le 3 février 1995, tous les salariés sont licenciés pour motif économique.
La belle histoire n’aura donc pas duré 1 an…

L’arrêt de la Cour d’Appel de Montpellier du 1 avril 1999 (n° 97/00281) a ordonné la réintégration des salariés appelants, a condamné la société SA IBM France à verser des dommages intérêts, parce que la Cour a décidé que le mécanisme mis en place par IBM France s’analysait en un DOL.

Définition juridique du DOL :   manoeuvre frauduleuse ayant pour objet de tromper l'une des parties à un acte juridique en vue d'obtenir son consentement.

C. civ., art. 887, 1116, 1147, 1150, 1792 et 1967.

En juillet 2000, Cathy KOPP devient DG de la filiale française d’IBM et 8 mois plus tard la Présidente, qui quittera le Groupe IBM seulement quelques mois après sa nomination (juillet 2001) : il est vrai qu’entre temps « le système de notation interne des salariés d’IBM » avait fait parlé de lui dans la presse …

 
Comme on le voit en partie ci-dessus, Cathy KOPP est une « pro » des ressources humaines. Il est certain que son parcours professionnel a séduit la patronne du MEDEF, l’héritière PARISOT, dont nul ne doit ignorer ce qu’elle pense du Code du Travail : "La liberté de penser s'arrête là où commence le code du travail".

Face à ce bel équipage, nous souhaitons « bon courage » aux Syndicats.

 
Alexandre Anizy