Bernhard Schlink et l'élite allemande décomplexée

Publié le par Alexandre Anizy

 

En lisant « la circoncision » de Bernhard Schlink (Folio, septembre 2009, 85 pages), nous étions consternés par la banalité du thème et des propos : l'amour et ses difficultés entre un Allemand thésard à New York et une Américaine de confession juive dont la famille a connu l'enfer des camps.

 

Une fois le livre refermé, quelle en est l'écume ? En opposition au geste d'amour de l'Allemand, son énervement quand le passé infâme est évoqué.

En le publiant en 2003, Bernhard Schlink ne se plaçait-il pas dans la tendance politique de l'élite allemande décomplexée qui s'émancipe du passé nazi, puisque le temps aurait déjà fait son œuvre et que l'Allemagne aurait donné suffisamment de gages ? Sur ce sujet, n'est-il pas dans la ligne du philosophe Peter Sloterdijk ?

 

 

Alexandre Anizy