Daniel Cohn-Bendit l'antidémocrate récidiviste visé par Chantal Delsol ?

Publié le par Alexandre Anizy

Après la votation suisse contre les minarets, la crapule écolo-libérale Daniel Cohn-Bendit a récidivé dans sa hargne « anti-démocratie » lors d’un entretien au Temps le 2 décembre :

« Je suis pour une démocratie directe « encadrée » par une Constitution qui ne permette pas de voter sur n’importe quoi. »

Après la « démocratie représentative », Cohn-Bendit nous offre donc un nouveau concept : la « démocratie directe encadrée ». S’il dit par quoi (mais une démocratie n’est-elle pas toujours régie par une Constitution ?), nous ignorons tout du « par qui ? ».

Mais on peut deviner en lisant la suite du propos :

« La priorité de l’élite politique suisse hostile à ce vote doit être de remobiliser la population en vue d’un nouveau référendum. (…) Capituler devant cette angoisse populaire serait une défaite pour tous les démocrates. (…) La Suisse ne doit pas se laisser ligoter par cette décision populaire jusqu’à la fin des temps. »

Pour Cohn-Bendit, le schéma est simple : l’élite politique doit faire revoter le peuple quand celui-ci n’a pas répondu dans le bon sens, enfin, celui de l’élite, vous aviez compris … Pourquoi ?

Peut-être parce que l’élite constitue une sorte d’avant-garde de la démocratie (avant-garde, on a déjà entendu cette bonne blague ailleurs, vous souvenez-vous ?), ou bien parce que ce sont des gens inspirés (puisqu’ils savent ce qui est bien ou mal pour le peuple), alors que les populaires réagissent en fonction de leur angoisse, de leurs instincts primaires, vous voyez le genre …

 

Avec le « Non » irlandais, nous avions déjà eu une première coulée anti-démocratique de la crapule écolo-libérale Daniel Cohn-Bendit : voir notre note

http://www.alexandreanizy.com/article-20346686.html

Avec la votation suisse, il récidive en enrichissant son propos : le projet politique anti-démocratique se précise.

 

 

D’aucuns penseront que nous exagérons ou qu’un parti pris fausse notre analyse, mais il se trouve que la philosophe Chantal Delsol, qui a selon nous de mauvaises fréquentations politiques (1), le dit aussi :

« Ce n’est pas le vote suisse qui représente un nouveau missile contre la démocratie, mais les réactions au vote suisse. » ;

« Autrement dit, il y a une voix extérieure et sommitale qui juge ce qu’un peuple décide, et jauge cela à une aune … Laquelle d’ailleurs ? » ;

« Nous voyons s’avancer tout doucement la justification d’un nouveau régime : une oligarchie. Elle ne fera pas tomber les démocraties par quelque révolution démodée. Elle agira sournoisement, comme elle a déjà commencé à le faire. ».

 

A notre avis, la crapule écolo-libérale Daniel Cohn-Bendit joue bien son rôle au sein du club anti-démocratique. 

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) : Chantal Delsol est l’épouse du politicien Charles Millon.

 

Publié dans Notes politiques

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