Débuts de Don Winslow

Publié le par Alexandre Anizy

Ceux qui ont aimé La griffe du chien¹ seront forcément déçus par Dernier verre à Manhattan (Seuil, octobre 2013, 375 pages, 21 € - gracieusement offert par l'éditeur), un polar antérieur (10 ans !) au chef d'œuvre de Don Winslow, mais les amateurs pourront y chercher le début de la méthode de l'auteur.

 

En effet, dans Isle of Joy (le titre original de Dernier verre à Manhattan – pourquoi ce choix ?)  on  trouve : un sénateur de Boston catholique d'origine irlandaise qui veut se présenter à la présidentielle de 1960, ayant pour éminence grise son frère, marié à une femme de vieille famille désargentée et d'origine française, un politicien qui culbute allègrement les donzelles qu'on lui fournit, notamment une starlette blonde qui ne crache pas sur le sexe, un patron du FBI qui adore les dossiers boueux sur le personnel politique (et les autres), etc.

Vous avez bien sûr reconnu le petit monde de Don Winslow, qu’il plonge dans l'univers impitoyable de l'espionnage en 1958.

 

C'est l'architectonique sophistiquée qui nous a maintenus dans ce livre, quand l'anachronisme du fond de l'intrigue nous aurait fait lâcher. L'erreur fut corrigée avec La griffe du chien. Ne parlons pas du style, puisque ce n'est pas de toute façon ce que l'on retient de Don Winslow.   

 

 

Alexandre Anizy

 

(¹) : lire notre billet

http://www.alexandreanizy.com/article-la-griffe-de-don-winslow-119827889.html

 

 

Publié dans Notes culturelles

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