Henri Proglio ridiculise Christine Lagarde

Publié le par Alexandre Anizy

Alors que l'incompétent ministre Christine Lagarde avait déclaré officiellement aux sénateurs, le 5 novembre 2009, qu' « en qualité de président d'EDF, il n'est pas question de cumul de rémunérations » pour Henri Proglio, ce qui signifie qu'il « percevra une seule et unique rémunération », ce personnage a obtenu ce qu'il avait réclamé à l'Elysée : 2 millions d'euros de rémunérations cumulées. Et Christine Lagarde a osé défendre ce deal devant les parlementaires.

(Rappelons ici notre note Henri PROGLIO chez EDF et Veolia : vers un accident industriel ?  http://www.alexandreanizy.com/article-36862251.html ).

Alors, était-ce un mensonge éhonté ou une pirouette sémantique mûrement réfléchie de la part de l'ex avocat Christine Lagarde ?

Heureusement pour elle, le ridicule ne tue plus de nos jours …


Voulant sauver la face du ministre, l'administration de Bercy a tenu à préciser que l'Etat avait veillé à ce que « la rémunération totale [d'Henri Proglio] n'excède pas ce qui lui était versé dans ses anciennes fonctions de président exécutif de Veolia ». Problème : en 2008, chez Veolia, Henri Proglio n'a touché que 1,6 million d'euros.

Puisque pour les énarques et autres cadors des Grandes Ecoles de Bercy 2 millions n'excèdent pas 1,6 million, il ne faut pas s'étonner des trous financiers dans les caisses publiques !


Plus sérieusement, que faut-il retenir ?

« Un cabinet très spécialisé a analysé que l'essentiel du pouvoir des sociétés du CAC 40 était désormais réuni entre les mains d'une centaine de personnes. Il y avait autrefois les 200 familles. Il y a aujourd'hui les 100 « managers » de la finance. L'épisode Proglio révèle que ce petit cercle au centre du système a mis la tête de l'Etat à sa botte et la soumet à ses besoins : les fondés de pouvoir du capital ont leurs positions au coeur du pouvoir politique. » Claude Cabanes (Humanité du 21 janvier 2010)

François Bayrou dit aussi la même chose, mais autrement :

« Un réseau d'influence est en train de s'installer à tous les carrefours de pouvoir. Le contrat fondateur au bas duquel Nicolas Sarkozy a apposé son nom, notamment le soir du Fouquet's, c'est que, désormais, entre intérêts publics et privés, il n'y aurait plus ce mur de verre qu'on avait respecté jusque-là, et qu'on allait s'arranger entre amis. Prenez la liste de ceux qui étaient au Fouquet's, et vous verrez ce qui a été fait pour eux. » (le Monde du 22 janvier 2010)

 


Au fait, de combien a augmenté le Smic ? Si peu cher ami.

Mais le fric, au fond, c'est vraiment le Cadet des soucis d' Henri Proglio ! La preuve ? Il vient de renoncer à sa rémunération chez Veolia (soit 450.000 €).

Une nouvelle claque pour l'incompétent ministre Christine Lagarde.


Alexandre Anizy