La loi Lang nuit gravement à la culture

Publié le par Alexandre Anizy

            Concernant le prix unique du livre, il convient simplement de constater les effets de la loi Lang :

1.     les gros éditeurs s'enrichissent par le biais de leurs filiales de distribution ;

2.     les petites librairies ferment parce qu'elles n'ont pas de marge suffisante en centre-ville pour résister à une hausse de leurs loyers, parce qu'elles ne se sont pas spécialisées, ce qui leur était difficile sans possibilité d'action sur le prix ...

3.     le nombre des lecteurs diminuent chaque année, ce qui tue l'argument des "pro Lang" qui prétendent défendre la culture de masse, notamment en préservant la diversité éditoriale grâce au prix unique ;

4.     le prix de la première édition en grand format papier est trop cher (une moyenne de l'ordre de 17 à 20 €)... et comme il sert de référence pour le prix du livrel (généralement inférieur de 15 à 25 %), force est de constater qu'il bloque le développement de ce support... pour le plus grand bénéfice des gros éditeurs. 

            Triste bilan ! Tous perdants, sauf l'éditeur-diffuseur.

           

            Aujourd'hui, sous le couvert d'une défense du "petit libraire" qui n'est plus qu'un manutentionnaire d'offices, ce sont en vérité les intérêts de quelques éditeurs mastodontes qu'on privilégie au détriment des lecteurs.

 

            Pour que vive le livre : à bas la loi Lang, vive les prix libres !

 

 

Alexandre Anizy

 

Publié dans Notes politiques

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