Meurtre littéraire de Sollers par Alice Ferney

Publié le par Alexandre Anizy

 

Il fallait que ce soit une femme, forcément, qui assassine un pape de la cité germanopratine, à savoir Philippe Sollers, parce que les quadragénaires médiocres qui ont pris le pouvoir dans le champ médiatique de la culture n'ont pas assez de couilles pour tuer un de leurs bienfaiteurs.

Pour notre part, nous n'avons pas attendu pour le dauber :

http://www.alexandreanizy.com/article-6342494.html

 

Donc Alice Ferney s'est attelée à cette tâche ingrate : lire le dernier produit du faux maître. Florilège de son article paru dans le Figaro littéraire du 17 janvier 2013 :

 

« Platon distinguait trois niveaux de la conversation : les ragots, les opinions, les idées. Pourquoi se priver du niveau 3 ? »

 

« On lit avec regret, parce que l'auteur se devrait à lui-même d'avoir travaillé davantage. »

 

« (…) Sollers rêve d'une écriture sèche (ce que Yourcenar appelait la concision brillante) mais cette ambition (de moraliste) s'anéantit dans une suffisance qui lui donne un ton péremptoire, et des facilités qui rabaissent l'ensemble. »

 

« En voulant être lapidaire, voire elliptique, Sollers devient ennuyeux : ses commentaires sont faibles, le tout-venant de la pensée. »

 

 

Quelquefois sur le boulevard Port-Royal, nous apercevons Philippe Sollers à la terrasse d'un café, ou bien assis sur un mobilier urbain, le visage un peu rougeaud - indice d'un déjeuner trop arrosé ? Mais jamais il ne parle à un arbre, lui. Le bourgeois ridicule préservera son image jusqu'au bout, c'est là son unique constance.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

PS : le Monde des Livres du 18 janvier 2013 cire toujours l'ancêtre : autrefois Savigneau, désormais Georgesco

 

 

Publié dans Notes culturelles

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