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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /Fév /2010 00:58

Tous les amis du milieu littéraire se seraient-ils passés le mot : il faut sauver le Nicolas Rey ! Et c'est ainsi qu'il engrange moultes critiques, papiers et interviews, pour son dernier roman, « un léger passage à vide » (éditions au Diable Vauvert, janvier 2010, 182 pages, 17 €).


L'ouvrage ne méritait pas cette débauche de copinage. La distanciation ironique de l'auteur ne peut pas bonifier un tombereau de niaiseries juvéniles, et le style ne nous épargne pas.


« Deux heures plus tard, ma chambre fait neuf mètres carrés. Les murs sont de couleur orange. Un Martiniquais me demande si j'ai des médicaments dans mes bagages. Ouais, je fais, vous voulez quoi ? » (p.65)


« Ils ont transporté Anaïs de mon immeuble jusqu'à son pavillon de petite fée. Je suis descendu fumer une cigarette. Les vieilles de mon étage m'ont regardé comme si j'étais un ogre pasolinien volage et forcené. Dehors, j'ai compris que même les dingues jugeaient que je tournais mal. Alors que non. » (p.97)


Pas folichon, n'est-ce pas ?

Si ça lui chante, Nicolas Rey peut bien reprendre ses beuveries en lignes : son absence ne nous gênera pas.



Alexandre Anizy

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes culturelles
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