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Portraits

Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 07:08

 

Nous apprenons que Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes (nous évoquerons un jour ce Cercle de l'esprit disparu), va polluer d'un nouvel opus doxique les étals des librairies, un livre titré « le Fabuleux Destin d'une puissance intermédiaire » (Grasset), à partir du 6 avril. Il godillera sur une rivière lénifiante qui parle d'une France pas si mal lotie, le mantra bien connu d'un certain Michel Godet.

Il faut se faire une raison : les médias n'ont pas fini d'inviter cet "expert" pour étouffer les paroles libres en occupant l'espace.

 

Nous ne voudrions pas poser en donneur de leçons (nous lui laissons ce rôle), mais on peut tout de même s'interroger sur son degré de liberté dans ses appréciations, quand on liste les liens (passés et présents) du cumulard Jean-Hervé Lorenzi :

  • président du conseil de surveillance de la société Edmond de Rothschild Private Equity Partners ;

  • membre des conseils de surveillance de la Compagnie Financière Saint-Honoré et de la Fondation du risque créée par AGF, AXA, GROUPAMA et la SOCIETE GENERALE ;

  • membre des conseils d'administration d'ERAMET, de GFI Informatique, de BNP Paribas Assurance, des PAGES JAUNES, de WANADOO, de l'Association française des opérateurs mobiles ;

  • participant au Conseil scientifique de COE-Rexecode et au comité d'audit du CREDIT FONCIER.

Quand il se présente au public en tant qu'expert, Jean-Hervé Lorenzi omet très souvent de donner ce remarquable palmarès … Mais peut-on être un économiste qui pense librement quand on a tant de fils à la patte ?

Lire notre note du 25 mars 2008 http://www.alexandreanizy.com/article-18074074.html

 

En tout cas, le concept de "conflit d'intérêts" n'a pas dû atteindre le cerveau de Jean-Hervé Lorenzi.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 15:51

 

Nous lisons maintenant que le Premier ministre François Fillon a passé ses dernières vacances de Noël aux frais du dictateur Moubarak.

 

Nous comprenons pourquoi le Premier ministre a soutenu le ministre Michèle Alliot-Marie lorsque ses vols gratuits en jet privé tunisien, au moment où le peuple se faisait canarder par les flics du dictateur Ben Ali, ont été révélés dans la presse.

 

Force est de constater que la confusion des genres est devenue la règle d'or de la pseudo-élite politique, qui apparemment doit se considérer insuffisamment payée par l'oligarchie qu'elle sert prioritairement.

 

En Égypte, François Fillon a fait mam mam !

 

 

Alexandre Anizy

 

P.S : il n'est pas inutile de rappeler que le francisquain Mitterrand a souvent séjourné en Égypte ...

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Vendredi 7 janvier 2011 5 07 /01 /Jan /2011 00:23

 

L'honorable Stéphane Hessel vient d'écrire un article qui connaît un succès retentissant dans les librairies : « indignez-vous ! » (Indigènes éditions, décembre 2010, 29 pages, 3 €). Cela déplaît à un ancien ministre aigri qui "cashtonne" dans le Figaro de la famille Dassault.

 

Ainsi, dans son billet du 6 janvier 2011, le philosophe mondain à bouclettes Luc Ferry livre sa contribution hebdomadaire à la doxa intellectuelle (nous en parlerons prochainement), dont il est une figure fort médiatisée à défaut d'être intéressante. Mais cette fois-ci, nous le prenons en flagrante malhonnêteté intellectuelle, ce qui est très gênant pour un philosophe qui radote sur la morale.

 

Comme l'écrit l'ex amant de l'Italienne, « cela paraît tout simple, mais dès que je considère des exemples concrets, tout, hélas, se complique. » En effet, "cher Luc", quand on lit attentivement l'article de Stéphane Hessel, on comprend aisément que cet homme d'honneur associe l'engagement à l'indignation :

« Quand quelque chose vous indigne comme j'ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. » (p.12)

« Une des composantes indispensables : la faculté d'indignation et l'engagement qui en est la conséquence. » (p.14)

L'indignation n'est invoquée qu'en tant qu'élément déclencheur d'un projet d'action citoyenne.

« Le motif de base de la Résistance était l'indignation. » (p.11)

Sinon, "cher Luc", l'engagement n'est que le projet personnel d'un ambitieux pour étancher sa soif de pouvoir ou de reconnaissance : le curriculum vitae d'un Jean-François Copé (ou d'un Luc Ferry) illustre cette proposition.

Or, dans la chronique du philosophe mondain intellectuellement malhonnête, vous ne trouverez pas le mot "engagement", ni par conséquent l'enchaînement indignation – engagement dont parle l'honorable Résistant Stéphane Hessel. Ceci illustre bien les méthodes iniques employées par les porte-paroles de la doxa intellectuelle.

 

En rédigeant cet article, Luc Ferry s'est rendu indigne de son titre. Il confirme ainsi son engagement dans la médiocrité, lui qui « aime mieux Marine Le Pen ».

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 19:28

 

Lorsqu'ils la propulsèrent sur le devant de la scène politique durant les présidentielles de 2007, Rama Yade racontait sa belle histoire personnelle : de quoi attendrir les gens, comme ils disent.

Une fois maroquinée, elle promettait de faire de la politique autrement, puisqu'elle était jeune. On a vu l'inconsistance.

Aujourd'hui, Rama Yade vient d'accepter l'honneur d'être ambassadrice : c'est enfin une mission à sa portée, puisqu'elle trimballe son ego en permanence.

Aujourd'hui, Rama Yade a vieilli, puisqu'elle fait maintenant de la politique comme un vieux radical toujours prêt pour la soupe.

 

Alexandre Anizy

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 17:11

 

Dans un article publié dans le Figaro du 8 décembre 2010, l'inénarrable Jean-Pierre Jouyet,un Ponce Pilate Gracquant

(lire http://www.alexandreanizy.com/article-les-tartufes-socialistes-jean-pierre-jouyet-le-ponce-pilate-gracquant-43910658.html

et

http://www.alexandreanizy.com/article-21101706.html ),

apporte sa ridicule contribution à la pensée eurocratique en affirmant une méthode :

« Pour consolider la zone euro, osons changer de paradigme et de logiciel. Toutes les hypothèses, même celles qui gênent les banquiers, méritent d'être étudiées. »

Comme ce grand bourgeois n'a rien d'un révolutionnaire, il n'a pas osé conclure son papier par « de l'audace ! Encore de l'audace ! Toujours de l'audace ! ».

Puis, comme il a fait carrière dans la haute administration grâce à son allégeance au clan dit de gauche de l'oligarchie, il cadenasse son effort intellectuel dans une perspective limitée, comme Sartre le fît autrefois :

« (…) nous aurons bien servi l'Europe, qui demeure notre horizon indépassable. »

 

Consolons nous en pensant que l'imbécillité et l'intelligence sont équitablement distribuées dans la société.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Notre ambition littéraire est le décryptement de la réalité sociale.
   

 

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