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Portraits

Dimanche 1 avril 2007 7 01 /04 /2007 01:10

Nicolas SARKOZY de NAGY BOCSA : le diamant de la Jatte

Longtemps Monsieur Nicolas SARKOZY de NAGY BOCSA nous aura fait croire qu’il connaissait les pauvres gens : n’était-il pas le fils d’un immigré hongrois quasiment sans le sou ? Aujourd’hui encore, il se donne des airs d’enfant qui a surmonté les épreuves d’une vie difficile et qui s’en est sorti grâce à son talent forcément inné et à son travail.
Rien n’est moins sûr.

Longtemps Monsieur Nicolas SARKOZY de NAGY BOCSA nous aura fait croire qu’il était gaulliste, comme son mentor. Mais en parfait politicien, il tourna casaque pour enfourcher en 1993 le mulet balladurien portant l’étendard libéral, qui claquait partout sur les toits des palais européens.

Pour M. Jean-François KAHN, « Nicolas le petit César » serait un représentant d’une tradition française : la droite possédante traître à sa patrie (cf. les bullocrates, Fayard).

Longtemps Monsieur Nicolas SARKOZY de NAGY BOCSA nous aura fait croire que l’enrichissement des élus était un mythe, un argument populiste de propagande. Aujourd’hui, il cherche désespérément toutes les factures de son duplex et il s’indigne en déclarant qu’en France, dès qu’un homme politique émerge, on le salit par des procédés ignominieux.

Mais dans notre beau pays, nous avons heureusement un vilain petit canard, dont l’indépendance financière lui assure la liberté de ton et d’investigation.

C’est ainsi que nous savons maintenant que lors de l’achat de son duplex de l’île de la Jatte, Monsieur le maire Nicolas SARKOZY de NAGY BOCSA a bénéficié d’un cadeau du principal promoteur de Neuilly sur Seine (qui est le seul bétonneur à avoir obtenu de la part des autorités locales une ristourne sur la ZAC de la Jatte…) d’au moins 300.000 euros.

En revendant cet appartement en 2006, Monsieur Nicolas SARKOZY de NAGY BOCSA a réalisé la plus-value forcément exceptionnelle : c'est une sorte de diamant qui révèle la pureté de l’homme.

Alexandre Anizy

P.S. : citoyens, achetez tous les mercredis « le canard enchaîné » ! Vous soutiendrez ainsi directement un média libre.

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /2007 07:49

Le programme de cette femme politique peut se résumer à la défense de ces 3 valeurs : Travail, Famille, Patrie. C’étaient aussi la devise du Maréchal Pétain à Vichy.

Il se trouve que Florian ROYAL, le grand-père, était un farouche partisan de PETAIN, et que Jacques ROYAL, le père (catholique pur et dur, semble-t-il) fut un lieutenant-colonel de l’armée française, qui ne cachait pas ses sympathies pour l’OAS : il aurait voté pour l’extrême droite en 1965, i.e. Monsieur TIXIER-VIGNANCOURT.

Marie-Ségolène ROYAL a vécu en Lorraine (née en 1953 au Sénégal, elle n’y arriva qu’au début des années 60) dans une maison bourgeoise de 10 pièces sur 3 étages, avec garage, cour intérieure, jardin en contrebas de l'autre côté de la rue : c'est un ancien pavillon de chasse du duc de Lorraine, qui classe la famille ROYAL parmi les notables.

Quand elle vit en Martinique, Marie-Ségolène ROYAL va aux Couvents (école privée d’excellente réputation) ; en Lorraine, elle va à l’Institution Notre Dame d’Epinal. Force est de constater que cette femme politique est personnellement qualifiée pour parler de l’école publique.

Elle a quitté son statut d’étudiante pour entrer dans le cénacle de l’ENA : l’Elysée l’attend déjà à sa sortie… Marie-Ségolène ROYAL peut parler des gens pauvres et les défendre, parce qu’elle les a beaucoup fréquentées : c’est une évidence, n’est-ce pas ?

 
Si la « douce Madonne » séduit beaucoup de français, le Duce en jupon déçoit beaucoup ses employées ou ses collègues : lisez les livres de son ancienne assistante parlementaire et de Monsieur Eric BESSON.
Parce que c’est aussi une Mère, Marie-Ségolène ROYAL sait que pour éduquer les jeunes français, il faut rétablir un Service Civil ou Militaire optionnellement. Pour former les mineurs délinquants, le militaire est le maître qui convient.

C’est pourquoi le socialisme de Madame ROYAL nous fait penser à celui de Marcel DEAT, le « collabo » qui adorait les uniformes : il soutenait PETAIN  lui aussi.

MITTERAND a travaillé à Vichy sous PETAIN : il a même été décoré de la francisque par le Maréchal. Il devait y côtoyer des gens honorables, comme Monsieur BOUSQUET par exemple, utiles pour son avenir de jeune Rastignac. Ce n’est que beaucoup plus tard qu’il découvrit le socialisme et qu’il s’empara du Parti éponyme. C’est dire que Marie-Ségolène ROYAL, quand elle se  décida pour la carte du PS en 1978, retrouvait un milieu naturel où les affinités sont sélectives.

Alors aujourd’hui, il faut expliquer à Madame PARISOT et ses ami(e)s, à tous les Emigrés (fiscaux ou autres) : n’ayez pas peur !

Parce que si Dame ROYAL s’empare de la Toison présidentielle, les affaires reprendront, comme en 1983 : une année qui marqua la revanche historique du capital sur le travail. Et s’il le faut, pour le bien des gens évidemment, elle saura par atavisme diriger le pays à la schlague.

Alexandre Anizy

 

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /2007 13:55

C’est ce trait particulier de Monsieur Philippe SOLLERS que nous voudrions mettre en exergue, parce que son article dans le Journal du Dimanche du 25 mars 2007 le démontre. Que dit-il ?

Dans un cauchemar, il se voit convoqué par le gouvernement d’Union au ministère de l’Identité Nationale, où il doit répondre aux questions d’un jury composé de Le Pen, Sarkozy de Nagy Bocsa, Bayrou, Royal, sur ses origines, sa connaissance de la langue, ses lectures préférées, et où il doit apporter la preuve qu’il ne descend pas d’immigrés entrés clandestinement en France.
Bien entendu, cela se passe mal pour le joyau de la littérature germanopratine : son expulsion est immédiatement requise.

Dans ce texte ironique, Monsieur Philippe SOLLERS, tel un voyant, perce la face noire, le côté obscur de la Force, de chaque membre du jury : l’intelligence de ce troubadour moderne brille comme une étoile au centre de l’Empire … du Milieu. Sera-t-il pris au sérieux ? Evidemment, non.
Car Monsieur Philippe SOLLERS a écrit ou dit tellement de conneries dans le passé, que personne ne prend en considération les propos de ce clown joyeux : on ne rit que de l’esprit de l’artiste qui fait son numéro.
Dans ce cas précis, c’est dommage.

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Jeudi 10 mai 2007 4 10 /05 /2007 07:34

Dominique STRAUSS-KAHN est à n’en pas douter un homme brillant qui, à partir de sa naissance à Neuilly s/seine en 1949 jusqu’à aujourd’hui, n’a apparemment jamais connu les affres de la misère ni même du besoin. Il n’empêche qu’il devint socialiste au milieu des années 70 en commençant par le CERES de Jean-Pierre CHEVéNEMENT : 1ère erreur de positionnement, étonnante pour un brillant joueur d’échecs.

Très vite liant son avenir à celui de Lionel JOSPIN, il sert le Premier Secrétaire à partir de 1981 et entame une carrière d’élu ou de ministre à partir de 1986 jusqu’à ce jour, hormis une courte interruption due aux affaires.

Homme gâté par la vie et le destin, Dominique STRAUSS-KAHN est devenu trop sûr de lui, de son autorité, de ses réseaux (comme on dit) : il sera un moment impliqué dans des affaires (exemples : antidater une de ses factures d’honoraires ; recevoir et égarer durant un temps une « cassette Méry » réputée compromettante pour Monsieur CHIRAC) où il obtiendra finalement un non-lieu. Si l’oligarchie se permet des choses par rapport aux citoyens lambda, il ne faut pas perdre de vue qu’en son sein le combat fait rage et qu’il n’y a pas de place pour le dilettantisme et la négligence : 2ème erreur que nous qualifierons « d’appréciation et de comportement.

STRAUSS-KAHN a aussi l’art de cultiver les amis « sensibles » pour un homme dit de gauche : Denis KESSLER (le « penseur » de la refondation au patronat sous l’ère du baron Ernest - Antoine SEILLIèRE de LABORDE), Alain MINC (le petit conseiller du CAC 40), etc. Pour un rénovateur, s’afficher avec des figures emblématiques du capitalisme est d’une maladresse incommensurable en terme de communication.

STRAUSS-KAHN incarne la vague sans précédent de privatisations sous le gouvernement JOSPIN. Agir de la sorte sans amender le logiciel du PS revient à commettre une faute politique grave : c’est la 3ème erreur, la plus grave .

Au soir de la défaite de Marie-Ségolène ROYAL,  il se place d’emblée en rénovateur disponible pour mener les batailles à venir à la tête d’une social-démocratie décomplexée : pourquoi ne l’a-t-il pas fait plus tôt ?

Aujourd’hui, c’est un général aux troupes étriquées dans l’appareil du parti : il n’a pas les moyens de ses ambitions.  

Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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Mardi 15 mai 2007 2 15 /05 /2007 07:38

Ainsi la madone du PS aurait repris le 6 mai à 20h05, quasiment mot à mot, des paroles prononcées par MITTERAND le 19 mai 1974.

Quelque chose comme : « le vent se lève, il faut tenter de vivre ». Ah non, ça c’est du Paul VALéRY ! Enfin, dans cet esprit de dynamique éolienne infinie.

Si on savait que les propositions de Marie-Ségolène ROYAL n’étaient guère originales, on peut admirer son talent pour le copier/coller. Celle qui prenait la posture d’une femme politique encline à la modernité et garante de l’ancrage à gauche, a révélé toute sa mesure, ou sa démesure, lorsqu’elle a décidé de « bouger les lignes » entre les 2 tours en rencontrant l’opni BAYROU (objet politique non identifié) : c’était un remarquable bras d’honneur aux militants socialistes, tout particulièrement pour les puissantes fédérations dogmatiques (Nord, Pas-de-Calais, Hérault, Bouches-du-Rhône).

Grâce aux sondages commandés par les adversaires, ROYAL se présentait peu à peu comme la seule qui pouvait éviter une débâcle après le camouflet du « non » au référendum, et maintenir les choses en place, ce qui ne pouvait que séduire l’appareil politique et les vieux militants du PS, qui est un parti d’élus (40 % des adhérents le sont, avant la campagne de recrutement à 20 € sur Internet) et une proportion considérable d’employés municipaux, départementaux et régionaux. En fait, pour 75 % environ des votants des primaires, il s’agissait d’abord d’assurer la victoire électorale de leur employeur en suivant les oracles des instituts de sondage qui n’accordaient une chance qu’à la Dame du Poitou. Dans les primaires socialistes, le vote ROYAL est très important dans la France semi-rurale (peu de vieilles industries, peu d’immigrés) : « la terre, elle, ne ment pas », disait déjà PéTAIN. Les cartes électorales non plus.

Marie-Ségolène ROYAL est une femme libre. Elle ne s’encombre pas d’un corpus idéologique ringard et elle préfère mettre en avant ses convictions profondes : drapeau et identité nationale, encadrement militaire des jeunes délinquants, plus de policiers. Avec elle, la France aurait eu l’ordre juste (un oxymoron ou pour le moins un concept à géométrie très variable) et la sécurité durable.

Marie-Ségolène ROYAL s’est présentée comme une socialiste hors cadre, quasiment une rebelle (voir ses histoires avec son papa), alors que c’est une énarque qui doit tout au Prince : ah ! cette séquence filmée en 1988 à l’Elysée (juste après la victoire électorale du Prince) où elle insiste lourdement, en pleine cérémonie protocolaire, pour qu’il lui donne un coup de main à dégotter une circonscription… ROYAL est le parfait exemple des apparatchiks qui se positionnent dans les médias comme étant en dehors du sérail et qui se prétendent en même temps des « mal-aimés » : faute de convictions sincères et de charisme réel, « suscitons la compassion pour gagner la bataille des cerveaux », doivent se dire ces démagogues.

 
Enfin cette différenciation permanente dans la rhétorique (en tant que femme ou mère de famille) segmente le peuple (les gens, dans le lexique royaliste) en fonction des genres masculin et féminin. Elle arguait même de son genre pour étayer son idée de « présider autrement ». Or il nous semblait que le PS était un parti progressiste, dont une ambition estimable était justement de lutter contre l’état de nature !

Lorsque Marie-Ségolène ROYAL rêve à voix haute (devant les micros) qu’un futur G7 avec Angela MERKEL et Hillary CLINTON aurait « de la gueule », on atteint le degré zéro du politique puisque seul compte dans cette vision le genre des protagonistes. Car pour le reste, les femmes au pouvoir nous ont montré qu’elles l’exerçaient comme les hommes : Indira GANDHI (stérilisation chimique de milliers d’indiens à leur insu), Golda MEIR (la guerre), Benazir BHUTTO (une des plus grosses fortunes du Pakistan … qui se goinfrait avec son mari dans les caisses de l’Etat, et qui de son exil semble revenir dans les « valises de Washington »), Margaret THATCHER (la guerre, la « casse sociale »).

 
Le 6 mai, nous avons échappé à l’évanescence royaliste. Malheureusement, ce ne sera peut-être qu’un répit.

 
Alexandre Anizy

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
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