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Notes politiques

Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 06:28

 

Les 2 familles qui représentent l'oligarchie par alternance depuis 50 ans environ ayant jeté l'éponge après avoir ruiné le pays – non sans calculs sordides pour leurs avenirs -, la Grèce est désormais aux mains de gens qui se disent avant toutes choses des techniciens, quasiment apolitiques mais ayant admis à leur table des gens de l'extrême droite, chargés d'appliquer les mesures prescrites par le FMI, la BCE et les Chefs d’États de l'Europe Allemande.

 

Parce qu'une politique de restriction budgétaire est une aberration dans une économie exsangue,

« Par quel miracle l'austérité généralisée pourrait-elle soutenir l'activité économique ? C'est évidemment le contraire qui se produit. Quand je vois les demandes faites à l'Italie, à la fois de baisser la dette publique à court terme et de pratiquer une politique de croissance … C'est surréaliste. » Jean-Paul Fitoussi (la Tribune du 21 novembre 2011)

leur feuille de route mènera au désastre.

 

A moins d'un sursaut national sous l'égide d'une tête nouvelle qui parviendrait à contenter le peuple tout en ménageant l'oligarchie dont elle serait issue, la classe dominante n'aura plus d'autres choix que de recourir à l'armée pour sauvegarder ses intérêts : un nouveau cycle de 50 ans s'ouvrirait (10 ans de dictature, puis le retour à la démocratie avec les vieilles badernes des mêmes familles politiques … ).

 

Quand on observe les gouvernements de techniciens que les "marchés"imposent en Europe Allemande (notamment l'Italie), la future refonte des Traités qui placeront les États sous la coupe d'eurocrates non élus (la "nouvelle Constitution"n'étant surtout pas validée par un référendum populaire, mais par des parlementaires issus et/ou représentant l'oligarchie), on comprend que l'Europe Allemande est sur le chemin de la servitude, comme nous l'évoquions déjà les 1 et 2 février 2008.

http://www.alexandreanizy.com/article-16193103.html

http://www.alexandreanizy.com/article-16224090.html

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes politiques
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 05:36

 

En politique, les partis écologistes ne sont que les véhicules momentanés des politiciens opportunistes (on peut réécouter la chanson de Jacques Dutronc) : pour la France, citons les cas de Christophe Girard et d'Aurélie Filippetti (cf. les notes sur ces 2 zozos). Sous la houlette de la fluctuante Cécile Duflot, les Verts viennent de signer un accord électoral avec le PS pour les législatives 2012, qui est un bon exemple de la bassesse politicienne.

 

En effet, on peut résumer ainsi ce pacte : nous oublions nos exigences sur l'arrêt du nucléaire contre un certain nombre de circonscriptions réservées nous assurant la probable constitution d'un Groupe de députés Verts à l'Assemblée nationale en 2012.

Ce qui n'est pas assez dit dans les médias : le parti de Duflot coulant financièrement à pic (au bord de la faillite, selon leur trésorière Éva Sas), il devait impérativement vendre ses convictions contre des parts de marché (i.e. un minimum de 1,5 millions de voix aux législatives de 2012, sachant qu'une voix rapporte 1,70 € de l'État), selon Marianne, l'hebdomadaire moraliste qui emploie un directeur tricheur, le dénommé Macé-Scaron (cf. note sur le plagiaire).

 

Le comportement vénal du parti des Verts mine la politique, puisqu'il confirme l'absence d'éthique chez des prétendants aux fonctions électives.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes politiques
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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 10:57

 

Camille Landais, Thomas Piketty, Emmanuel Saez, ont écrit un livre indispensable pour soutenir une proposition qui mettra un terme à l'opacité du système fiscal français (et se rendre compte de la pusillanimité des cadors politiques, puisqu'ils ne manqueront pas de bientôt nous jouer l'air de la réforme fiscale incontournable ... mais reportée après les élections) :

« pour une révolution fiscale. Un impôt sur le revenu pour le XXIe siècle » (La République des idées et éditions du Seuil, janvier 2011, 142 pages, 12,50 €)


Le titre est judicieux, puisqu'il s'agit bien d'une révolution au sens étymologique : en effet, « le barème proposé (…) permet d'obtenir des recettes totales de 147 Milliards d'euros, ce qui permet de remplacer très exactement les taxes et impôts supprimés » (p.89). Parfait équilibre budgétaire.


Le changement radical de méthode tient en une loi de 3 articles :

« Article 1 : l'actuel impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) est supprimé (ainsi que le prélèvement libératoire, la prime pour l'emploi et le bouclier fiscal).

Article 2 : le nouvel impôt sur le revenu (IR) prend la place de l'actuelle contribution sociale généralisée (CSG) et est prélevé à la source à compter du 1 janvier 2013, sur la même assiette fiscale et suivant les mêmes règles que la CSG.

Article 3 : au lieu d'appliquer les taux proportionnels de CSG actuellement en vigueur, on appliquera, à compter du 1 janvier 2013, les taux progressifs indiqués sur le barème ci-joint. » (p.78)


Revenu brut mensuel individuel

Taux effectif d'imposition

Impôt mensuel en €

1.100 €

2,00%

22

2.200 €

10,00%

220

5.000 €

13,00%

650

10.000 €

25,00%

2500

40.000 €

50,00%

20.000

100.000 €

60,00%

60.000

Source : pour une révolution fiscale, de Camille Landais, Thomas Piketty, Emmanuel Saez


Le système est simple. Il assure une véritable transparence démocratique.

Pour le mettre en place, pas de difficultés majeures puisque l'outil administratif qu'il empruntera existe déjà : la voie technique de la CSG.

Bien qu'équilibré budgétairement, le barème proposé par le trio d'économistes offre le résultat suivant, que tout homme politique ne peut qu'approuver : 97 % des personnes paient moins d'impôt !

« Au total, les transferts fiscaux opérés entre ceux qui paient plus d'impôt (grosso modo les 3 % des revenus les plus élevés) et ceux qui qui en paient moins (les 97 % restants) sont de l'ordre de 15 Milliards d'euros, soit moins de 1 % de revenu national, ce qui est modéré et raisonnable. » (p.93)

Du point de vue de la politique comme de celui de la gestion, les avantages d'un tel changement de méthode et de barème dépassent les inconvénients.


Discuter des taux et de l'élargissement de l'assiette (toute réduction de l'assiette retenue dans cette proposition remettant en cause l'équilibre budgétaire est donc exclue) relève du débat politique nécessaire au choix de société.



Alexandre Anizy


: c'est d'ailleurs pourquoi nous ne sommes pas "révolutionnaire".


 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes politiques
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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 11:16

 

Les peuples, bien qu'ignorants, sont capables de vérité, disait Machiavel.

Le sondage de l'IFOP du 19 mai 2011 (une commande de l'Association Manifeste pour un débat sur le libre échange), intitulé « les Français et le protectionnisme économique », n'a pas vraiment eu les honneurs des médias, puisqu'il dérange.

 

Pensez donc : 84 % des Français jugent que l'ouverture des frontières a eu des conséquences négatives pour l'emploi (concernant les 10 prochaines années, jugement négatif pour 75 %) ; idem pour 78 % concernant le niveau des salaires.

Le questionnaire étant bien fichu (l'Association ne doit pas être étrangère à cette qualité), il montre la cohérence des idées économiques des Français, notamment quand 65 % d'entre eux demandent une augmentation des droits de douane (pour les pays émergents, comme la Chine et l'Inde) : pour 80 % d'entre eux, c'est au niveau européen qu'il faut taxer, et si le reste de l'Europe ne veut pas agir, alors 57 % des Français pensent qu'il faut le faire au niveau national.

Vous trouverez ce sondage IFOP sur Internet (avec tous les détails).

 

 

Depuis le "NON" au référendum de 2005 (sur la Constitution de l'UE), on sait que l'oligarchie n'hésite pas à contourner un résultat qui ne lui convient pas pour continuer sa fuite en avant, suicidaire pour les peuples européens mais pas pour elle. Alors, concernant ce choix de politique économique comme sur bien d'autres, vous constaterez qu'elle présente un front uni PSUMP (ou UMPPS si vous préférez).

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes politiques
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Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 00:17

 

Tentons d'expliquer le suicide politique du héraut de la "gauche UMPS" sans tirer sur l'ambulance.

Depuis 6 ans, l'écart entre la valeur intrinsèque de Dominique Strauss-Kahn et sa valeur marchande (exprimée par le prix en économie, par le niveau de satisfaction dans les sondages en politique), ce qu'on appelle une bulle, avait atteint un niveau élevé : « Cette enflure, nourrie jusqu'à la nausée par des chroniqueurs qu'on croirait avoir été engagés comme fonctionnaires chez DSK, a quelque chose d'obscène. » Jean-Pierre Dupuy (le Monde 24 octobre 2010)

La base solide de cette enflure serait l'expertise de DSK en matière d'économie. Qu'en est-il exactement ?

 

En tant qu'économiste théoricien, Dominique Strauss-Kahn brille surtout par la modestie de ses publications dans les revues spécialisées : si l'on retient ce critère, l'expertise économique de DSK fait pschitt, comparée à celles de Ben Bernanke (patron de la Fed) ou bien de Larry Summers (ex conseiller à la Maison Blanche).

En tant qu'économiste praticien (comme ministre en charge de l'économie, ou bien comme Directeur du FMI), on peut là aussi douter de l'expertise si on se réfère à quelques faits :

laisser faire le hold-up de la famille Lagardère lors de la création de la société EADS (lire http://www.alexandreanizy.com/article-7183428.html ) ;

ne pas avoir réduit les déficits et la dette publique quand il en avait les moyens économiques sous l'ère Jospin ;

avoir déclaré en octobre 2007 que « la crise ne devrait pas avoir d'effet dramatique sur la croissance mondiale. La situation est maintenant sous contrôle. », alors que tout ne faisait que commencer … ;

étrangler la Grèce pour mieux protéger le milieu bancaire, comme les 35 heures ont été organisées pour le plus grand profit des grands groupes industriels.

Si le passif est garni, nous ne mettons rien à son actif.

 

« La bulle DSK s'est formée comme se forment toutes les bulles. L'ignorance et la manipulation ont joué leur rôle, mais aussi la mécanique spéculaire du désir et de la fascination. (…) Son mutisme même est le signe qu'il détient un secret sur notre destin. » (Jean-Pierre Dupuy, idem)

Or il n'y a pas de secret.

« Si notre homme est expert en quelque chose, c'est dans l'art de manipuler les machines désirantes. (...) Le désir est panurgique, il le sait. » (Jean-Pierre Dupuy, ibidem)

 

DSK l'oracle muet devait prendre la parole pour descendre dans l'arène politique. Que fait-il ? Un acte qui empêche sa déclaration.

Il nous semble que Luis de Miranda a donné une excellente interprétation de l'affaire DSK au Sofitel de New York : « Mais un tel passage à l'acte, à un tel moment de sa biographie, ne peut être que volontaire. J'ajoute qu'il est héroïque. Cette chute, il l'a voulue, il l'a désirée. L'esprit en lui s'est allié à l'animal pour effondrer d'un geste vif la machine qui s'édifiait autour de lui, telle une prison prévisible et dangereuse. » (dans Libération du 16 mai 2011)

« DSK est un personnage philosophique, un symptôme de notre temps (un « saint homme » dirait Lacan), en ce qu'en lui bestialité et rationalité luttent à l'extrême. (…) Comme président, il aurait été dangereux et, au fond, il le savait : une sorte d'hyper-Sarkozy, celui-ci étant déjà passablement pulsionnel. » (idem)

Il faut souligner qu'après la Porsche (1er acte manqué), l'assaut d'une ouvrière de l'hôtellerie est un geste de libération totale puisqu'il révèle dans le même mouvement la non appartenance à la gauche.

 

En fait, « (…) la raison a triomphé de l'animal. L'étincelle spirituelle qui germe au fond de DSK a voulu nous éviter un président calligulien. » (ibidem) Luis de Miranda remercie donc l'héroïque DSK pour son geste de renoncement à une superpuissance annoncée.

Nous n'irons pas jusque là.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

 

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes politiques
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