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L'épervier de Maheux de Jean CARRIERE

Publié le par Alexandre Anizy

En 1972, Jean CARRIèRE, un proche de Jean GIONO, recevait le prix Goncourt pour son roman « l’épervier de Maheux » : ce fut un énorme succès populaire.

 

Alors que la mode était au retour à la terre, ce livre dépeint une nature sauvage, où l’homme doit lutter pour survivre : il est à l’opposé du discours idéaliste en vogue.

Le succès paradoxal n’était pas un hasard.

 

La prose de Jean CARRIèRE est absolument remarquable, notamment lorsqu’il décrit les décors naturels de son histoire : c’est un paysagiste hors pair. Le premier chapitre en est un excellent exemple.

 

« L’épervier de Maheux » est la preuve qu’il arrive parfois aux spécialistes de couronner un joyau.

 

Alexandre Anizy

"les bêtises" de Jacques LAURENT

Publié le par Alexandre Anizy

En 1971, Jacques LAURENT obtenait le prix Goncourt avec « les bêtises » (Grasset), un pavé de plus de 600 pages où un homme est examiné sous différents angles composant autant de subdivisions.

Plus connu sous le nom de Cecil SAINT LAURENT, il publiait des romans de gare qu’il écrivait en 15 jours et qui se vendaient bien pendant des mois, ce qui expliquent les facilités qu’on trouve encore dans ce livre qu’il disait le plus important de sa production.

 

A l’époque, Paul MORAND écrivait un article sympathique où il le comparaît à un touriste stendhalien, nervalien, tandis que Jean FARRAN le prend pour un stendhalien de 1ère classe, « un anarchiste d’extrême droite, une des dernières zones de la pensée où se rencontre le talent ».

Comme nous venons de relire ce roman foisonnant, nous considérons que c’est Mathieu GALEY qui en a le mieux parlé dans son article « Jacques le désinvolte » :

« Et c’est un fait que malgré la curieuse complication du plan, (…) les digressions qui nous entraînent soudain fort loin, les pages lyriques où il se perd avec ravissement (…) et le délire d’écrire et d’écrire encore (…) » ;

« quelque chose comme une forêt de Brocéliande plantée de symboles où le promeneur cherche et trouve son chemin. Il arrive qu’il s’égare (…) » ;

« Certes l’entreprise est peut-être démesurée, presque folle (…) mais elle n’en est que plus admirable. ».

 

En relecture, les facilités désinvoltes ne passent plus.

 

Alexandre Anizy

André VALLINI un parangon de l'imposture socialiste

Publié le par Alexandre Anizy

Né en 1956, André VALLINI est un avocat qui n’a pas beaucoup exercé, puisqu’à 30 ans il est déjà élu maire PS de Tullins, après avoir été l’attaché parlementaire du sulfureux ministre de la coopération Christian NUCCI (l’affaire du Carrefour du développement) puis de Gisèle HALIMI. Membre du Conseil Régional et du Conseil Général de l’Isère depuis 1992, il devient député en 1997.

Bref, un homme d’appareil qui ne connaît pas beaucoup la clientèle qu’il est sensé représenter.

 

En novembre 2002, il est Juge titulaire de la Haute Cour ; Jean-Louis Debré lui demande de présider la Commission parlementaire sur la faillite d’Outreau en décembre 2005. Après avoir auditionné 221 personnes entre janvier et avril 2006, il rend un rapport qui servira de base à la réforme de la justice en octobre 2006, puisque « le gouvernement voulait absolument faire quelque chose après Outreau » comme il le dit lui-même.

On sait que cette réforme ne sert à rien, si ce n’est, par exemple, à interdire à la partie civile d’une affaire pénale à ne plus pouvoir plaider elle-même sa cause devant la Chambre d’Instruction : la « justice » se règle de plus en plus entre gens du même monde et hors de la présence des intéressés. Réforme ou Régression ?

On sait aussi qu’aucun magistrat ayant « travaillé sur l’affaire d’Outreau » n’a été sanctionné à ce jour : reste en examen le cas du juge d’instruction Fabrice BURGAUD qui semble avoir compris dès le départ le sort que l’institution judiciaire lui réservait, puisqu’il s’est présenté devant la Commission parlementaire accompagné de 2 avocats et muni d’une déclaration dont les termes ont été juridiquement pesés, forcément.

 

En tout cas, cette Commission a permis au sieur André VALLINI d’acquérir une notoriété nationale. Rien que pour ça, elle doit être considérée comme positive, du moins selon certains.

 

Comme le retour du Parti Socialiste au pouvoir est quasiment renvoyé aux calendes grecques, le talentueux et dévoué (à la République) André VALLINI aurait fait de discrètes offres de service à l’Elysée, selon l’hebdomadaire l’Express (30 octobre 2008), pour remplacer le Garde des Sceaux Rachida DATI, au nom de « l’ouverture politique » (celle qu’il raillait en 2007) et certainement de « l’intérêt supérieur de la nation ».

 

Force est de constater que le Parti Socialiste est un corps sans souffle, dont les cadres dirigeants lorgnent d’abord les maroquins ou les mandats plutôt que de penser à un authentique intérêt général.

A ce titre, André VALLINI nous semble être un parangon de l’imposture socialiste.

 

Alexandre Anizy


P.S. : André VALLINI a démenti, selon le Canard enchaîné du 5 novembre qui affirme que le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA a dit : « VALLINI pourrait remplacer Rachida DATI » ; Alain MARLEIX, Secrétaire d’Etat aux Collectivités locales, se fait le petit télégraphiste d’André VALLINI, puisqu’il aurait confié (Figaro du 4 novembre 2008) qu’ « André VALLINI, député PS de l’Isère, n’a jamais fait d’offre de service pour entrer au gouvernement (…) ».

Tout cela est assez pitoyable, n’est-ce pas ?

L'Europe est vraiment mal partie

Publié le par Alexandre Anizy

Lors du Conseil européen des 15 et 16 octobre 2008, l’Allemagne refuse « le paquet pour l’économie réelle pour éviter le chômage » proposée par la France ou l’Autriche. Lorsque le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA a lancé à Strasbourg le 22 octobre l’idée d’un gouvernement économique de l’Europe via l’Euro groupe des chefs d’Etat, l’Allemagne répond de suite négativement.

Que craint l’Allemagne ?

  • Qu’on touche à « sa banque centrale », c'est-à-dire la BCE ;
  • Qu’elle paie les déficits des autres.

 

Constatant que son excédent commercial record allait fondre comme neige au soleil dans ce monde en crise, l’Allemagne, avec l’Angleterre, bien qu’ils n’ignorent pas l’opposition de la France sur le sujet, veut proposer dans quelques jours, au prochain G20, la réouverture des négociations de l’OMC portant sur la déréglementation du commerce international : il s’agit simplement d’abattre des barrières qui gênent les affaires allemandes.

 

Jean-Claude JUNCKER, le patron d’un paradis fiscal à la tête de l’Euro groupe, vient de déclarer : « Nous nous sommes lourdement trompés sur les différentes séquences [de la crise financière née aux Etats-Unis en 2007] ».

Le reconnaître, c’est bien ; démissionner, comme le ferait un patron d’entreprise épris d’éthique, c’est mieux.

 

Après avoir lu la « nouvelle » proposition allemande sur l’OMC, et compte tenu du délabrement du système capitaliste, croyez-vous que ces gens-là ont vraiment compris ce qui se passe en ce moment ?

 

Alexandre Anizy

L'Europe doit refuser l'aventurisme des Etats-Unis

Publié le par Alexandre Anizy

« C’est surtout aux Etats-Unis que se sont développées ces stratégies aventuristes, programmant et organisant la faiblesse russe. », nous explique Dominique DAVID (directeur exécutif de l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI) dans une tribune du journal le Monde (1 octobre 2008).

De la Russie, les Américains ne voyaient qu’un empire à décoloniser pour mieux le brider. « Or, à Moscou, on voit que l’Occident a joué de la faiblesse russe pour gérer le nouveau monde selon ses intérêts : bombardement unilatéral de la Serbie en 1999 ; contournement de l’ONU en 2003 par l’Amérique en dépit des gages de Vladimir POUTINE après le 11 Septembre ; extensions infinies de l’OTAN, contrairement aux accords tacites du début des années 90 ; reconnaissance unilatérales du Kosovo ; déploiement des systèmes de antimissiles en Pologne contre des armes iraniennes inexistantes, (…) ».

 

L’aventurisme du pantin géorgien a permis à la Russie de revenir dans le jeu. Ainsi le continent européen ne peut pas s’organiser sans la Russie, encore moins contre elle. « les Etats-Unis ne comprennent pas grand-chose à la Russie ; leur politique vis-à-vis de Moscou est la fois incohérente et pousse-au-crime. » Or, l’inclination des Européens à coller aux discours américains est visible.

 

C’est alors que le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA exécuta une des pirouettes idéologiques dont il a le secret (lire notre note "la lenteur de Milan KUNDERA et SARKOZY danseur ?"), en déclarant : « C’est parce qu’elle veut la paix que l’Europe dit à la Russie (…) qu’elle veut être son partenaire. Pourquoi ne pas construire, à l’échelle de tout le continent, un espace économique commun qui unirait la Russie et l’Europe ? »     

C’est en effet la voie de la sagesse. Encore faut-il que l’Europe s’affranchisse.

 

Alexandre Anizy

La nouvelle donne américaine selon Alexandre ADLER

Publié le par Alexandre Anizy

Quelle que soit la couleur du nouveau Président, les Etats-Unis ont déjà entamé leur révolution stratégique, selon Alexandre ADLER : « (…) moins d’opérations de police, une redéfinition radicale des priorités portées par une nouvelle austérité financière (…) ».

C’est pourquoi les Etats-Unis veulent tant élargir l’OTAN : rendre le plus grand nombre possible d’Etats militairement interdépendants. C’est pourquoi aussi ils ne cessent de solliciter l’envoi de nouvelles troupes étrangères sur les théâtres d’opérations.

 

« Désormais, on peut tout à fait envisager la fin de ce néocolonialisme réticent, mais peut-être aussi la volonté d’assumer des conflits bien plus vastes (…) ». En effet, dégagés des oeuvres de police grâce à l’OTAN, les Etats-Unis pourraient s’en prendre frontalement à quelques pays récalcitrants.

Bienvenue dans le XXIème siècle : une époque formidable !

 

Alexandre Anizy

Le pouvoir au XXI siècle selon Condoleeza RICE

Publié le par Alexandre Anizy

Dans une tribune parue dans le quotidien vespéral daté du 30 septembre 2008, le Secrétaire d’Etat américain Condoleeza RICE a donné un aperçu de l’objectif prioritaire de l’empire, mais son article visait d’abord le maintien de l’unité transatlantique (Etats-Unis – Europe) face à la réaction russe provoquée par l’agression géorgienne.

 

Le problème est qu’elle nous donne un nouvel exemple d’une diplomatie fondée sur le mensonge, quand ce n’est pas sur de fausses preuves (souvenez-vous des fameuses Armes de Destruction Massive – ADM - en Irak !). Ainsi, nous avons dans le texte :

« Nous nous sommes d’abord attelés (…) à aider la Géorgie à se relever après l’attaque russe (…) » ;

« (…) les Etats-Unis et l’Europe doivent (…) empêcher la Russie de tirer un quelconque bénéfice de cette agression. »

Que le chef de la diplomatie américaine continue à présenter la Russie comme le fautif dans l’affaire géorgienne, alors que tous les éléments connus ont clairement identifié la Géorgie comme étant l’agresseur, donne une idée de la déliquescence morale d’une partie des dirigeants de cette nation.

Rappel : l’hebdomadaire allemand « Der Spiegel » a publié le 1 septembre des documents de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) qui disent que la Géorgie a préparé son action militaire contre l’Ossétie du Sud et qu’elle a lancé son offensive avant que les chars russes ne soient entrés dans le tunnel de Roki, que la Géorgie a commis des crimes de guerre.

En Ossétie du Sud, face à l’agression géorgienne, l’action militaire menée par la Russie s’appelle une riposte.

 

Comme nous n’avons pas les mêmes valeurs, force est de constater l’ironie du propos, quand Condoleeza RICE souligne que «les relations les plus fortes sont celles qui existent entre les nations qui partagent aussi des objectifs et des valeurs ».

 

Concernant les objectifs de l’empire américain pour le XXI siècle, il est clair qu’ils ne coïncident pas toujours avec ceux de l’Europe, notamment en ce qui concerne le leadership : « Les dirigeants de la Russie parviendront-ils à surmonter leur nostalgie pour le XIX siècle, et à se résigner à accepter la réalité des sources de pouvoir et de l’exercice du pouvoir du XXI siècle ? »

Au XXI siècle, l’objectif essentiel des Etats-Unis sera la défense de leur pouvoir central, quitte à le maquiller sous les couleurs de « la lutte contre le terrorisme » ou bien « la défense de la démocratie », etc.

 

Alexandre Anizy

Le krach d'Emmanuel PONS

Publié le par Alexandre Anizy

L’incipit serait une réminiscence de « l’étranger » d’Albert CAMUS qui déjanterait immédiatement : « Ma mère est morte. L’autre bonne nouvelle, c’est qu’elle est morte riche. C’est une tradition dans la famille. »

On est intrigué par ce diable d’Emmanuel PONS avec « Ma mère, à l’origine » (Arléa janvier 2008, 132 pages, 14 €). Comme l’auteur donne aussi dans la peinture, nous pensons au célèbre tableau de COURBET.

Le style des pages suivantes maintient la pression d’humour : « Ils m’ont dévisagé froidement quand j’ai garé ma Ferrari jaune à côté du corbillard. Je les comprends. Moi aussi, je l’aurais préféré rouge (…) » (p. 13) Et puis en page 15 : « J’ai dit aux usuriers qui voulaient m’extorquer de la douleur que je devais rendre la Ferrari avant dix-huit heures, et je suis parti. » Ainsi s’achève les quatre premières pages du livre de PONS : une introduction excellente.

 

On imagine alors qu’on vient de tomber sur quelque chose qui aurait une parenté avec « la conjuration des imbéciles » de John Tool KENNEDY (lire notre note culturelle du 4 juin 2007).   

Ce que les pages suivantes nous donnent à croire, comme lorsqu’on lit en page 25 : « Il est à son ordinateur  toute la journée, comme à une table au casino. S’il m’entendait, il crierait : « je ne joue pas ; c’est mathématique, la Bourse. Le hasard n’y a pas sa place. »

Parce que le fils indigne a plongé dans un univers impitoyable : il est devenu « home trader », faisant fructifier sa fortune par des opérations journalières, grâce à une formation ad hoc et à un équipement domestique dont ne rougirait pas un spécialiste des salles des marchés. Il poursuit à sa manière la tradition familiale.

Et c’est là que le roman bifurque vers une approche psychologique somme toute ordinaire : le fils qui veut accumuler des avoirs pour démontrer à sa mère défunte qu’il méritait quelques signes d’affection (« Ma mère avait donc un fils : son ego. Elle le traitait avec amour et lui accordait tout son temps. C’est lui qu’elle sortait, qu’elle soignait. J’ignore ce qu’elle disait de moi. Rien sans doute. » p. 63), qui reproduit le schéma avec son fils …

Heureusement, pour tenir la distance romanesque, PONS a imaginé que son personnage créait un indice : « (…) je calcule quotidiennement le PEJ de mon fils. Le PEJ – indice des principaux événements de la journée – reflète fidèlement l’état moral d’un individu, donc de sa capacité à surmonter ou non les difficultés. Je reporte ensuite le résultat du jour sur un graphique semblable au CAC 40. J’obtiens ainsi une courbe dont le tracé m’éclaire sur les fluctuations à la hausse ou à la baisse de son état mental. » Comme vous le voyez, le home trader part en vrille …

De cette descente infernale, Emmanuel PONS aurait pu faire une représentation hallucinante du monde boursier, que l’humour et l’ironie pouvaient accentuer tout en distrayant le lecteur. C’était à notre avis l’idée originale et forte qu’il aurait fallu développer pour ficeler un roman abouti.

Emmanuel PONS n’a pas pris ce chemin. Le lecteur reste sur sa faim.

Alexandre Anizy

Afghanistan : vers une dictature acceptable ?

Publié le par Alexandre Anizy

Grâce au Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA, la France va s’enliser dans le bourbier afghan, à moins de reprendre les « discussions avec les talibans à condition d’en exclure les éléments les plus extrémistes ». (le ministre docker somalien Bernard KOUCHNER, 7 octobre 2008, Commission des affaires étrangères) 

Parce qu’il existe des « talibans nationalistes » qui « refusent le djihad global », contrairement au mollah OMAR qui « a entretenu avec Al-Qaida des liens évidents ».

 

Ces premiers contacts se font avec la bénédiction des Américains, comme le secrétaire à la défense Robert GATES, ou bien le général de brigade Mark CARLETON-SMITH. Il y a 6 mois, cette amorce de dialogue pour une reconstruction politique nationale était encore inimaginable.

Le principe de réalité va l’emporter.

 

Là encore, le pragmatisme anglais a montré le chemin : leurs diplomates en poste à Kaboul ont déclaré que d’ici 5 à 10 ans, il serait positif que l’Afghanistan soit gouverné par un dictateur acceptable. « Cette perspective (…) est la seule réaliste et il faudrait préparer nos opinions publiques ».

Pour des gens qui traquaient les terroristes et leurs complices pour instaurer la démocratie, quel retournement stratégique !

 

Alexandre Anizy

L'ex commissaire européen Peter MANDELSON sur la sellette

Publié le par Alexandre Anizy

La Commission européenne constituée par José Manuel BAROSSO est une fine équipe : nous vous avons déjà présenté Nelly KROES (lire notre note du 2 juin 2007). Aujourd’hui, c’est le portrait rapide d’un 2ème lascar.

 

Peter MANDELSON, c’était le commissaire européen anglais en charge des discussions à l’OMC jusqu’à son retour précipité dans le gouvernement de Gordon BROWN : en clair, selon nous, c’est celui qui allait foutre l’Europe à poil dans les règles du commerce international (OMC, cycle de Doha) si la France n’avait pas freiné son laisser-faire naturel (c’est une question d’idéologie).

 

Peter MANDELSON a une éthique personnelle.

 

Il trouve normal, lorsqu’il était commissaire européen, d’avoir des relations privées étroites (plusieurs rencontres en 4 ans, notamment la dernière durant l’été 2008 sur le yacht du milliardaire russe Oleg DERIPASKA) avec l’oligarque russe magnat de l’aluminium Oleg DERIPASKA, quand la Commission de Bruxelles décide la baisse des droits de douane européens sur l’aluminium …

La dite Commission s’est empressée de dire que Peter MANDELSON « n’était intervenu à aucun moment en faveur » d’Oleg DERIPASKA.

Nous croyons la Commission sur parole : jamais Peter MANDELSON n’a prononcé ou écrit le nom d’Oleg DERIPASKA dans les réunions relatives à la baisse des droits de douane de l’aluminium.

Etait-ce bien nécessaire, d’ailleurs ?

 

Il trouve normal d’obtenir un prêt de 373 000 £ de son collègue au gouvernement, le multimillionnaire Geoffrey ROBINSON, sans l'avoir déclaré au gouvernement ou à son organisme de crédit, pour s’acheter une luxueuse maison à Notting Hill : il dut démissionner le 23 décembre 1998. Mais il reviendra vite dans le gouvernement de Tony BLAIR.

 

Il trouve normal en juin 1998 d’appeler personnellement un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur pour faciliter l’obtention de la citoyenneté britannique à Srichanda Hinduja, homme d'affaires indien dont la famille était aussi l'un des principaux soutiens financiers d'une des expositions au Dôme du Millénaire … dont Peter MANDELSON, ministre sans portefeuille, était en charge en 1997. Il démissionna une seconde fois du gouvernement le 24 janvier 2001, et une enquête conclut qu'il n'avait transgressé aucune règle parlementaire.

 

Nous vous le disons : Peter MANDELSON a une éthique personnelle compatible avec les règles parlementaires (ou autres) et le Droit. 

 

Alexandre Anizy