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Hillary Calamity CLINTON

Publié le par Alexandre Anizy

Nous vous épargnerons un laïus sur « comment les CLINTON sont arrivés au pouvoir », ou bien « la posture féministe » de Madame, etc. Vous trouverez certainement une biographie pour le schéma d’ensemble.

Nous braquerons simplement le projecteur (aux USA, la politique est un show, n’est-ce pas ?) sur des moments, parce qu’ils peuvent être les nœuds d’une histoire individuelle, comme pourrait dire SOLJENITSYNE.

 

D’abord, ce moment où Bill CLINTON utilise une armée d’avocats pour sortir du pétrin dans lequel il s’est placé en ayant des rapports intimes (mais pas sexuels, vous vous souvenez de la nuance !) avec la stagiaire Monika LEWINSKY : il se montrait pathétique, usant de toutes les ficelles possibles pour échapper à « l’impeachment ». En homme obnubilé par le pouvoir, il n’a rien lâché (il faut aussi en rire) et il a pu terminer son 2ème mandat avec la déconsidération morale que l’on sait.

Pour nous, Hillary CLINTON joua dans cette histoire un rôle encore plus pathétique : d’abord en se plaçant dans la posture de la femme trahie, elle a captée toute la sympathie naturelle dans ce genre de situation ; puis elle emprunta le registre de la femme blessée qui se redresse en campant sur des valeurs morales ; enfin, ce fut le final, avec la scène du grand pardon (dans une Amérique religieuse, on gagne sur ce tableau). Bref, durant tout ce scandale LEWINSKY, Hillary CLINTON ne chercha qu’à engranger un capital sympathie qui lui sera utile pour ses futures batailles électorales, sans nuire à son mari dont le maintien au pouvoir était la condition sine qua none de l’avenir politique de Madame.

Si Bill CLINTON n’est pas une belle âme, Hillary ne vaut pas mieux.

 

Ensuite, en votant pour la guerre en Irak, elle se coulait dans le moule écrasant de l’opinion publique, sans état d’âme. Mais lorsque le désastre fut patent, lorsque l’opinion publique tourna casaque, le sénateur expérimenté Hillary CLINTON affirma qu’on l’avait trompée avec de fausses informations, et qu’aujourd’hui elle ne voterait plus pour la guerre. Hillary CLINTON, en bonne politicienne de Washington, sait qu’il ne faut jamais se renier en politique.

Dans sa campagne actuelle, il est plutôt comique de l’entendre vanter son expérience face au jeune Barack OBAMA qui a osé prendre position tout de suite contre la guerre en Irak.

 

Vous pensez que la Dame blanche a vraiment changé d’avis ? Que nenni ! Fin septembre, elle a voté une résolution au Sénat préconisant l’inscription des pasdarans sur la liste des organisations terroristes, dans laquelle il est écrit que les troupes américaines en Irak ont un rôle crucial contre la menace iranienne au Moyen Orient.

Peut-être contre la guerre maintenant, mais pour l’occupation de l’Irak en tout cas. Est-ce vraiment logique ?

Que pense vraiment Hillary CLINTON ? Ecoutons son directeur à la sécurité nationale Lee FEINSTEIN : « (…) ni les rodomontades musclées ni les rendez-vous sans préalable avec Ahmadinejad ne mettront fin aux ambitions nucléaires iraniennes. » On croirait entendre BUSH nous seriner que la menace existe toujours (la preuve ? Ils avaient un programme !)

Cette déclaration suivait la publication du rapport du Renseignement américain qui affirme que l’Iran a arrêté son programme nucléaire militaire depuis 2003, et qui préconise par conséquent une autre orientation que l’option guerrière.

Quant à Bill CLINTON, il vient de montrer une nouvelle fois son aptitude à réécrire l’histoire, en affirmant (fin novembre) qu’il s’est « opposé à la guerre en Irak depuis le début ». Les médias ont immédiatement ressorti les entretiens d’avril 2003 où il donne quitus à Georges BUSH sur ce sujet. Est-il vraiment honnête ce Bill ?

Pour 43 % des Américains, l’honnêteté est aussi le point faible du sénateur Hillary CLINTON.

 

Acte significatif : « Le 3 janvier 2001 peu avant minuit, à la veille de quitter la Maison Blanche au terme de 8 ans de mandat, Bill CLINTON accorde le pardon présidentiel à Marc RICH. (…) En prenant cette décision, Bill CLINTON bafoue ouvertement la justice américaine et le patient travail accompli par les enquêteurs pour réunir des preuves. » (Eric LAURENT, « la face cachée du pétrole », pocket)

Qui est Marc RICH ? LE spéculateur n° 1 sur le marché pétrolier, sur la liste à ce moment-là des 10 personnes les plus recherchées (aux côtés de BEN LADEN) par le Ministère de la Justice américaine, poursuivi pour plus de 50 charges, notamment évasion fiscale, racket et commerce illégal avec l’Iran durant la prise d’otages à l’ambassade américaine de Téhéran en 1979… Peine possible : 300 ans de prison !

Mais Marc RICH a beaucoup d’amis dans le monde, et une qualité indéniable : c’est un généreux donateur pour les œuvres de Bill dans l’Arkansas et pour la campagne sénatoriale d’Hillary.

 

Fin novembre 2007, pour la 1ère fois Hillary CLINTON est reléguée derrière Barack OBAMA dans un sondage réalisé dans l’Iowa, dont les caucus ouvriront les primaires  le 3 janvier 2008. Pire ! Une autre enquête d’opinion montre qu’elle serait battue par n’importe quel candidat républicain !

Du coup, elle lance la contre-offensive en pilonnant le jeune Barack OBAMA, et en utilisant les méthodes douteuses. Exemples :

  • Dans des réunions publiques, son personnel de campagne fait poser des questions opportunes ;
  • Les « stratèges de la campagne d’Hillary » ont sorti un communiqué le 2 décembre : c’est le témoignage d’une enseignante du jardin d’enfant fréquenté par Barack OBAMA lorsqu’il avait 5 ans, qui aurait écrit un texte intitulé « je veux devenir président ». Conclusion du communiqué : OBAMA nous dit qu’il n’avait pas prévu d’être candidat à la Maison Blanche … Vraiment ?

Les coups tordus ne font que commencer.

 
Si Barack OBAMA est jeune, il est en tout cas expérimenté. En voici peut-être une preuve : il viendrait d’embaucher Karl ROWE, le fameux et sulfureux conseiller en communication de Georges W. BUSH.
La marche programmée et patiemment suivie d’Hillary Calamity CLINTON vers la Maison Blanche va connaître de sérieux incidents de chantier.

 

Pour notre part, nous souhaitons l’arrêt total des travaux pour cause de vice caché.

 
Alexandre Anizy

 

Ces salauds de pauvres qui osent se plaindre

Publié le par Alexandre Anizy

Le marquis Roland LEGRAS DU LUART DE MONTSAULNIN est sénateur : il a hérité du fauteuil de son oncle Ladislas.
C’est un exploitant agricole disposant d’un domaine forestier important, père de cinq enfants, qui pratique la chasse à courre.

 
Il a présenté un fameux rapport sur l’aide juridictionnelle (moyen par lequel les pauvres peuvent aller plaider leurs causes dans les Palais du Droit), dans lequel figure l’idée d’un « ticket modérateur justice ».

Le seul souci du marquis Roland LEGRAS DU LUART DE MONTSAULNIN était de « limiter les dérapages comptables dus aux procéduriers ». Traduction : changer les règles pour qu’il soit encore plus difficile de bénéficier de cette aide juridictionnelle.

 
Monsieur le marquis a bien raison : il faut contraindre financièrement ces salauds de pauvres qui osent se plaindre.

 
Mais attention ! Mr le marquis Roland LEGRAS DU LUART DE MONTSAULNIN n’est pas du genre à mépriser les autres classes sociales : même le socialiste Jean-Claude BOULARD loue son œcuménisme.

Mr le marquis sénateur est un homme convenable. Vous en doutez ? Vous avez tort : son fameux rapport a été voté à l’unanimité de la Commission des Finances, droite et gauche confondues.

 

En apprenant ça, les pauvres vont faire grise mine : on est jamais si bien trahi que par ses « amis ».

 
Alexandre Anizy

Chez AREVA, Anne LAUVERGEON délocalise

Publié le par Alexandre Anizy

Pour  vendre les 2 réacteurs nucléaires EPR (8 milliards USD), Anne LAUVERGEON a concédé le transfert de technologie à une coentreprise chinoise à 50 / 50 (AREVA / China Guangdong Nuclear Power Corp.).

A notre avis, ils se feront dépouiller, comme les autres. (Lire nos notes économiques sur le bluff chinois)

 
De plus, les futurs réacteurs EPR vendus à l’étranger seront construits en Chine : il paraît que les capacités de production en France sont insuffisantes.

 
Entre investir en France (ou en Europe, soyons magnanime) et délocaliser en Chine, Anne LAUVERGEON chez AREVA a fait le choix.  

 
Alexandre Anizy

Les archaïques des Banques Centrales III

Publié le par Alexandre Anizy

(Lire notre note I du 21 novembre 2007 « Les archaïques des Banques Centrales », note II du 30 novembre)

Les écarts de coûts salariaux unitaires (i.e. coût du travail par unité produite) sont les suivants : 7 fois entre la Chine, l’Inde, et l’Europe, Japon, Etats-Unis ; 3 fois entre l’Amérique latine et les pays développés cités ; 2 fois entre l’Europe centrale et les mêmes pays développés.

« Ces écarts entre les coûts de production sont trop importants pour pouvoir être corrigés par des variations des taux de change » (Patrick ARTUS, « les incendiaires. Les banques centrales dépassées par la globalisation », édition Perrin août 2007, p.42)  

 
Si on prend le cas chinois, on peut estimer le nombre de chômeurs déguisés à 300 millions (lire nos notes économiques sur le bluff chinois) : c’est une formidable armée de réserve. Si on ajoute à cela une productivité qui augmente de 10 % par an, il devient évident que les pays développés seront confrontés pendant des décennies à la concurrence des pays émergents dont les coûts salariaux sont faibles.

 
La croissance, thème central du candidat puis mantra du Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA, connaît une panne qui est occultée par 2 facteurs qui ont stabilisé les économies des grands pays développés :

  • Une politique budgétaire stimulante, ce qui signifie des déficits importants comme au Japon, soit 8 % du PIB, comme aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, soit plus de 2 % du PIB, comme dans la zone euro, soit environ 3 % du PIB ;
  • Une hausse de l’endettement des ménages (aux Etats-Unis, Royaume-Uni, zone euro sauf l’Allemagne) qui a soutenu la Demande.

Entre 1996 et 2005, le taux d’endettement des ménages dans la zone euro a évolué de 42 à 75 % de leur revenu, de 90 à 130 % de leur revenu aux Etats-Unis, de 100 à 160 % de leur revenu au Royaume-Uni.
 

« La hausse de l’endettement des ménages a donc largement caché les « vrais » effets de la globalisation sur la croissance aux Etats-Unis et dans la zone euro. » (Patrick ARTUS, idem, p.49)

 

Où est le risque d’inflation dont les experts de la BCE nous rabâchent les oreilles ?

La concurrence des pays émergents pousse et poussera longtemps encore à la baisse des prix des produits concurrencés mais aussi, par contagion salariale, à la baisse de l’ensemble des prix, tant que les coûts salariaux seront maintenus à un niveau très bas dans ces pays-là.

Bien sûr, il existe des hausses de prix : une inflation qui se situe autour de 2 % dans la zone euro et aux Etats-Unis.

« Mais il s’agit de simples variations des prix relatifs, pas d’inflation au sens monétaire. » (Patrick ARTUS, ibid., p.50)


Prenons l’exemple de la zone euro, où les archaïques de la BCE agissent pour que l’inflation totale soit inférieure à 2 % : hors énergie et alimentation, l’inflation dite sous-jacente est à 1,5 % environ. La différence correspond à la hausse des prix de l’énergie, notamment le pétrole.

« Mais la hausse du prix du pétrole n’est pas de l’inflation 
; c’est une hausse du prix relatif du pétrole par rapport à l’ensemble des biens et services produits qui reflète la rareté du pétrole. » (Patrick ARTUS, ibid., p.50)

« La hausse des prix des services, à 2,5 % par an dans la zone euro, n’a donc rien à voir avec de l’inflation, mais à ce que les économistes appellent l’effet Balassa – Samuelson, autrement dit un mouvement du prix relatif des services pour cause de productivité naturellement plus lente. Y repérer un facteur inflationniste, à l’instar de la BCE, constitue une grave erreur. » (Patrick ARTUS, ibid., p.52)

 

En clair, il n’y a pas d’inflation dans la zone euro.

« C’est un pur ajustement de l’économie réelle, lié à la rareté des matières premières ou à l’évolution de la productivité. L’inflation monétaire a été éradiquée par l’arrivée des pays émergents. »

 

Alexandre Anizy

A suivre … les archaïques des banques centrales IV

Crise financière : la contagion

Publié le par Alexandre Anizy

Sur le marché immobilier américain, les prix chutent : (12,4) % en Floride, (10) % à Sacramento. Freddie Mac, n° 2 du financement du crédit immobilier a publié une perte trimestrielle de 2 milliards USD, bien supérieure aux prévisions sombres … Or, avec Fannie Mae, elles assurent la liquidité du marché hypothécaire, sous la garantie indirecte de l’Etat américain. Elles détiennent ou garantissent 40 % des crédits immobiliers résidentiels américains, dont le total s’élève à 11.000 milliards USD, soit 2.000 milliards de plus que la dette publique des Etats-Unis.

Les fonds propres de Freddie Mac sont avalés par la crise, rendant nécessaire une recapitalisation de l’ordre de 5 à 6 milliards USD. En conséquence, le cours de Freddie Mac a chuté de 38 % en 3 jours à la mi-novembre, tandis que celui de Fannie Mae perdait 35 %.

La crise ne concerne donc pas seulement les emprunteurs modestes et fragiles (le subprime) : c’est le marché de la pierre et de son financement qui vacille.

La semaine dernière, le gouvernement de BUSH l’a d’ailleurs bien compris en proposant des mesures radicales.

 

En Grande-Bretagne, d’une part ils sont 1,5 millions de détenteurs d’emprunts de la catégorie « subprime », c'est-à-dire à très haut risque pour les créanciers. D’autre part, le groupe des « divorcés, veufs, travailleurs indépendants » ayant emprunté à taux variable s’élève à 4 millions. Selon PriceWaterhouseCooper, 25 % d’entre eux devront payer 195 € de plus par mois en moyenne, auxquels il faudra ajouter les hausses des dépenses incompressibles (énergie, impôts, frais de scolarité, ...).
Les spécialistes s’attendent au pire pour 2008.

 

En Allemagne, touchée par la crise du « subprime », la banque régionale SachsenLB avait été vendue cet été. La banque IKB avait évité le dépôt de bilan grâce à un sauvetage mené par les autorités financières : fin novembre, un 2ème renflouement a été organisé, ce qui donne un apport total de la banque publique Kfw de 4,8 milliards €, avec une ligne de crédit s’élevant à 8,1 milliards €.

Pour enfoncer le clou, IKB fait l’objet d’une enquête pour délit d’initié : parmi les suspects, l’ancien patron Stefan ORTSELFEN, le directeur du personnel et de la gestion des risques Claus MOMBURG.

 

La France serait-elle épargnée ? Non, il est inutile d’espérer être un îlot de calme dans l’océan déchaîné : la France sera touchée, au moins par ricochet. Les banquiers l’avouent, notamment en essayant en secret de monter une structure de sauvetage pour dépanner les futures victimes.
La facture se situerait entre 200 et 2.000 milliards USD.
Devant une fourchette aussi imprécise, vous pouvez considérer qu’en fait ils n’en savent rien.        

Pour Christian BOISSIEU (Président du Conseil d’analyse économique ; professeur à Paris I), « (…) les banques ne maîtrisent pas complètement les risques qu’elles portent. » : les nouveaux instruments financiers (la titrisation, les dérivés, …) ont financé l’investissement des entreprises et des ménages. Il convient donc de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, d’autant plus qu’il n’y a pas péril en la demeure : « Les banques françaises ont aujourd’hui la capacité de digérer les pertes générées par la crise des subprimes. »

« (…) le monde reste dans une situation d’abondance de liquidités. Il y a un problème de liquidité entre les banques. (…) il n’y a pas pénurie de capitaux. La crise est gérable et digérable. »

Nous n’en doutons pas, mais quel en sera le prix ?

« On assiste aujourd’hui à une guerre des changes dans laquelle l’Europe est la seule perdante. Cette situation n’est pas tenable longtemps. » (Christian de BOISSIEU, Le Point du 11 octobre 2007, p.110.)

Nous sommes d’accord avec le constat et avec la prévision.

 
Alexandre Anizy

Herbert LIEBERMAN : éviter la 8ème case !

Publié le par Alexandre Anizy

En matière de polar, Herbert LIEBERMAN est un écrivain de talent : « nécropolis » en est une preuve incontestable.

 
Aujourd’hui, nous vous épargnons une mauvaise pioche avec « la huitième case » (poche points, 300 pages).

 
Cependant il faut souligner le métier de cet auteur, puisqu’il réussit à maintenir un intérêt minimum jusqu’au bout, avec une fin abracadabrantesque indigne de lui.

 
Alexandre Anizy

Cible : Code du Travail

Publié le par Alexandre Anizy

Il y a 3 ans, le baron Ernest Antoine SEILLIERE DE LABORDE, patron du MEDEF et membre du clan WENDEL, pesait le Code du Travail boursouflé : 1,25 kg pour 2.400 pages. « Trop de mauvaises graisses à karchériser » aurait pu dire le pachyderme Claude ALLèGRE.

 
Un an plus tard, le gracieux Gérard LARCHER, ministre délégué à l’Emploi, exauçait les vœux du baron : recodification du Code du Travail à droit constant.

Les fruits de ce travail sont tombés : « On profite ainsi de la jungle des textes pour faire passer quelques petites régressions sociales. » Emmanuel DOCKèS, professeur de droit à l’université Lyon II.

 
Mais pour l’héritière PARISOT, qui a succédé au baron à la tête du MEDEF, on n’a rien gagné au change : c’est toujours aussi lourd, foisonnant, contraignant. Le chantier de la déconstruction sera relancé en 2008.

 

Alexandre Anizy

La guerre d'Iran aura-t-elle lieu ?

Publié le par Alexandre Anizy

« Nous en sommes avertis de toute part : les Etats-Unis sont sur le pied de guerre, prêt à bombarder l’Iran. (…) Début octobre, des dizaines de personnalités américaines, politiques, religieuses, militaires, intellectuelles ou artistiques ont appelé les chefs d’état-major, officiers et soldats des Etats-Unis à refuser tout ordre d’attaquer l’Iran. » Ainsi débute l’appel lancé par Michel ROCARD, Yehuda ATAI et Jean-Marie MATAGNE dans Libération du 16 novembre : ils souhaitent l’élargir à l’Europe.

« Une agression contre l’Iran serait tout aussi illégale et encore plus catastrophique [qu’en Irak, ndAA]. », en vertu de la Charte des Nations Unies, article 2, paragraphe 4.

« Une attaque contre l’Iran, quelles que soient ses cibles, ses méthodes et son ampleur initiale, aggraverait considérablement la situation en aboutissant à des résultats similaires, sans parler de ses effets désastreux sur l’économie mondiale. »

Le peuple iranien a fait une guerre de 8 ans contre l’agresseur irakien Saddam HUSSEIN, qui agissait pour le compte de l’empire.

« Et ce n’est pas en continuant à bafouer l’article 5 du traité de non prolifération que les Etats dotés d’armes nucléaires peuvent exiger quoi que ce soit des autres Etats signataires du TNP, Iran compris. »
« Refuser la guerre aujourd’hui, ce n’est donc pas accepter le statu quo ni repousser la guerre à demain. C’est au contraire donner à la diplomatie le temps (…). Sans guerres, sans armes ni menaces nucléaires. »

 
La sagesse dicte les lignes précédentes.

 
Malheureusement, il semble que la messe soit dite depuis longtemps (lire les notes économiques titrées « question du pétrole », ou bien la note du 17 novembre « ADM, acte 2, Iran »). Il ne manquait que le timing précis et le thème de la propagande justificatrice, bien que le refrain soit toujours le même : restaurer la démocratie dans le pays attaqué, défendre la sécurité du monde en détruisant des armes dangereuses (ADM ou nucléaire militaire), combattre le terrorisme.

Qui croit encore ce charabia ? Hillary CLINTON peut-être ? Enfin, avec elle, ça dépendra des sondages d’opinions le moment venu …

 
Pourtant, une petite lueur d’espoir s’est rallumée lorsque le Renseignement américain a rendu public son dernier rapport, où il considère « avec un haut degré de confiance » que « l’Iran a arrêté son programme d’armement nucléaire à la fin de 2003. » « [avec] un degré de confiance modéré », « (…) à la mi-2007, il n’avait pas été relancé. »

Rappelons qu’en octobre, le Président BUSH parlait d’un « holocauste nucléaire », du risque d’une « 3ème guerre mondiale ». Pire : au moment au BUSH distillait la peur chez les Américains, il disposait déjà d’une note secrète résumant ce rapport du Renseignement qui vient d’être déclassifié !

Une honte et un camouflet pour ce Président BUSH ? Pas du tout.

Il apparaît immédiatement dans les médias pour dire que le rapport lui donne raison : l’Iran avait un programme nucléaire militaire, qu’ils ont stoppé en 2005, certes, mais qu’ils peuvent reprendre du jour au lendemain. La menace est donc toujours là.

Aussitôt, il trouve un appui du côté d’Israël en la personne du ministre de la Défense Ehoud BARAK qui affirme (où sont les preuves ?) que l’Iran avait probablement relancé son programme d’armes nucléaires.

L’incertitude règne.

S’il fallait prévoir une date pour l’attaque, rappelons les deux qui peuvent donner une idée de la « fenêtre de tir » :
17 janvier 1991, à 2 h 40 : premiers bombardements américains et envois de missiles Tomahawk sur des cibles irakiennes ;
20 mars 2003 : début des bombardements américains en Irak.
On approcherait donc du créneau.

 
Alexandre Anizy

L'Etat perd de l'argent grâce au Président et à l'incompétent ministre Christine LAGARDE

Publié le par Alexandre Anizy

Jeudi 29 novembre, le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA annonçait la vente prochaine par l’Etat d’environ 3 % du capital d’EDF : c’était une maladresse évidente, qu’on n’attend pas à ce niveau de responsabilité.

 
En effet, à chaque fois que l’Etat cède des actions, le cours du titre baisse : tous les spécialistes le savent. N’y aurait-il pas un seul expert financier à Bercy et à l’Elysée dans cette flopée d’énarques et de conseillers ?

 
Nouvelle démonstration pour les ignares au pouvoir : vendredi 30 novembre, l'action EDF débute la séance boursière presque à l'équilibre (+0,16%) et finit avec une baisse de 3,03%, passant de 85,70 à 83,10 euros ; la capitalisation boursière d’EDF a fondu de 4,74 milliards d'euros en une séance, alors que le même jour le CAC 40 a gagné 1,29%.

 
La bonne stratégie était la suivante : préparer le placement sans l’ébruiter, annoncer seulement vendredi 30 novembre au soir qu'on procédait à cette opération, et la réaliser le lundi.

C’est ainsi qu’on évite la spéculation … et la perte d’argent.

Cette stratégie n’est vraiment pas une nouveauté, puisqu’elle relève du bon sens : pourquoi croyez-vous que les dévaluations du franc étaient réalisées durant le week-end ?

 
En agissant comme il l’a fait, le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA a donné 24 heures (le vendredi 30 novembre) aux opérateurs boursiers pour spéculer sur la baisse du titre EDF : l’effet prévisible a été obtenu.

Pas très malins les gens de l’Elysée et de Bercy.

 
Mais lundi 3 décembre, alors que la vente était en cours, l’incompétent ministre Christine LAGARDE en a remis une couche en balançant 2 informations :

  • "On ira peut-être au-delà de 2,5%, peut-être même un petit peu au-delà de 3% puisque le placement a l'air de très bien se présenter" ;
  • A la question « un nouveau placement de titre ? », elle répond : "c'est très possible (...) en 2008 par exemple".

Si on veut faire baisser le titre dans ce genre d’opération, ce sont 2 « bonnes déclarations » pour faciliter le mouvement.

 

L’Etat a perdu de l’argent dans ce placement maladroit (c’est un euphémisme) des actions EDF. C’est un fait indéniable.

 
Le slogan qui accompagnait cette opération devait être :

« Parlons plus pour gagner moins » !

 
Alexandre Anizy

On change si peu

Publié le par Alexandre Anizy

En écoutant Jean-Marie CAVADA hier matin sur Télématin, en lisant les entretiens qu’il a donnés la semaine dernière pour expliquer son ralliement à l’UMP en échange d’une mairie (et plus si affinité ?), nous pensions que si le temps s’écoule inexorablement, les hommes changent peu.

Mr CAVADA, jeune journaliste aux dents longues, a gravi quatre à quatre les échelons des rédactions dans les années 70, en servant les plats à GISCARD et ses amis, comme Etienne MOUGEOTTE et Jean-Pierre ELKABACH. Mais contrairement à ces 2 derniers, dont la servilité écoeurait les Français et qui durent trouver refuge dans une position de repli en 81, Mr CAVADA passa le gué et s’accommoda des nouveaux princes, en tenant un discours sur la rigueur du journaliste professionnel épris d’éthique.

Il y avait de quoi gerber.

Mr CAVADA est entré en politique grâce à François BAYROU au moment où son horizon professionnel se bouchait. Mais ce qui intéresse Mr CAVADA, c’est le pouvoir : il était donc normal qu’il se lasse vite des gesticulations d’opposant de BAYROU, pour rejoindre le parti des chefs. Comme d’habitude.

 
Il ressemble à Christian BLANC, ce petit haut fonctionnaire, qui se croit un grand manager et un homme politique d’envergure. Lui aussi a été propulsé dans l’aire de jeu politique par François BAYROU, lui aussi a rejoint le parti des chefs.

 

S’il veut grandir, il faudrait que François BAYROU réalise que ses recrutements ne valent pas tripette.

 
Alexandre Anizy