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Le nombril de KOUCHNER aux Affaires Etrangères

Publié le par Alexandre Anizy

Bernard KOUCHNER est un « chéri des sondés français » : c’est pourquoi il n’a pas manqué d’intéresser le Président SARKOZY de NAGY BOCSA, qui a ratissé large pour son 1er gouvernement afin de rafler la mise aux législatives de juin.

 
Heureusement pour le bon docteur KOUCHNER, la versatilité n’est pas une maladie mortelle, car sinon, celui qui n’aimait pas LE PEN et qui accusait le candidat UMP de « pêcher dans les eaux de l’extrême droite », celui qui rejetait « la dérive historiquement scandaleuse » de sa proposition d’un ministère de l’identité nationale, celui qui dénonçait les propos sur la pédophilie, celui-là même qui va coucher au Quai d’Orsay grâce à ce nouveau Président qui semble ignorer la rancune, aurait une espérance de vie très limitée.

Mais « seuls les imbéciles ne changent pas », entonneront certains. Puisqu’il est empreint de cette « philosophie », semble-t-il, Bernard KOUCHNER devait déjà chanter « l’opportuniste » de DUTRONC en 1969 (une année exceptionnelle selon nous).

 
En effet, ce qui compte pour KOUCHNER, c’est le mouvement, l’action : la cause n’est qu’un prétexte à mettre en branle son génie de l’agit-prop humanitaire, son art de la communication personnalisée. Il faut l’excuser, puisqu’il est tombé dans le chaudron du PCF quand ce parti savait encore représenter quelque chose et mettre en valeur ses chefs : ça vous marque un homme, la dialectique bourrative et le culte d’un grand timonier.

Ayant découvert que le militantisme est une forme d’acceptation de l’ingratitude, KOUCHNER, qui sait renoncer quand son mérite est négligé, s’en va soigner le monde de toutes ses horreurs, à commencer par l’oubli de Bernard KOUCHNER.

Nous vous épargnerons la liste des bienfaits du bon docteur : il en a déjà si bien parlé que nous ne pouvons pas rivaliser.

 
Nul ne peut ignorer, du moins en France, les états de services humanitaires du docteur KOUCHNER, puisqu’il a déjà à cette époque de bons amis dans les médias et comme un bonheur n’arrive jamais seul, il épousa la reine Christine (Ockrent).

En 1988, un certain Michel ROCARD a le bon goût de le nommer Secrétaire d’Etat : l’oiseau de paix et d’humanité peut ainsi prendre son envol. Au gré des malheurs planétaires, on le verra changer de « look » pour être en situation : c’est ainsi qu’il deviendra docker somalien (pour quelques minutes et quelques photos, nous vous rassurons).

Bernard KOUCHNER aime tellement les gens, comme dirait Marie-Ségolène ROYAL, que ceux-ci le lui rendent bien : ses candidatures aux législatives de 1988, 1994, 1996, furent infructueuses. Heureusement, son ami Bernard TAPIE lui a évité le carton vide en le prenant sur sa liste aux Européennes en 1994.

De 1999 à 2001, Bernard KOUCHNER put mettre en application ses théories en devenant l’Administrateur du KOSOVO en tant que Haut Représentant de l’ONU. Force est de constater que durant et après cette période l’exode de la population serbe n’a pas cessé : l’épuration ethnique du KOSOVO a continué malgré le docker somalien.

Est-ce pour cela qu’il échoua, malgré les efforts des services du Président Jacques CHIRAC, pour les postes onusiens de Haut Commissaire aux Réfugiés (2005) et de Directeur Général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS ; 2006) ? 

 
Politiquement, Bernard KOUCHNER fait partie de ces personnes qui suscitent toujours la sympathie, parce qu’elles agissent sur le levier de la compassion et parce qu’elles se prétendent rebelles à tout embrigadement politicien, forcément politicien : les Français individualistes se méfient des meutes et préfèrent les loups solitaires.

Bernard KOUCHNER a lui aussi changé : la colombe d’autrefois s’est muée en faucon, puisqu’il approuva en 2003 l’intervention en Irak ; le militant socialiste germanopratin soutint le contrat « nouvelle embauche » de la droite, ou bien l’ouverture du capital d’EDF. Dès décembre 2006, il se voyait bien dans un gouvernement d’union nationale en 2007, ce qui ne l’empêcha pas de servir loyalement (selon lui) Marie-Ségolène ROYAL à partir de février tout en préconisant publiquement une alliance avec le centre à quelques jours du scrutin.  

Ah ! Les contorsions idéologiques de Monsieur KOUCHNER ! Voilà bien de la dialectique, camarades, puisque le bonhomme se prétend socialiste en bossant pour la madone du PS tout en appelant à une alliance au centre qui n’interdit pas une collaboration nationale avec l’adversaire de droite qui pêche dans l’extrême droite… Stop ! Il est de notre devoir civique d’arrêter là la bouillabaisse peu ragoûtante.   

 
Avec Bernard KOUCHNER, les idéologies sont dépassées ou ont trépassées : il se place dans un grand cercle d’humains dont le centre est son nombril. C’est le Droit de Bernard KOUCHNER.

 
Alexandre Anizy

Florian ZELLER au zénith ?

Publié le par Alexandre Anizy

Le jour de l’Ascension est le moment idéal pour parler de Florian ZELLER.

C’est un jeune homme pressé, issu d’une famille friquée, qui décida tôt qu’il ferait carrière dans la littérature. Dès qu’il franchit les portes de Sciences-Po, il s’y employa avec opiniâtreté, à défaut de talent.

En 2004, à 25 ans, il donne déjà des cours (de littérature ?) dans l’institution de la rue Saint Guillaume : il y a des noms qui ouvrent bien des portes. Journaliste – pigiste (Paris-Match, VSD, à la télé dans « vol de nuit »), il tisse vite son réseau dans ce milieu d’échanges.

Ayant ciblé son public (à dominante féminine), il lance son premier roman, qui s’intitule « neige artificielle ». Le deuxième roman, « les amants du n’importe quoi », puis le troisième, « la fascination du pire », révèlent dès la 1ère de couverture la bonne éducation de l’auteur, qui a l’honnêteté de prévenir ses clients sur la qualité de la marchandise : rendons lui justice sur ce point capital.

 
Le 21 octobre 2004, on lisait dans le Figaro littéraire, qui n’est pas un journal particulièrement farouche : "M. Zeller écrit de manière aisée. Il n'évite cependant pas les écueils sur lesquels naufragent les littérateurs branchés."

Florian ZELLER, qui a sans doute lu « Positioning : the battle for your mind », s’est vite installé, comme le fit naguère le philosophe milliardaire Bernard-Henri LéVY avec ses chemises blanches, dans le paysage culturel parisien avec son allure : le minet au casque d’or hirsute.

Alexandre Anizy

 

ROYAL et HOLLANDE Offensive au Conseil National du PS

Publié le par Alexandre Anizy

Marie-Ségolène ROYAL et François HOLLANDE poursuivent la « blitzkrieg » pour conquérir le leadership au PS, ce que nous avions annoncé dans notre note intitulée « OPA sur le PS ».

Commentons d’abord la forme.
Samedi 12 mai 2007, le « couple ROYAL – HOLLANDE » est arrivé ensemble dans la même voiture à la Mutualité où siégeait le Conseil National du PS : lui dans sa tenue sarkozienne (vous vous souvenez de la photo de Paris Match où le choc de la photo en disait plus long que le fond maquillé des pensées), elle dans un ensemble plus guerrier (pantalon noir, veste blanc et noir, avec la touche féminine –l’écharpe rose). Il s’agissait de contrecarrer les vilaines rumeurs qui bruissent dans les salons parisiens et les salles de rédaction.

Il paraît même que le fiston Thomas (celui de la « ségosphère », comme on dit) déployait une banderole « Gloire aux dirigeants qui font bloc avec Ségolène », qui sentait bon le culte du chef et l’injonction de suivre pour les lieutenants. Un fils qui idolâtre sa maman, c’est d’abord touchant.

Prenant la parole dès l’ouverture, Marie-Ségolène ROYAL fit l’éloge de sa personne dans cette belle campagne, car c’est elle la première qui avait compris les aspirations des gens (la vie chère, la valeur travail, etc.) que SARKOZY de NAGY BOCSA lui subtilisa avec talent (et immoralité peut-être ?), et elle cajola comme une maman les élus socialistes qui sont en première ligne et l’appareil du parti qui l’a si bien aidé dans cette bataille perdue mais prometteuse. Ayant passé sa pommade, l’infirmière ROYAL quittait la salle sans trop tarder : pourquoi écouter les sous-fifres du parti quand on se veut branchée en ligne directe avec les gens ?

La suite se jouait à l’extérieur, et ainsi sans concurrence : la madone adressait directement aux militants son message politique du jour.

A l’intérieur, HOLLANDE maîtrisait son sujet, puisqu’il avait, aussitôt après l’intervention de la madone, rappelé que les législatives de juin étaient périlleuses pour le parti et ses élus : monter au scrutin en ordre dispersé serait catastrophique, ce que tous les élus ont bien intériorisé. Le débat politique fut limité à sa plus simple expression et on passa vite aux questions d’intendance et de cuisine électorale.

 
Commentons ensuite le fond.
Devant les médias, le message royaliste était le suivant : le PS doit choisir très vite son candidat présidentiel pour 2012 après les législatives de juin. Une idée simple, issue du bon sens,  veut que ce futur candidat soit aussi le 1er Secrétaire du parti : on ne peut pas lui reprocher d’être cohérente, après avoir brillamment observé que son adversaire était le candidat et le patron de son parti.

Dans la foulée, son chevalier servant Jean-Louis BIANCO déclarait qu’il la voyait bien à cette place de candidat, puisqu’elle avait su comprendre les évolutions de la société et parce que le royalisme va bien au-delà de la formule classique de la social-démocratie, ce qui est exact : il ratisse largement à droite.

Pendant ce temps, HOLLANDE jouait une partition qu’il connaît bien (peut-être est-ce la seule à sa portée ?) : la bataille est là, et pour éviter la déroute, il convient de former le carré autour du Premier Secrétaire. Ensuite, c’est promis, il organisera en toute impartialité le débat critique dans le parti et le prochain congrès où il se remettra en cause.

 
La tactique des alliés objectifs que sont ROYAL et HOLLANDE est limpide : charge à lui d’étouffer la critique pendant un mois de campagne pour cause d’unité des forces, et puis après, pour avoir su limiter la débâcle, de lancer la consultation de la base en vue du congrès ; charge à elle de maintenir sa popularité dans les sondages d’opinion (l’adversaire l’aidera pour cela, puisque c’est toujours son intérêt) et de faire valoir auprès des militants sa ligne personnelle, à défaut d’une ligne politique qu’il convient de ne pas préciser pour demeurer une femme libre.

Pour ces alliés objectifs, la partie est déjà bien engagée.

 
Alexandre Anizy

Marie-Ségolène ROYAL une imposture (Vichy II)

Publié le par Alexandre Anizy

Ainsi la madone du PS aurait repris le 6 mai à 20h05, quasiment mot à mot, des paroles prononcées par MITTERAND le 19 mai 1974.

Quelque chose comme : « le vent se lève, il faut tenter de vivre ». Ah non, ça c’est du Paul VALéRY ! Enfin, dans cet esprit de dynamique éolienne infinie.

Si on savait que les propositions de Marie-Ségolène ROYAL n’étaient guère originales, on peut admirer son talent pour le copier/coller. Celle qui prenait la posture d’une femme politique encline à la modernité et garante de l’ancrage à gauche, a révélé toute sa mesure, ou sa démesure, lorsqu’elle a décidé de « bouger les lignes » entre les 2 tours en rencontrant l’opni BAYROU (objet politique non identifié) : c’était un remarquable bras d’honneur aux militants socialistes, tout particulièrement pour les puissantes fédérations dogmatiques (Nord, Pas-de-Calais, Hérault, Bouches-du-Rhône).

Grâce aux sondages commandés par les adversaires, ROYAL se présentait peu à peu comme la seule qui pouvait éviter une débâcle après le camouflet du « non » au référendum, et maintenir les choses en place, ce qui ne pouvait que séduire l’appareil politique et les vieux militants du PS, qui est un parti d’élus (40 % des adhérents le sont, avant la campagne de recrutement à 20 € sur Internet) et une proportion considérable d’employés municipaux, départementaux et régionaux. En fait, pour 75 % environ des votants des primaires, il s’agissait d’abord d’assurer la victoire électorale de leur employeur en suivant les oracles des instituts de sondage qui n’accordaient une chance qu’à la Dame du Poitou. Dans les primaires socialistes, le vote ROYAL est très important dans la France semi-rurale (peu de vieilles industries, peu d’immigrés) : « la terre, elle, ne ment pas », disait déjà PéTAIN. Les cartes électorales non plus.

Marie-Ségolène ROYAL est une femme libre. Elle ne s’encombre pas d’un corpus idéologique ringard et elle préfère mettre en avant ses convictions profondes : drapeau et identité nationale, encadrement militaire des jeunes délinquants, plus de policiers. Avec elle, la France aurait eu l’ordre juste (un oxymoron ou pour le moins un concept à géométrie très variable) et la sécurité durable.

Marie-Ségolène ROYAL s’est présentée comme une socialiste hors cadre, quasiment une rebelle (voir ses histoires avec son papa), alors que c’est une énarque qui doit tout au Prince : ah ! cette séquence filmée en 1988 à l’Elysée (juste après la victoire électorale du Prince) où elle insiste lourdement, en pleine cérémonie protocolaire, pour qu’il lui donne un coup de main à dégotter une circonscription… ROYAL est le parfait exemple des apparatchiks qui se positionnent dans les médias comme étant en dehors du sérail et qui se prétendent en même temps des « mal-aimés » : faute de convictions sincères et de charisme réel, « suscitons la compassion pour gagner la bataille des cerveaux », doivent se dire ces démagogues.

 
Enfin cette différenciation permanente dans la rhétorique (en tant que femme ou mère de famille) segmente le peuple (les gens, dans le lexique royaliste) en fonction des genres masculin et féminin. Elle arguait même de son genre pour étayer son idée de « présider autrement ». Or il nous semblait que le PS était un parti progressiste, dont une ambition estimable était justement de lutter contre l’état de nature !

Lorsque Marie-Ségolène ROYAL rêve à voix haute (devant les micros) qu’un futur G7 avec Angela MERKEL et Hillary CLINTON aurait « de la gueule », on atteint le degré zéro du politique puisque seul compte dans cette vision le genre des protagonistes. Car pour le reste, les femmes au pouvoir nous ont montré qu’elles l’exerçaient comme les hommes : Indira GANDHI (stérilisation chimique de milliers d’indiens à leur insu), Golda MEIR (la guerre), Benazir BHUTTO (une des plus grosses fortunes du Pakistan … qui se goinfrait avec son mari dans les caisses de l’Etat, et qui de son exil semble revenir dans les « valises de Washington »), Margaret THATCHER (la guerre, la « casse sociale »).

 
Le 6 mai, nous avons échappé à l’évanescence royaliste. Malheureusement, ce ne sera peut-être qu’un répit.

 
Alexandre Anizy

Cécilia et PS l'hypocrisie de l'oligarchie

Publié le par Alexandre Anizy

Cécilia SARKOZY de NAGY BOCSA n’aurait pas voté au 2ème tour de l’élection présidentielle, puisqu’elle n’aurait pas émargé sur le registre du bureau de l’école maternelle Edith Gorce Franklin sur l’île de la Jatte à Neuilly s/seine.

La chose s’apprécie de 2 façons : soit Madame se moque des élections (piège à cons ? mais dans ce cas, pourquoi y aller pour le 1er tour ?), soit elle s’est abstenue avec ostentation de voter pour son mari (elle est mariée ET c’est une femme libre), ce qui est son droit par chez nous.

Mais alors, pourquoi le Journal Du Dimanche a-t-il censuré un article qui « (…) illustré d’une photo de la liste d’émargement, mentionnait également de vifs échanges dans la soirée du 6 mai au sein du couple » (précision du confrère Rue89, repris par Reuters) ?

Faut-il rappeler que le JDD appartient à Arnaud LAGARDèRE, qui n’aime pas qu’on écorne l’auréole de son ami Nicolas SARKOZY de NAGY BOCSA ? Il l’a montré en virant le directeur de Paris Match Alain GENESTAR (voir les déclarations du bonhomme) qui avait publié les photos de l’escapade amoureuse de Cécilia.
Le JDD est une bien curieuse boutique.

 
Côté PS, les règles non écrites qui prévalent dans la société française sont confirmées : 8 socialistes de la diversité (tous ont plus de 10 ans de carte PS, et qu’en termes pudiques ces choses-là sont dites) ont été sacrifiés par la direction du parti au nom de l’alliance avec les partenaires de gauche pour les législatives.

Chafia MENTALECHETA, Janine MAURICE BELAY, Ressa Ben ZAOUIA, Djamal YALAOUI, Saïd DIOURI, Ali KOURAK, Najat HAMZI, Azzedine HAFFAR, ont démissionné et ils se présenteront sous l’étiquette « Divers Gauche » aux législatives de juin. Pendant ce temps-là, à la tribune du Conseil National du PS, François HOLLANDE parlait toujours du principe de la faveur à la diversité : chez lui, le mot-clé était bien sûr « principe ».

Ces 2 cas démontrent, s’il en était besoin, l’hypocrisie de l’oligarchie de notre belle République.

Alexandre Anizy

Jo NESBO un autre polar venu du froid

Publié le par Alexandre Anizy

Après le suédois Henning MANKELL, nous fûmes envahis par d’autres auteurs nordiques. Parmi ceux-là, il convient de conforter l’écho favorable que Jo NESBO reçoit à chaque nouvelle parution en France.

Nous l’avons découvert avec l’excellent « homme chauve-souris » (folio n° 366), le 1er roman de la série des « Harry Hole », qui se passe curieusement en Australie. Du très bel ouvrage.

Si « rue sans souci » (éditions GAÏA) nous a renforcé dans l’idée que nous avions affaire avec un auteur talentueux, « les cafards », 2ème de la série (folio n° 418), nous le confirme.

 
Alexandre Anizy

Les futurs chantiers industriels de SARKOZY de NAGY BOCSA

Publié le par Alexandre Anizy

Le futur Président SARKOZY de NAGY BOCSA qui aime les croisières ne manquera pas de s’embarquer prochainement dans un vaste meccano industriel à la française.

Anne LAUVERGEON, ex-sherpa de MITTERAND (donc de gauche, n’est-ce pas ?), aurait été contactée pour un maroquin. Comme Thierry BRETON, elle n’a pas affronté de vrais embruns dans sa course au firmament du management, sauf aujourd’hui chez AREVA.

Etant courtisée, la diva du Corps des Mines et de Normale Supérieure peut espérer bosser d’abord pour elle si elle parvient à faire une place équilibrée à tous les grands prétendants (un peu d’Etat, de BOUYGUES et de TOTAL ; mais Martin BOUYGUES n’aime pas être minoritaire…).

Dans le cas où TOTAL devient l’actionnaire de référence chez AREVA, elle peut envisager de prendre la tête du mastodonte de l’énergie, dans un délai satisfaisant pour elle.

Dans le cas où SARKOZY de NAGY BOCSA préfère son ami avec BOUYGUES et ALSTOM (25 % du capital appartient à BOUYGUES), Martin BOUYGUES vendrait TF1 pour boucler financièrement l’opération.

Vincent BOLLORé, un ami de SARKOZY de NAGY BOCSA qui lui a offert 3 jours de croisière luxueuse autour de Malte, reprendrait cette chaîne de télévision. Pour financer cette grosse opération, BOLLORé vendrait AEGIS et HAVAS à PUBLICIS.

Dans le cas où TOTAL est écarté de la prochaine recomposition du capital d’AREVA, cette société pourrait se rattraper avec GDF, parce que le projet de mariage entre GDF et SUEZ n’enchante pas le futur Président. Durant la campagne électorale, il a d’ailleurs sorti de son chapeau un mariage entre GDF et SONATRACH (compagnie algérienne), ce qui n’empêche pas a priori la participation de TOTAL dans cette affaire.

Dans le cas de EADS, on sait que Arnaud LAGARDèRE veut sortir du jeu ou diluer encore sa part dans le capital : il soutient à fond les co-présidents et leur plan d’amélioration des profits « Power 8 », car il ne partira pas les mains vides (i.e. une nouvelle plus-value doit être réalisée, c’est la règle du jeu capitaliste). En conséquence, SARKOZY de NAGY BOCSA n’a aucune raison impérieuse de bloquer le processus engagé depuis peu.

Les futurs chantiers industriels du prochain Président bouleverseront le capitalisme français : dans ce vaste monopoly, les amis milliardaires de SARKOZY de NAGY BOCSA ne seront certainement pas les perdants.

 
Alexandre Anizy

EADS la honte et la pagaille

Publié le par Alexandre Anizy

L’assemblée générale de EADS se tenait vendredi 4 mai à Amsterdam, et les masques sont tombés.
A l’issue d’un vote gagné de peu (52 %), les actionnaires ont décidé l’attribution de l’intégralité des bénéfices. « (…) la crise de moralité continue. Au lieu de régler les problèmes du groupe, nos patrons n pensent qu’à leur portefeuille. » a déclaré Jean-François KNEPPER, délégué central FO.
En effet, il semble que l’objectif prioritaire des actionnaires soit la maximisation du profit global de leur investissement. C’est ce que nous devons conclure après l’examen de 3 décisions.

 
D’abord, le plan nommé Power 8, qui vise à faire de EADS une entreprise intégrée, se concrétise par une suppression massive d’emplois, alors que la société possède un carnet de commandes rempli et qu’elle connaît des retards de livraison de 2 ans sur le produit A380. En général, lorsqu’une société décide un plan d’intégration, son objectif est d’optimiser les ressources internes sous-employées, ce qui améliore la productivité et par conséquent le profit, toutes choses égales par ailleurs. Chez EADS, on supprime des ressources, sans atteindre une hausse des performances industrielles puisque les retards de livraison sont maintenus à leur niveau (pour l’instant, pas d’aggravation annoncée) : la diminution du retard de livraison pour la satisfaction des clients est donc un aspect secondaire du plan stratégique Power 8. Logiquement, il nous faut déduire que ce plan répond à des objectifs financiers prioritaires : la suppression massive des emplois sert à doper la valorisation boursière de l’entreprise.

 
Ensuite, la volonté de s’attribuer l’intégralité des bénéfices (99 Millions d’euros) est une honte pour des gens qui par ailleurs glosent sur la nécessité d’une bonne gouvernance des entreprises. En prenant cette décision, l’assemblée générale a donné l’illustration d’une mauvaise gouvernance, celle qui fait fi des responsabilités de la firme vis-à-vis de ses clients et de ses salariés.

Notons sur ce point les faits suivants : Daimler (22,5 % du capital) souhaitait cette distribution de dividendes, alors que l’Etat français (15 %) s’y opposait et que le groupe Lagardère (15 %) hésitait. Mais Daimler et Lagardère ont vendu chacun une part du capital en avril 2006, réalisant ainsi une coquette plus-value, avant l’effondrement en Bourse de EADS (- 26 %) à la mi-juin 2006 (rappel : une information judiciaire pour « délit d’initiés » est ouverte).

Dans quelques temps, la concomitance des premières livraisons d’A380 et les premiers effets du plan Power 8 dans les comptes de EADS permettra le relèvement du cours boursier à un niveau de valorisation qui dégagera à nouveau de coquettes plus-values potentielles pour les 2 actionnaires privés.

 
Enfin, le fait que le Conseil d’Administration du 2 avril 2007 ait refusé une proposition des co-présidents Louis GALLOIS et Thomas ENDERS visant à faire voter par l’assemblée générale une augmentation de capital démontre 2 choses : la discorde au sein du Conseil d’Administration (le fameux couple franco-allemand) et une volonté de désengagement des actionnaires privés. Autrement dit, c’est la pagaille.

Accessoirement, nous mettons en évidence le rôle peu convenable des co-présidents qui apparemment n’ont pas envisagé de démissionner, comme c’est le cas généralement dans ce genre de situation. Citons le co-président Thomas ENDERS : « Dans une entreprise normale, le management aurait envisagé de démissionner. Mais nous ne sommes pas dans une entreprise normale ».

 
Au fait, quels sont les artisans de cette structure bicéphale bordélique ? Côté français, sous le gouvernement JOSPIN, un certain ministre STRAUSS-KAHN a beaucoup vanté cette coopération franco-allemande.

 
Alexandre Anizy

Dominique STRAUSS-KAHN : un perdant brillant

Publié le par Alexandre Anizy

Dominique STRAUSS-KAHN est à n’en pas douter un homme brillant qui, à partir de sa naissance à Neuilly s/seine en 1949 jusqu’à aujourd’hui, n’a apparemment jamais connu les affres de la misère ni même du besoin. Il n’empêche qu’il devint socialiste au milieu des années 70 en commençant par le CERES de Jean-Pierre CHEVéNEMENT : 1ère erreur de positionnement, étonnante pour un brillant joueur d’échecs.

Très vite liant son avenir à celui de Lionel JOSPIN, il sert le Premier Secrétaire à partir de 1981 et entame une carrière d’élu ou de ministre à partir de 1986 jusqu’à ce jour, hormis une courte interruption due aux affaires.

Homme gâté par la vie et le destin, Dominique STRAUSS-KAHN est devenu trop sûr de lui, de son autorité, de ses réseaux (comme on dit) : il sera un moment impliqué dans des affaires (exemples : antidater une de ses factures d’honoraires ; recevoir et égarer durant un temps une « cassette Méry » réputée compromettante pour Monsieur CHIRAC) où il obtiendra finalement un non-lieu. Si l’oligarchie se permet des choses par rapport aux citoyens lambda, il ne faut pas perdre de vue qu’en son sein le combat fait rage et qu’il n’y a pas de place pour le dilettantisme et la négligence : 2ème erreur que nous qualifierons « d’appréciation et de comportement.

STRAUSS-KAHN a aussi l’art de cultiver les amis « sensibles » pour un homme dit de gauche : Denis KESSLER (le « penseur » de la refondation au patronat sous l’ère du baron Ernest - Antoine SEILLIèRE de LABORDE), Alain MINC (le petit conseiller du CAC 40), etc. Pour un rénovateur, s’afficher avec des figures emblématiques du capitalisme est d’une maladresse incommensurable en terme de communication.

STRAUSS-KAHN incarne la vague sans précédent de privatisations sous le gouvernement JOSPIN. Agir de la sorte sans amender le logiciel du PS revient à commettre une faute politique grave : c’est la 3ème erreur, la plus grave .

Au soir de la défaite de Marie-Ségolène ROYAL,  il se place d’emblée en rénovateur disponible pour mener les batailles à venir à la tête d’une social-démocratie décomplexée : pourquoi ne l’a-t-il pas fait plus tôt ?

Aujourd’hui, c’est un général aux troupes étriquées dans l’appareil du parti : il n’a pas les moyens de ses ambitions.  

Alexandre Anizy

ROYAL et HOLLANDE : OPA sur le PS

Publié le par Alexandre Anizy

Dimanche 6 mai, peu avant 20heures, Marie-Ségolène ROYAL faisait savoir aux grands médias qu’elle interviendrait dès 20 heures, ce qui est inhabituel. De plus, nous n’oublions pas que le soir du 1er tour, elle avait su attendre habilement que les autres candidats s’expriment avant elle, récoltant ainsi quelques louanges et des ralliements immédiats : elle poursuivait ainsi sa « méthode messianique » de communication (tenue blanche de madone, agencement en cercle autour d’elle dans les assemblées participatives ; « incarnation du changement », « dressez-vous vers la Lumière » etc.).

Dimanche 6 mai, c’était une autre page qui s’ouvrait déjà dès 20 heures sur les écrans de télévision. En intervenant immédiatement, Marie-Ségolène ROYAL se portait à la tête du mouvement d’une France de la rénovation : elle coupait ainsi l’herbe sous les pieds de STRAUSS-KAHN et FABIUS qui n’allaient pas manquer de se démarquer… mais qui étaient ainsi contraints de prendre acte de l’appel de la madone.

Dès le lundi matin, François HOLLANDE menait de son côté son offensive médiatique visant à rassembler derrière sa fonction de Premier Secrétaire toutes les forces socialistes pour la bataille de juin. L’addition d’un discours rassembleur, d’une maîtrise de l’appareil du parti, de la peur d’un raz-de-marée « sarkozyste » fort probable, a incité les éléphants et les barons ambitieux à rabattre leurs caquets à la sortie du Conseil National du Parti, lundi en fin d’après-midi.

Objectivement, il faut bien analyser ces manœuvres comme les premiers pas d’une OPA sur le PS par ROYAL et HOLLANDE, dont les armes sont complémentaires.

 
Dans cette bataille à venir, Marie-Ségolène ROYAL retrouvera un chevalier servant comme un hidalgo.  

Alexandre Anizy