Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

DSK the country killer ose la leçon à l'Allemagne

Publié le par Alexandre Anizy

Dominique Strauss-Kahn, l'oracle de la bourgeoisie d'affaires, vient d'ouvrir un compte sur les réseaux sociaux, où il va pouvoir gazouiller ad libitum. Il commence très fort ce week-end avec sa lettre à un ami allemand à propos de la Grèce.

Or, qui était le patron du FMI, que nous pouvons surnommer the country killer institution, lorsque le massacre économique de la Grèce a commencé ? DSK.

Quel ministre a permis à Jean-Luc Lagardère de commettre le hold-up du siècle lors de la création de la société EADS ? Encore DSK. (1)

Quand on élève l'incompétence à ce niveau stratosphérique, on mérite le titre de champion du monde.

Puisque nous sommes dans le conseil avec la lettre de DSK, donnons lui gratuitement celui de rester dans son vrai domaine d'expertise :

monsieur DSK, retournez forniquer à l'insu de votre plein gré les putes de Lille ou Marrakech ou Hambourg ou etc. !

Alexandre Anizy

(1) lire notre billet

http://www.alexandreanizy.com/article-7183428.html

Nicolas Barré un ordurier des Echos

Publié le par Alexandre Anizy

Depuis une semaine, la presse française répand l'idée que le culbuto molletiste Hollande met tout en oeuvre pour empêcher un "Grexit", sans poser la bonne question concernant cette médiation : pour la France, est-ce honorable de participer activement au dépouillement politique et économique de la Grèce ?

Pour savoir que la négociation ne finira jamais, il faut comprendre la vraie raison des nouvelles exigences de l'Allemagne - et ses acolytes - déposées ce week-end sur la table (comme l'a raconté Varoufakis dans un entretien en Angleterre, à chaque étape de la négociation, Mutti Merkel et son ministre handicapé ajoutaient une condition impérative) : si Merkel présente au Bundestag un texte sur un 3ème plan d'austérité, il risque fort d'être rejeté ... et l'Allemagne apparaîtrait alors comme la force négative d'une Union qui n'est plus européenne depuis belle lurette. C'est pourquoi Mutti Merkel allonge sans cesse la liste des demandes et conditions, en exigeant bien sûr que le texte soit d'abord approuvé par le Parlement grec avant de passer devant le sien (et quelques autres).

Pour la France, est-ce honorable de participer à ce simulacre ?

Mais de cela, l'éditorial de Nicolas Barré ne parle pas ce matin. Par contre, on y lit :

« Depuis le début, le gouvernement Tsipras (...) négocie avec une grenade dégoupillée à la main (...). » ;

« Ne fait-il [Tsipras] que gagner du temps ou est-il sincère ? on ne peut en vouloir à ses partenaires, eux qui essuient les insultes de ses ministres (...) »

Passons sur les expressions guerrières employées par le publiciste (des études en psychologie ont montré l'effet positif des dites expressions pour la mémorisation du récit chez les lecteurs), pour nous interroger sur l'exercice de son métier : il affirme que des négociateurs grecs ont insulté des ministres européens. Qui ? Quoi ? A qui ? Quand ? Nicolas Barré ne l'écrit pas. C'est pourtant le b.a.ba du journalisme.

Force est de constater que monsieur Nicolas Barré fait de la propagande au bazooka, du journalisme à la Goebbels. Nicolas Barré est un ordurier des Echos.

Alexandre Anizy

Grèce : comment travaille l'Union Allemande

Publié le par Alexandre Anizy

Après une phase d'expansion à l'est compatible avec la politique américaine d'agression de la Russie, l'Union Allemande entre dans celle de la consolidation, qui débute par l'éviction d'un pays membre récalcitrant au diktat de Francfort, à savoir la Grèce. Pour le maître de l'UA, cette opération délicate menée à l'encontre d'un acteur économiquement faible est l'occasion inespérée de tester une procédure minutieuse de sortie de l'euro.

Par consolidation, il faut comprendre que tous les obstacles qui se dresseront face aux intérêts nationaux du maître allemand seront écartés, ce qui veut dire que d'autres exclusions sont d'ores et déjà prévisibles. Se soumettre ou partir, tel sera le choix : le règne de la Terreur financière va commencer.

Par nécessité historique, les loups de Francfort se cachent dans la meute eurocratique.

Alexandre Anizy

Comment travaille le profiteur Bernard Debré ?

Publié le par Alexandre Anizy

Parce qu'il est un héritier, la vie fut facile à Bernard Debré : il n'y a plus que les imbéciles ou ceux qui en profitent pour affirmer que le système français est méritocratique.

Pour jouir des privilèges, il apporta sa très modeste contribution. Comment ? Son comportement à propos du dossier de la Tour Triangle nous éclaire :

« J'avoue que je n'ai pas étudié la question dans le détail, et j'ai suivi le groupe. (...) Ça me rappelle la pyramide du Louvre : j'étais contre sa construction à l'époque, j'ai gueulé avec la meute ; (...) » (1)

Jeune, Bernard Debré était un loup servile.

Et aujourd'hui ?

« Il ne faut pas avoir peur des tours, en périphérie. Je voyage beaucoup, il en pousse dans toutes les grandes villes. » (1)

Vieux, il suit la meute : c'est un loup docile.

Bernard Debré est toujours un loup : entre le jeune et le vieux, seul le niveau de testostérone a changé.

Alexandre Anizy

(1) Journal du Dimanche, 28 juin 2015

La fonte de Houellebecq

Publié le par Alexandre Anizy

En short et maillot noirs, Michel Houellebecq passe d'un appareil à un autre, le pas léger dans sa bulle : il travaille un peu dorsaux et abdominaux, biceps et triceps, suffisamment pour se vider la tête après un set d'écriture matutinal.

Si ses efforts intellectuels étaient aussi violents que ceux qu'il déploie en salle de musculation, ils frôleraient la nullité. Mais ce n'est pas le cas, même dans Soumission (Flammarion, janvier 2015, en livrel à 14,99 €).

L'art houellebecquien consiste à truffer sa prose de scènes porno à la manière de feu Gérard de Villiers, de considérations philosophiques pour appâter les germanophones, de propos tendancieux pour susciter la polémique utile au plan de promotion. Ce sont des impératifs commerciaux savamment intégrés dans la ligne de création : un style putassier, certes, mais un style.

Alors peu à peu, sous le feu des médias, le talent s'étiole de trop racoler. La fonte de Houellebecq devient inéluctable... et c'est ainsi qu'Allah est grand.

Alexandre Anizy

Et Moix et Moix et Moix

Publié le par Alexandre Anizy

Membre de la BHL's connection ayant assuré son aisance financière notamment avec un triste Podium, Yann Moix peut désormais raconter ce qui l'intéresse vraiment : Yann Moix. Après Naissance en 2013, voici Une simple lettre d'amour en 2015. Gageons qu'il parlera bientôt de sa prostate...

Quid novi chez Moix en ce moix de mai ? Perché à l'arrière des frangines, c'est un coq prétentieux et imbécile qui les emmerde dans 95 % des cas.

Alexandre Anizy

Post-scriptum : puisque longtemps Yann Moix a baisé « tout ce qui se pouvait baiser », on commence à comprendre la raison de son plaidoyer tardif et racoleur pour le délinquant sexuel Roman Polanski (aux USA), qui avait de toute façon pour lui la prescription (en droit version française) et surtout le pardon de sa victime.

Le Libanais sans effort de Giancarlo De Cataldo

Publié le par Alexandre Anizy

Vous devez partir sur le champ en voyage, vous n'avez rien à lire pour le trajet, et pas le temps de chercher un rompol de gare ?

Nous vous suggérons Je suis le Libanais de Giancarlo De Cataldo (éditions Métailié) que vous pouvez télécharger sur votre smartphone. C'est un ouvrage correct et garanti sans prise de tête.

Alexandre Anizy

Le Glasgow de Morrow chez Denise Mina

Publié le par Alexandre Anizy

Parfois il faut accepter des questions sans réponses, comme par exemple "pourquoi découvrir seulement maintenant l'écossaise Denise Mina", en se disant que l'essentiel est d'être enfin tombé sur un de ses polars : Des Dieux et des bêtes (Le Masque, octobre 2014, le livrel à 15,99 € - trop cher !). Elle taille un kilt à l'Ecosse : son Glasgow fétide vaut l'Edimbourg brumeux de Ian Rankin.

Rien n'est mini chez Mina.

Alexandre Anizy

Miljenko Jergović batelier de la Volga

Publié le par Alexandre Anizy

De temps en temps, nous prenons des nouvelles d'auteurs qui nous ont paru dignes d'intérêt, comme Miljenko Jergović :

http://www.alexandreanizy.com/article-21776426.html

Il vient de publier Volga, Volga (Actes Sud, 2014, livrel à 16,99 € - trop cher !).

Sur les pages s'écoule paresseusement le récit :

Hé, ho hisse, Jergović !

Alexandre Anizy

L'archange Sylvain en action

Publié le par Alexandre Anizy

Née à Thionville et issue du journalisme, du genre qui prend The economist comme "un festin pour l'intelligence", Dominique Sylvain trouva un éditeur chanceux qui sut profiter du "spécial copinage" comme on disait au Charlie Hebdo de la grande époque. Au fil des ans et des pages, elle apprit le métier : L'archange du chaos (Viviane Hamy, février 2015, en livrel à 12,99 € - trop cher !) en atteste, mais ce n'est pas toujours le cas :

http://www.alexandreanizy.com/article-6923751.html

Ici, le style lamine à froid une histoire bien ficelée.

Alexandre Anizy