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La déesse d'Anne Holt

Publié le par Alexandre Anizy

 

En Norvège, vous trouvez des politiciens qui écrivent vraiment leurs livres : c'est le cas d'Anne Holt, ministre de la Justice de novembre 1996 à février 1997, et auteur de polars.

 

Par exemple, « la déesse aveugle » (points poche, juin 2000, 389 pages, 7,50 €) est un rompol bien construit, avec un agréable style à la hauteur de la qualité de l'intrigue.

 

 

Alexandre Anizy

 

Puisque rien ne dure avec Laurence Tardieu

Publié le par Alexandre Anizy

 

Lire doit toujours être un plaisir.

Avec Laurence Tardieu, il s'est arrêté à la première page de « puisque rien ne dure » (Stock, septembre 2006, 128 pages, 13,50 €).

 

 

Alexandre Anizy

 

"Si nous durions sans fin" selon Bertolt Brecht

Publié le par Alexandre Anizy

 

« Si nous durions sans fin

Tout changerait sans cesse

Or, nos jours sont comptés

Et peu de choses changent. »

 

      « Dauerten wir unendlich

        So wandelte sich alles

        Da wir aber endlich sind

        Bleibt vieles beim Alten. »

 

                       Bertolt Brecht 


7 septembre : DEBOUT ! une suggestion d'Albert Ehrenstein

Publié le par Alexandre Anizy

 

Par les temps qui courent, écoutons le poète allemand Albert Ehrenstein (1886 – 1950).

 

« Assourdi par les braillements patriotiques

Des sauvages ivres d'enrôlement sur le sentier de leur guerre.

Tremblant comme celui que le médecin

A dit bon pour la mort,

L'homme blêmit, malade

De la soupe de sang dans l'invidable marmite.

Des taches de soleil couvrent la terre d'ombres.

 

Les piles de cadavres

Froids rangés en paquets raidis entourent

La mare, enfer, ton lac.

L'impuissant passeur

attrape la rame mesquine,

Démolit la barque -

A son service jour et nuit il a des forces

De paquebots torpillés qui sont

Ses nacelles funèbres.

 

Abattez donc les marteaux

Sur les crânes des tueurs. »

 

« Debout ! »d'Albert Ehrenstein

 

 

 

 

 

 

Orages ordinaires chez William Boyd

Publié le par Alexandre Anizy

En avril 2010, William Boyd publiait un roman, « orages ordinaires » (Seuil, 476 pages, 21,80 €). Une occasion de découvrir cet écrivain anglais.

 

Il n'y a rien d'exceptionnel dans ce livre, juste un bon travail d'orfèvre : une histoire savamment construite, une écriture sans fioriture qui colle à l'action.

 

Nous avons pensé à Douglas Kennedy en lisant cette "rebirth".

Comme lui, William Boyd est un bon écrivailleur.

 

 

Alexandre Anizy

 

François Chérèque le jaune joue contre son camp

Publié le par Alexandre Anizy

Quasiment à la veille d'une journée d'action capitale pour les salariés, François Chérèque le jaune prend la parole (bien relayée par la presse des amis du Président Sarkozy de Nagy Bocsa), pour émettre des propositions d'ordre secondaire par rapport à l'enjeu.

Petits calculs de boutiquiers.

Cela s'appelle jouer contre son camp : une habitude de la CFDT.

 

 

Alexandre Anizy

 

Pour un Rom, Martine Aubry vaut bien Sarkozy de Nagy Bocsa

Publié le par Alexandre Anizy

En juillet, sur les terres dont elle a héritée politiquement (la fille de Jacques Delors n'a jamais eu d'effort à faire dans sa carrière), Martine Aubry avait demandé l'expulsion de Roms.

Pour un Rom, Martine Aubry vaut bien Sarkozy de Nagy Bocsa.

Pour quelques citoyens français aussi, à tous les égards.

 

 

Alexandre Anizy

 

PS :

on comprend le silence embarrassé de la dame durant le mois d'août ;

on voit bien la perversité du pouvoir, qui ne pouvait pas ne pas ignorer la demande d'expulsion formulée par Martine Aubry.

 

Mihajlo Pantić et le doute en amour (ako je to ljubav)

Publié le par Alexandre Anizy

 

Mihajlo Pantić est un intellectuel serbe académique (professeur d'université, critique littéraire et écrivain) qui a déjà reçu des médailles : nous parlons des 5 prix, dont le "Ivo Andrić" en 2003 pour ce recueil de nouvelles « si c'est bien de l'amour » (éditions Gaïa, août 2007, 219 pages, 18 €).

 

Bien que ces histoires soient ancrées dans la ville nouvelle, vous ne découvrirez pas la partie moderne de Belgrade, Novi Beograd, une sorte de quintessence de l'architecture socialiste yougoslave (comme Novi Zagreb). Car chez Pantić, ce sont des histoires d'hommes et de femmes, tout simplement, avec leurs problèmes de mélancolie, de voisinage, et d'amour forcément.

 

Mihajlo Pantić possède un style personnel, ce qui fait toute la différence dans ce genre littéraire. Échantillons :

 

« Elle était face au miroir et gémissait. Elle gémissait sur elle-même, sur son cas personnel en tant que femme, sur l'amas des jours pareil à un monceau de cadavres. » (p.53)

« La mort recèle quelque chose d'horriblement simple. L'amour est plus compliqué. » (p.219)

 

A cause du rythme surtout, de son ironie aussi, nous avons pensé à Jackie Berroyer, au temps où nous nous régalions de ses textes dans CharlieHebdo(celui de Cavannaet Chorondes années 70, pas la merde actuelle).

 

En matière de nouvelles, Mihajlo Pantić passe pour un maître.

Alors, avec ce recueil, c'est bien de le connaître.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

Comme Jean-Pierre Milovanoff sur le fleuve Amour

Publié le par Alexandre Anizy

En août 2009, Jean-Pierre Milovanoff publiait « l'Amour est un fleuve de Sibérie » (Grasset, 192 pages, 14,50 €).

Un moustique camarguais l'aurait-il sauvagement piqué, pour qu'il s'inflige cette romanesque dérive superfétatoire ?

 

 

Alexandre Anizy

 

 

La Croatie sous le stylo-bille de Jean-Marie Laclavetine

Publié le par Alexandre Anizy

Nous nous souvenons avoir lu, il y a quelques temps déjà, que les carnets de voyage rencontraient un certain succès en librairie : l'article citait en référence ceux de Titouan Lamazou. Est-ce pour cette raison que Christian Giudicelli a lancé la collection "le sentiment géographique" ?

En s'appuyant sur la notoriété des auteurs, comme c'est le cas ici, et la force commerciale de l'éditeur, la niche méritait d'être explorée.

 

 

Jean-Marie Laclavetine a donc écrit « la martre et le léopard » (Gallimard, avril 2010, 150 pages, 16,90 €), qui relate son voyage en Croatie au cours de l'automne 2009.

L'écrivain raconte son périple en s'attachant aux gens : la géographie, l'histoire, la littérature, restent au second plan. Les lecteurs un peu avertis remarqueront dans les détails que Laclavetine connaît le sujet, et les amateurs trouveront des pistes à découvrir. (Pour le sens propre, ce sont les guides spécialisés qu'il faut d'abord lire)

 

Personnellement, nous avons apprécié cette traversée de Croatie (pour ce qu'elle est). Mais que ceux qui n'aiment ni l'histoire, ni la cuisine, ni la littérature, s'abstiennent !

 

 

Alexandre Anizy