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Nick McDONELL la guerre à Harvard n'a pas eu lieu

Publié le par Alexandre Anizy

Né en 1984 à New York, Nick McDonell a publié à 17 ans son premier roman ; « Guerre à Harvard » (Flammarion, septembre 2008, 95 pages, 12 €) est son troisième.

 

Ce livre est un recueil d’anecdotes futiles sur la promotion 2006, du genre :

  • l’auteur côtoie en deuxième année un peintre venu de Géorgie : « Dans son atelier, Quinn avait un panneau qu’il avait peint lui-même. On pouvait lire « bois/baise/glande ». On trouvait que le panneau était assez drôle, et que Quinn était un type assez drôle. » (p.25) ;
  • l’auteur se rend aux funérailles d’un ancien d’Harvard (comme lui, du club Porcellian : cravate vert et blanc) à la cathédrale St John the Divine (Manhattan) : « (Mon père est passé après Norman Mailer, mais ça lui a plutôt facilité la tâche parce que Mailer n’a parlé que de lui-même.) » (p.33) ;
  • le scoop du bouquin : « Un type de notre promo a gagné un milliard de dollars en créant le site Internet Facebook. Il s’appelle Mark Zuckerberg. » (p.45).

 

Il paraît que Nick McDonell voulait parler de la guerre d’Irak à travers le prisme estudiantin. C’est raté : la pauvreté du style renforce l’effet de banalité du propos.

Le sujet n’est pas traité : non seulement la Guerre à Harvard n’a pas eu lieu, mais elle n’a pas été écrite non plus.

 

 

Alexandre Anizy

 

La galère de Michel ONFRAY dans le film d'Eric BESSON

Publié le par Alexandre Anizy

Qu’il est triste de voir un philosophe émérite comme Michel Onfray se faire rouler dans la farine par le social traître Eric Besson ? Car enfin, que diable allait-il faire dans cette galère cathodique, hier soir, chez Frédéric Taddeï ?

 

Sous prétexte de ne pas laisser le siège vide dans les préfectures, Michel Onfray accepte de tourner dans le film conçu et réalisé par le ministre Eric Besson, pour le Président ubiquiste Sarkozy de Nagy Bocsa, sans se rendre compte que la méthode sarkozyenne consiste malicieusement à maquiller sa pratique politique néfaste avec des mots consensuels et positifs (lire notre note http://www.alexandreanizy.com/article-17779216.html ). Au bout du cirque médiatique, le gouvernement se moque bien de la finalité du thème matraqué, puisque seule l’occupation de l’espace politique l’intéresse pour les quatre prochains mois.    

 

Selon un publicitaire qui aime les montres suisses, il paraît que l’Elysée rêve d’une grossesse présidentielle : si la séquence « bébé du Château » se concrétise en 2010, verra-t-on aussi Michel Onfray débattre de la nouvelle politique dionysiaque ? 

 

 

Alexandre Anizy

 

P.-s : Dans son échange avec Houria Bouteldja, Michel Onfray était condescendant, et non pas paternaliste comme l’a dit la dame.

 

Prix Renaudot poche : "Palestine" d'Hubert Haddad

Publié le par Alexandre Anizy

Lundi dernier, le 1er prix Renaudot poche a été attribué au roman « Palestine » (éditions Zulma, mai 2007, 156 pages … et maintenant en poche), dans lequel Hubert Haddad a voulu concentrer l’horreur du conflit israélo-palestinien au cœur d’une histoire somme toute banale.

Le problème est qu’on n’y croit pas, du fait des facilités romanesques que s’accorde l’auteur : la carte d’identité perdue qui réapparaît opportunément, la ressemblance du soldat amnésique avec le fils arabe absent …

Puisqu’il y a déjà tant d’incompréhension sur cette Terre, pourquoi y ajouter la vision d’une littérature approximative ?

 

 

Alexandre Anizy

 

Goncourt : les heures creuses de Delphine de Vigan

Publié le par Alexandre Anizy

Le dernier bouquin de Delphine de Vigan (« les heures souterraines », JC Lattès, septembre 2009, 300 pages, 17 €) nous laisse pantois. Que voulait dire ou raconter l’écrivassier ? L’histoire de la mercaticienne ou bien celle du médecin des urgences ? Car vous avez, pour le prix d’un nous direz-vous, deux individus en souffrance de maux de genres différents, qui se croisent une fois mais ne se rencontrent pas à la page 295 (sur 300 !) :

« Elle a buté dans quelque chose, un sac ou une valise.

L’homme a dit : putain, vous ne pouvez pas regarder devant vous.

Quand il s’est baissé pour ramasser ce qui ressemblait à une mallette de médecin, Mathilde a remarqué sa main gauche. Il n’avait que trois doigts. »

 

Quelle était donc la véritable ambition de l’auteur ? Aborder le thème du harcèlement moral dans l’entreprise, celui des éclosions amoureuses impossibles, etc. ?

Formulons une hypothèse : le personnage du médecin serait un ajout (une suggestion appuyée de l’éditeur ?) pour pimenter la 1ère mouture d’un texte sans profondeur, parce que la clientèle de Mme de Vigan apprécie les romances.

 

Comme le sujet du harcèlement occupe le plus grand espace dans ce foutoir, nous nous disons que l’écrivassier se penche ou plutôt se sert de problèmes graves pour attirer les projecteurs sur sa prose alerte, légère comme une chronique de Cosmopolitan (1).   

 

 

Alexandre Anizy

 

(1) : ou d’un autre magazine féminin.

 

CHIRAC en correctionnelle : le pardon du PS, le silence de l'UMP

Publié le par Alexandre Anizy

Le juge d’instruction Xavière Simeoni vient de signer une ordonnance de renvoi en correctionnelle pour Jacques Chirac : ce sont les réactions qui nous semblent plus signifiantes que l’information.

 

Pour le Parti socialiste, qui a pris la parole pour pardonner, compte tenu des faits anciens et des services rendus à la France par ce politicien ?

François Hollande, le culbuto mollétiste, n’a pas raté cette occasion pour exprimer son penchant à la clémence lorsqu’il s’agit de défendre un privilégié, de quoi gagner quelques bulletins de vote chiraquiens en Corrèze. Pitoyable.

André Vallini, un parangon de l’imposture socialiste, ne pouvait pas manquer lui aussi de faire valoir son esprit consensuel, son humanisme sélectif : cet arriviste finira bien par décrocher un poste ministériel …

(http://www.alexandreanizy.com/article-24499159.html )

 

Hier, à midi encore, du côté de l’UMP, c’était le silence assourdissant … après par exemple, souvenez-vous, le déluge d’éloge pour le « prince Jean Sarkozy de Nagy Bocsa » : dans les deux cas, une attitude qui avait la faveur du Château ?

 

Quand les représentants du peuple se comportent d’abord comme des courtisans, on peut penser que le régime est en train de changer de nature.

 

 

Alexandre Anizy

 

PASQUA laminé, PASQUA condamné, mais PASQUA révolté !

Publié le par Alexandre Anizy

Charles Pasqua n’est pas un saint (qui peut l’être dans ce monde marchand ?), mais en des temps lointains où la France était sous la coupe d’un Etat nazi et d’une pseudo élite française décatie et fascisante, il a osé se dresser contre l’ordre établi : il sut être indécent (lire notre note précédente).

 

D’aucuns ont sans doute cru en 2000 qu’il pouvait mettre hors jeu l’animal politique :

« Oui. Je ne crois pas aux coïncidences. A partir de ce moment-là, toute une série d’actions ont été menées pour m’incruster dans l’Angolagate et d’autres affaires. Comme par hasard, des affaires toujours traitées par le même magistrat ! Lorsque ce magistrat (Philippe Courroye, NDLR du Figaro) a quitté l’instruction, ces dossiers ont pris une autre tournure. » (Entretien dans le Figaro du 29 octobre 2009)

Ainsi, après une décennie de mise à l’écart et une condamnation pénale, le résistant Pasqua se réveille, puisqu’on l’a placé dos au mur de la perte d’honorabilité : il parle maintenant. La boîte de Pandore sera-t-elle ouverte avec la levée du « secret défense » ?

 

Dire que nous le soutenons serait excessif, mais nous l’encourageons dans son éventuelle opération « mains propres ».

 

Pasqua laminé, Pasqua condamné, mais Pasqua révolté !

 

 

Alexandre Anizy

 

Méfiance ! Philippe BILGER défend Frédéric LEFEBVRE

Publié le par Alexandre Anizy

Qui ne connaît pas Frédéric Lefebvre ?

« Nouveau chien de garde » (1) de l’UMP, en général, et du Président ubiquiste Sarkozy de Nagy Bocsa dont il fut l’attaché parlementaire, en particulier, les colonnes de la presse et les micros de France et de Navarre lui sont ouverts … et ceux qui ne le font pas assez vite, comme l’AFP dans un passé récent, sont immédiatement sermonnés.

 

Dans ce contexte, il est permis de s’étonner que Philippe Bilger (par ailleurs Avocat Général près la cour d’Appel de Paris) défende sur son blog l’apparatchik Frédéric Lefebvre, alors que celui-ci vient de lancer une nouvelle charge contre les médias (ce qui ne manque pas de saveur, quand on sait qu’ils sont maîtrisés ou qu’ils appartiennent, pour l’essentiel en matières de tirage ou d’audience, aux amis du Président ubiquiste…) :

« On préférerait avoir tort avec Frédéric Lefebvre que raison avec Jacques Weber. On aspire à défendre le premier quand le second est tombé dans l’indécence. »

En effet, lorsqu’il s’agit de défendre les gens au pouvoir ou en cour, de par son histoire familiale Philippe Bilger devrait savoir qu’il faut mesurer ses propos.

De plus, en matière politique, le summum de l’indécence n’est-il pas de choisir son camp en fonction du respect d’une « étiquette » ?

 

 

Alexandre Anizy

 

(1)            « nouveau chien de garde » : nous faisons référence au livre de Serge Halimi, et non pas à celui de Paul Nizan car ce serait trop flatteur pour ce monsieur.  

 

Affaire BOULIN : Mme Fabienne BOULIN-BURGEAT y revient

Publié le par Alexandre Anizy

D’abord, nous disons que nous ne connaissons pas Mme Fabienne Boulin-Burgeat, qui nous inspire considération et respect, lorsqu’elle tente à nouveau de faire rouvrir le dossier de l’affaire Boulin, son père.

(lire http://www.alexandreanizy.com/article-6716615.html )

Comme nous l’avions prévu en 2007, une chape de plomb judiciaire a mis un terme à sa précédente demande de réouverture.

(lire http://www.alexandreanizy.com/article-7215710.html )

 

Puis nous expliquons pourquoi cette affaire nous interpelle : comme dans l’affaire dite d’Outreau, par exemple, c’est peu de dire que le bon sens a été mis à mal. Mais la vérité judiciaire est d’une autre nature : nous nous souvenons même d’un article du Canard enchaîné, faisant la leçon juridique (au troisième degré, cela valait son pesant de cacahouètes …) à la fille de Robert Boulin, auquel nous avions répondu à l’époque (http://www.alexandreanizy.com/article-6868529.html ).

 

« Nettoyer les écuries d’Augias », c’est enfin l’expression que Mme Fabienne Boulin-Burgeat a utilisé hier dans l’entretien du journal de France 3. Heureusement qu’à lui seul l’espoir fait vivre !

 

 

Alexandre Anizy

 

Pas de quartier pour Francisco GONZALES LEDESMA !

Publié le par Alexandre Anizy

Francisco Gonzales Ledesma jouit d’une certaine aura dans les cercles d’érudits du polar. Nous allons donc les choquer.

 

Dans « les rues de Barcelone » (folio policier n° 206), les personnages sont typés et l’auteur ne se donne pas la peine de les approfondir.

Comme l’action prime, la pauvreté du style est affligeante.

 

Avis quasiment sans appel : à fuir.

 

Alexandre Anizy

 

P.-s : vient de sortir « un roman de quartier » (Atalante, août 2009)

 

La bande de COHN-BENDIT pistonne Marie BOVé, fille de José

Publié le par Alexandre Anizy

D’aucuns pensent peut-être que c’est une blague, mais ils ont tort.

La bande de Cohn-Bendit, i.e. Europe Ecologie, a annoncé par l’entremise de Noël MAMèRE qu’elle envisage de nommer Marie BOVé, fille de José, comme tête de liste aux élections régionales (en Gironde). 

 

Au moment où le peuple s’émeut de la promotion grand-guignolesque de Jean Sarkozy de Nagy Bocsa à l’Epad (société gérant le site juteux de la Défense), les amis de la crapule écologiste Daniel Cohn-Bendit ne viennent-ils pas d’allumer un contre-feu à l’incendie médiatique ?

 

Europe Ecologie, c’est encore mieux qu’un bulletin Sarkozy : objectivement, c’est un soutien.

(lire http://www.alexandreanizy.com/article-31850975.html )

 

 

Alexandre Anizy