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Les larmes de Daniel PICOULY

Publié le par Alexandre Anizy

« Les larmes du chef » (Gallimard Série noire n° 2346), tel est le bon titre du 3ème roman de Daniel PICOULY.

Humble lecteur, nous avons sué sang et eau pour essayer de rentrer dans ce livre confus : force est d’avouer notre échec.

 

Il semble que la bonne pioche, ce soit « le champ de personne », ou peut-être « 68 mon amour » (mars 2008).  A vous d’essayer !

 

Alexandre Anizy

L'historienne Anne SIMONIN révise l'épuration de 1945

Publié le par Alexandre Anizy

Au début des années 1980, l’historien François FURET atteignait la notoriété en révisant la Révolution Française : il s’inscrivait dans la bataille idéologique que livrait le néolibéralisme victorieux.

 

Concernant la période de l’Occupation, Henri AMOUROUX, finalement plus complaisant avec le Maréchal PéTAIN qu’il ne l’est avec le Général DE GAULLE, nous contait la vie des Français dans une fresque qui se perd dans les chemins communaux de l’Histoire : pour mieux égarer le lecteur à la recherche de sens, de vérités ?

Dans le même esprit, mais sur un autre thème et d’un ton plus grivois, Patrick BUISSON (de culture maurrassienne, ancien journaliste à Minute, etc.) a commencé un travail sur cette époque (« 1940-1945 : années érotiques », en plusieurs tomes).

 

Si la Terreur inventa le crime de lèse-Nation, Anne SIMONIN nous dit que pour l’épuration le crime de lèse-République a été instauré.  

Si on considère que le concept de réconciliation nationale recouvrait d’un voile pudique une opération honteuse de maintien professionnel quasi-général de l’administration, il convient de s’interroger : une entreprise de révision, dont l’objet serait la validation du processus volontairement tronqué, serait-elle d’actualité ?

Non seulement François MAURIAC le charitable aurait eu raison contre Albert CAMUS le justicier, mais les magistrats auraient été des sages républicains ?

 

Alexandre ANIZY

 

 

 : c’est vraiment l’œuvre (en 10 tomes) d’une vie ; si le dernier volume titré « la page n’est pas encore tournée » est très décevant, les 3 premiers peuvent constituer une bonne introduction à l’étude de cette période, notamment le 3ème consacré aux « beaux jours des collabos » (éditions Robert Laffont)

 : documentaire « une épuration française » d’Emmanuel HAMON (sur France 2, jeudi 18 juin 2009)

Marie-Noëlle LIENEMAN : courage, fuyons !

Publié le par Alexandre Anizy

Rappel : le maire socialiste d’Hénin-Beaumont, Gérard DALONGEVILLE, a été mis en examen pour détournements de fonds publics ; après quelques péripéties, de nouvelles élections municipales ont été fixées au 28 juin et 5 juillet.

 

Aux Européennes, Marine LE PEN du Front National vient d’obtenir 27,92 % des voix dans cette commune, soit plus de 10 points d’avance par rapport au Parti Socialiste.

 

Marie-Noëlle LIENNEMAN, ancien maire de banlieue parisienne, ancien ministre dont on soulignait la qualité de ses tailleurs, ancien eurodéputé, déjà parachutée sur la liste du maire présumé ripou, a finalement renoncé, au vu des derniers scores électoraux, à se présenter aux municipales.

C’est pourtant cette dame socialiste qui analysait ainsi la situation du PS en août 2007 :

« Ce décalage entre le PS et le peuple de gauche vient de plus loin. Déjà, on l’avait vu lors du « non » au référendum européen. Fidèle à sa tactique d’étouffoir, François HOLLANDE stérilisait tout débat et faisait un chantage constant sur l’unité que nous devions afficher. »

A la question « comment reprendre la main ? », Marie-Noëlle LIENEMAN l’intrépide répondait alors :

« En retrouvant nos valeurs fondamentales. (…) Nous devons redevenir le parti du monde du travail. »

 

Aujourd’hui à Hénin-Beaumont, il semble que ce soit un travail trop épuisant et trop ingrat pour l’élégante Marie-Noëlle LIENEMAN, dont l’actuel mot d’ordre personnel serait du genre « courage, fuyons ! ».

 

Si elle n’est bien entendu pas la seule à le faire, Marie-Noëlle LIENNEMAN personnifie la décomposition du Parti Socialiste.

 

Alexandre ANIZY

 

 : Journal du Dimanche 26 août 2007

Que le Parti Socialiste meure (III) !

Publié le par Alexandre Anizy

(Suite des notes du 11 et 13 juin 2009 « Que le Parti Socialiste meure ! (I) et (II) »)

 

Faudrait-il regretter les « jeunes » cadres ? Non.

Aurélie FILIPPETTI avait imaginé un atterrissage en douceur au Parlement de Strasbourg, puisqu’elle savait sa circonscription vouée à la disparition : n’ayant pu se placer qu’en 3ème position sur la liste de l’Est (le 2ème étant Liêm Hoang Ngoc, un économiste keynésien – qui ne se dit pas keynésien aujourd’hui ? -, très proche d’Henri EMMANUELLI, membre du Conseil National du PS depuis 2003 – une fidélité dont FILIPPETTI la carriériste normale ne pouvait pas se prévaloir -), elle subit le rude coup de la défaite du PS avec sérénité, puisqu’elle est toujours député.

Benoît HAMON n’a pas eu la présence d’esprit de se garder un mandat de repli : pour un apparatchik et pour le jouvenceau du « club des ambitieux », on frise la faute professionnelle ! Pour ce personnage, nous n’aurons pas de regret non plus, tant il est déjà une caricature du politicien : alors qu’il avait affirmé qu’il quitterait son poste de porte-parole du PS s’il n’était pas réélu député européen, il est évidemment revenu sur son engagement dès mardi … Benoît ne nous étonne pas …

A sa place, nous nous interrogerions sur le fait troublant que Martine AUBRY et ses sbires n’aient pas réussi à imposer quelque part en position assurée (la 1 ou 2) le leader d’une motion ayant obtenue 18,5 % des voix au congrès de Reims, car pour un autre au moins cela fut possible. Benoît HAMON : un apparatchik habile, peut-être, un médiocre négociateur, c’est sûr !

Elu, Vincent PEILLON le bourgeois prétendant sort son épingle du jeu, même s’il démontre une nouvelle fois sa capacité de nuisance, puisqu’avec lui le score du Parti dégringole dans le Midi, comme en Picardie.

Nous en bouderions presque notre plaisir.

 

Manuel VALLS fut égal à lui-même dans l’analyse, que nous résumons par un « cap à droite » ! Ce doit être parce qu’il est plus facile d’être élu à Evry avec une étiquette socialiste sur un projet politique régressif, que le franc mac VALLS ne quitte pas le navire Solferino : le courage politique dans toute sa splendeur …    

Arnaud MONTEBOURG, qui a épousé le Château, sera toujours mal placé, avec ou sans gambit, pour représenter les gens de peu.

 

Franchement, dans l’attelage indiscipliné de ce groupement électoral en déconfiture, qui voulez-vous retenir sérieusement ?

 

Alexandre ANIZY

Que le Parti Socialiste meure ! (II)

Publié le par Alexandre Anizy

(Suite de la note du 11 juin 2009 « Que le Parti Socialiste meure ! (I) »)

 

Faudrait-il regretter le Parti Socialiste ? Non.

 

Emmanuel TODD (démographe, sociologue ; le concepteur de « la fracture sociale » chère au candidat CHIRAC de 1995) le présentait ainsi le 24 novembre 2006 dans Libération :

« Le Parti Socialiste est une organisation à l’intérieur de laquelle, jusqu’à l’arrivée des nouveaux adhérents par Internet, 40 % des adhérents étaient des élus, et une proportion considérable des employés municipaux, départementaux ou régionaux. »

 

Comme le disait déjà Rémi LEFEBVRE (professeur de science politique), auteur avec Frédéric SAWICKI du livre « la Société des socialistes » (éditions du Croquant), avant le congrès de Reims, la rénovation annoncée ne sera qu’une somme de petits replâtrages. C’est ainsi qu’aujourd’hui le premier acte de Martine AUBRY est de créer un comité des sages (et pourquoi pas une commission ?) … Avant Reims, comme aujourd’hui, tous les scénarios plausibles avaient un risque commun : aucune clarification idéologique.

« C’est le signe d’un parti qui n’est plus structuré par des loyautés idéologiques durables. Les courants sont devenus des coteries instables. »

Un exemple ? « (…) le courant strauss-kahnien était l’un des plus structurés avec une vraie identité idéologique construite autour de la modernisation et du refus du surmoi marxiste. Il n’a pas résisté au départ de son leader … »

 

L’invocation permanente à une modernisation (en quoi consiste-t-elle réellement ? Quels en sont les « marqueurs » ?), et le rejet de Marx, ne constituent pas une doctrine.

 

Rémi LEFEBVRE posait les bonnes questions, comme :

« (…) quelles sont, sur la durée, les positions sur l’Europe de Julien DRAY, Arnaud MONTEBOURG ou Vincent PEILLON ? Qu’est-ce qui distingue, sur le fond, Ségolène ROYAL, François HOLLANDE ou Bertrand DELANOë ? »

« Les clivages sont artificiels et ne masquent que des luttes d’intérêts. La déshérence idéologique est totale.»

Les fameux adhérents à 20 euros ont déserté le PS après la défaite électorale, conséquence normale et immédiate de l’échec.

« Le PS se retrouve à son étiage historique autour de 130.000 adhérents, plus que jamais rétracté sur son réseau d’élus [« le poids des grands féodaux du PS demeure donc très important. »]. Et ceux-ci n’ont pas intérêt à ce qu’arrive le nouvel adhérent (…). Le PS est un monde fermé, qui ne cherche pas à recruter. Sa logique est celle d’un repli sur soi. »

C’est « un PS de bobocrates dont les dirigeants, tellement arrogants, sont coupés du peuple », comme dit Jean-Luc MéLENCHON (16 novembre 2008, Aujourd’hui)

 

Après Reims, la suite a plutôt donné raison à Remi LEFEBVRE, n’est-ce pas ?

 

Que peut-on attendre d’apparatchiks centrés sur leurs besoins ? Rien.

 

Alexandre Anizy

Que le Parti Socialiste meure ! (I)

Publié le par Alexandre Anizy

Le Parti Socialiste vient de subir une défaite électorale importante. Une de plus. Ce serait grave si le PS était réellement le parti d’opposition à cette droite politiquement habile, qui appliquera jusqu’au bout son plan de régression. Mais ce n’est pas le cas.

 

En effet, en matière économique (au sens large), le PS n’offre aucune alternative : le fait que le Président ubiquiste de droite SARKOZY DE NAGY BOCSA ait œuvré pour la nomination du « socialiste » STRAUSS-KAHN (le meilleur économiste du PS, paraît-il) à la tête du Fonds Monétaire International (FMI), une organisation tenue par l’Empire, dont les pays pauvres se souviennent encore des plans catastrophiques dits de restructuration, n’est-elle pas la meilleure démonstration de l’unification idéologique des grands partis et leaders politiques français ?

Dominique STRAUSS-KAHN tient le même discours à Washington et à Paris : étant sain de corps et d’esprit, pourquoi ses propos seraient-ils « de gauche » en France et « apolitiques » ailleurs ? L’exemple allemand (le gouvernement CDU-SPD de Mutti MERKEL) n’est-il pas une autre preuve de l’unification idéologique de l’oligarchie ?

 

En matière européenne, la bible des politiciens (tout ce qui se fait encore aujourd’hui en matière de dérégulation, de privatisations, etc., n’est que la suite logique du programme exposé dans cet ouvrage) n’est autre que le fameux livre de 1986 du social-traître Jacques DELORS, qui était assisté du « socialiste » Pascal LAMY (un autre individu sain de corps et d’esprit, placé et maintenu à la tête de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) – une autre institution tenue par l’Empire - : « socialiste » en France et « apolitique » ailleurs, pareillement ?). Le PS a-t-il renié ce livre et son auteur malfaisant ? Que nenni ! C’est même sa fille (Martine AUBRY) qui tient le parti …  

Fondamentalement, PS et UMP ont le même projet européen (Turquie comprise).

(A suivre)

 

Alexandre ANIZY

Un roman de métro signé Jean-Pierre BASTID

Publié le par Alexandre Anizy

Vous connaissez le concept de « roman de gare », dont John GRISHAM est un exemple : un livre qu’on achète au dernier moment pour tuer le temps durant le voyage ferroviaire.

 

Avec « Notre-Dame des Nègres » (Gallimard Série noire n° 2431) de Jean-Pierre BASTID, nous croyons utile de créer une catégorie : le « roman de métro ».  

 

Alexandre Anizy

Européennes : offrez un ticket retraite à Daniel COHN-BENDIT !

Publié le par Alexandre Anizy

Si sa production éditoriale révèle une absence de talent littéraire, il faut reconnaître à Daniel COHN-BENDIT ses qualités de « bretteur électoral ». Le dernier opus vient le confirmer : « Que faire ? » (Hachette Littératures, mars 2009, 177 pages, 14 €) semble le fruit d’une dictée retranscrite et rapidement corrigée. Peu importe, puisqu’il n’était qu’un élément matériel de la campagne électorale du député.

 

Naturellement, cela commence par une coquetterie de politicien :

« Etre un professionnel de la politique n’a pas de sens en soi. Entrevoir la fonction d’élu comme une carrière, c’est très rapidement se dissocier de ceux qui nous ont élus (…) » (p.9)

Puis, « Dany » nous parle de son sujet de prédilection : lui.

« (…) je suis fondamentalement un démocrate. J’ai l’antitotalitarisme chevillé au corps (…) J’ai exprimé cela, naguère, en disant que j’étais libéral-libertaire (…) ». (p.10)

 Il aime tellement la démocratie et la liberté, « Dany », qu’il a approuvé les saloperies impérialistes du néoconservateur George W. BUSH.

Aujourd’hui, il se définit comme un « radical-réformiste » : bien que siégeant à Strasbourg, il a pu au cours de ses nombreuses années de mandat savourer les délices du cassoulet radical.

 

Nous vous faisons grâce du premier chapitre (46 pages, soit un tiers de l'ouvrage environ) où l’ancien combattant de rue nous rappelle ses faits d’armes (politiques, évidemment) :

« J’ai bien conscience qu’il ne s’agit là que d’un cheminement personnel qui n’a pas nécessairement pour vocation, à lui seul, d’éclairer toute la diversité et la richesse de la culture politique écologiste. » (p.26)

On admire l’artiste dans son numéro de modestie.

Faute avouée est à demi pardonnée, n’est-ce pas ?

 

A 30 ans, Daniel COHN-BENDIT était un petit con de la 1ère averse qui provoquait les bourgeois en signant un bazar de propos plus ou moins intelligents ou sulfureux. A plus de 60 ans, Daniel COHN-BENDIT est un vieux con des neiges d’antan qui, en exhibant son nombril, continue à draguer les bourgeois pour les placer dans l’escarcelle du Prince.

 

Electeurs de toutes les provinces, unissez-vous (en votant) pour mettre à la retraite Daniel COHN-BENDIT !

 

Alexandre ANIZY

 

 : le fils de Daniel COHN-BENDIT n’a pas tort lorsqu’il dit à son père qu’il ressemble à Nicolas SARKOZY DE NAGY BOCSA.

Union Européenne : Alain LIPIETZ est une pleureuse fédéraliste

Publié le par Alexandre Anizy

Suite à un article paru dans Libération dans lequel 36 économistes apportaient leur soutien au Front de Gauche, Alain LIPIETZ l'économiste brillant, forcément brillant, dont on dit que la contribution au projet de la liste de Daniel Cohn-Bendit est importante, a daigné prendre la plume pour leur répondre.

 

D’abord, nos remarquons que, comme un professeur du haut de sa chaire, Alain LIPIETZ s'autorise à qualifier de « bons économistes » les 36 sympathisants du Front de Gauche : la suffisance du personnage suinte à chaque paragraphe.

 

Ensuite, alors que les 36 économistes en appellent à une « véritable planification » pour l'impératif écologique, Alain LIPIETZ feint de croire qu'ils n'ont pas remarqué les dernières œuvres de l'Union Européenne en la matière : c'est une tactique habituelle dans les pseudo-débats de l'État républicain.

 

Enfin, concernant le traité de Lisbonne, Alain LIPIETZ fait partie de ces gens qui mettent la charrue avant les bœufs, à savoir : il faut d'abord voter ce traité (parce que c'est « un pas important pour l'organisation de l'Union Européenne », comme ils disent), et ensuite y apporter un 1er amendement constitutionnel grâce à une initiative parlementaire, comme le Parlement sortant l'a promis. Questions :

  • les nouveaux députés européens se sentiront-ils tenus par la promesse des sortants ?
  • En période électorale, les promesses ne se ramassent-elles pas à la pelle ?

Selon nous, Alain LIPIETZ démontre ici qu'on peut être un économiste brillant, forcément brillant, et un vieux député européen, sans avoir appris pour autant.

Il est vrai aussi que Mr LIPIETZ croit qu'un citoyen, même de son acabit, peut obtenir réparations par voie judiciaire pour des faits peu glorieux de la SNCF durant la Seconde Guerre Mondiale : la soif de justice aveugle même les meilleurs d'entre nous, n'est-ce pas?

 

Au bout du texte, que retenons-nous de cet article médiocre ? Seule une Europe plus fédérale peut financer la conversion écologiste : le lecteur peinera à en trouver la démonstration. Alain LIPIETZ est une pleureuse fédéraliste.

 

Alexandre ANIZY

Union Européenne : un soi-disant axe franco-allemand

Publié le par Alexandre Anizy

Nous vivons une époque formidable, comme disait le regretté REISER. Autrefois, les dirigeants politiques communiquaient lorsqu’ils avaient une idée à faire passer ; aujourd’hui, ils occupent l’espace médiatique pour masquer le conformisme, voire le vide, de leurs projets.

Prenons par exemple la tribune de la chancelière MERKEL et du Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA, publiée en France par le Journal du Dimanche du 31 mai 2009. A les lire, on pourrait croire naïvement que l’entente franco-allemande est de retour, ce que les faits contredisent.

 

La question turque.

« Angela MERKEL et moi sommes sur la même ligne. La Turquie ne peut entrer dans l’Union (…) » déclare le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA.

Le mot Turquie est absent du texte signé.

Un espace économique et de sécurité avec la Russie et la Turquie.

C’est une proposition française du 5 mai, qui reste sans suite.

Une agence européenne d’achat du gaz.

C’est encore une proposition française, qui n’est pas reprise dans le texte célébrant la communauté de vue des 2 pays. En la matière, l’Allemagne joue en solo depuis belles lurettes.

Un gouvernement économique de la zone euro.

Voilà un autre cheval de bataille (sans doute exclusivement électoral !) du Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA. Qu’en pense Mutti MERKEL ?

« Je m’oppose aux exigences souvent sans fin d’une coordination renforcée des politiques économiques au sein de la zone euro (…) » (27 mai 2009)

Un « noyau dur » pour relancer la construction européenne.

(Comme ils disent).

Là aussi, Mutti MERKEL a mis son veto politique, parce qu’elle y voit une menace de déséquilibre pour l’Union Européenne.

La haute administration française pense que les dirigeants allemands changeront d’avis après leurs élections de l’automne : l’angélisme frappe même des esprits brillants, forcément brillants …

 

Alors, sur quoi repose le soi-disant axe franco-allemand ?

D’abord, une critique convenue d’une Europe « bureaucratique qui applique mécaniquement les règles ».

« Une Europe forte ne signifie pas nécessairement toujours plus de compétence européenne, toujours plus de législation européenne ou toujours plus de moyens financiers ».

Ensuite et en somme, moins de régulation.

C'est-à-dire le contraire des discours lénifiants lors des récents moments chauds de l’actuelle crise financière : guère rassurant pour la suite des événements.


Alexandre ANIZY