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notes culturelles

Pérez-Reverte en 36

Publié le par Alexandre Anizy

Dans l’Espagne de 36, il n’y avait pas d’ange. Mais peut-il y en avoir dans une guerre ?   

 

En 2007, nous reconnaissions déjà le talent d’Arturo Pérez-Reverte (lire ici ) ; en 2016, il publiait Falcó (pour la traduction française : Seuil, 2018), roman d’espionnage dans la guerre d’Espagne. Son antihéros est un mercenaire à qui les « nationalistes » confient une mission : en zone républicaine, sortir de prison Jose Antonio Primo de Rivera, le chef de la Phalange.

Connaissant historiquement la fin, le lecteur s’intéresse alors à l’intrigue, à la profondeur psychologique des acteurs, à la présentation des personnages réels inclus dans la fiction. L’auteur sait l’Histoire et il maîtrise son art : le tableau général est grisâtre comme l’âme humaine, parce que la guerre propre n’existe pas.

 

Alexandre Anizy

 

P.S. : puisqu’on parle de guerre, Maryse Burgot notamment devrait s’efforcer d’être plus éthique et moins propagandiste dans ses propos et reportages en Ukraine.  

Guerre de Louis-Ferdinand Céline

Publié le par Alexandre Anizy

Fallait-il éditer ce brouillon ?

 

En littérature, nous posons comme principe de ne pas publier un texte sans l’accord formel de l’auteur. Guerre de Céline (Gallimard, mai 2022) donne un argument à cette position, si besoin était : on y retrouve le style célinien… avec des ratés.

N’ayant pas fait l’exégèse de son œuvre mais goûté beaucoup de ses textes, nous avons le sentiment que pour la première fois apparaît l’aveu d’une culpabilité. Alors la question lancinera : dans « la monstrueuse boucherie de 14 », de quoi Louis Ferdinand  Destouches peut-il avoir honte ?     

 

Alexandre Anizy

 

Les turbines du France d’après Robert Perišić

Publié le par Alexandre Anizy

La campagne des législatives était le moment adéquat pour lire ce roman. Il n’est pas trop tard pour vous y mettre.   

 

            Nous parlons du livre Les turbines du Titanic (Gaïa éditions, 2019), dans lequel le désenchantement philosophique de Robert Perišić fait merveille.      

 

Alexandre Anizy

 

La ballade pour Aurian

Publié le par Alexandre Anizy

 

La ballade pour Aurian

 

Comme une réminiscence d’un grand mangaka.   

 

 

Dans l’enfance, autant que je me souvienne,

Il courait, fonçait, et sans crier gare,

Au milieu de la foule parisienne,

Escaladait le piton des Cathares

Et dévalait les couloirs savoyards,

Crawlait plaisamment dans le grand bassin

Tout en respectant la règle standard :

Maintenir son cap, choyer le chemin.

 

En héritage de sa jeune mère,

La patience nimbait ses constructions

De mystère dans le salon du père,

Qui coiffait ses travaux de discrétion,

Arpenteur quêtant la belle expression

Comme Issa invente son tableautin

(Grenouille sur nuphar en production) :

Maintenir son cap, choyer le chemin.

 

C’est plus tard qu’il trouva sa vocation

En mettant de côté les fantaisies :

Destinée simple et sans ostentation.

Comme celle d’un zazou apprenti

Qui, après avoir bien croqué les nuits,  

A planché en hiver sur ses dessins

Pour que s’épanouisse le génie :

Maintenir son cap, choyer le chemin.

 

 

Quel que soit le but, quels que soient les gestes,

Pour la Vie heureuse dans un écrin,  

Le secret est l’Harmonie manifeste :

Maintenir son cap, choyer le chemin.

 

 

Alexandre Anizy

(Extrait du recueil matriciel UNITERRIEN à paraître)

 

Consentir d'Andrée Chedid et en plus Jean Dehénault

Publié le par Alexandre Anizy

En exergue, nous mettons un quatrain de Jean Dehénault (1611 ? – 1682).

 

« Tout meurt en nous quand nous mourons

La mort ne laisse rien, et n’est rien elle-même ;

Du peu de temps que nous durons

Ce n’est que le moment extrême. »

 

 

Consentir

 

Derrière l'horizon

Tout au revers de soi

Nul obstacle

N'interrompt le regard

 

Tout s'accomplit

Tout s'accorde

Quand mort et vie

S'abordent.

 

Andrée Chedid

(Rythmes, poésie-Gallimard)

 

 

Pauvre comme Jakub Zulczyk

Publié le par Alexandre Anizy

Polardeux s’abstenir.

 

Eblouis par la nuit (Payot & Rivages, 2021), c’est le titre français d’un polar de Jakub Zulczyk, qui ne nous a pas éblouis.

 

Alexandre Anizy

 

Cemetery Road de Greg Iles

Publié le par Alexandre Anizy

Beaucoup de travail et du talent pour arriver à ce cimetière !

 

Greg Iles, c’est du lourd, ce qui n’est pas son style.  

« Je n’ai jamais eu l’intention de tuer mon frère. Je n’ai jamais voulu détester mon père. Je n’ai jamais imaginé que j’enterrerais mon fils. Pas plus que je n’aurais pu envisager de trahir l’ami d’enfance qui m’a sauvé la vie, ou remporter le Pulitzer pour avoir raconté un mensonge. » (Cemetery Road, Actes Sud, 2021)

            La suite est à la hauteur de l’incipit et de l’entame.   

 

Alexandre Anizy

L’œuvre de l’architecte Nicolas Kazis à Baccarat

Publié le par Alexandre Anizy

            C’est la force de l’église Saint-Rémy (1957), classée aux Monuments historiques depuis 2013. 

 

            Structure en béton armé, charpente en bois à caissons, vitraux d’artistes réalisés par la Cristallerie de Baccarat à motifs abstraits ou stylisés comme ceux des 12 apôtres : la simplicité majestueuse invite à l’élévation des cœurs.  

 

Alexandre Anizy

Les Antilles en révolte

Publié le par Alexandre Anizy

Demi-France

Honte à vous !   

 

Dans les bananeraies caraïbes…

Le chlordécone, dont des salauds

Ont prolongé l’utilisation

(Un neurotoxique qui imbibe

Les sols, bétail, légumes, ruisseaux),

Contamina la population.

 

            Douce France

            En souffrance.

 

Dans l’alimentation des Dom-Tom…

Si une loi interdit l’ajout

De sucre dans les fabrications,

Des analyses d’Etat dégomment

Les industriels qui la bafouent :

Sur-obésité en diffusion.

 

            Douce France

            En souffrance.

 

Alexandre Anizy

(extrait d'un recueil en préparation)

En 1918, les généraux restèrent en Allemagne

Publié le par Alexandre Anizy

            Pour comprendre l’Allemagne.

 

En 1932, Theodor Pliever publia un roman-documentaire titré L’empereur partit, les généraux restèrent, que les éditions Plein Chant ont la bonne idée de sortir en 2021.  

            Pour entraver les malheurs du XXe siècle, ce livre est un commencement, auquel nous ajoutons l’essai de Sebastian Haffner : Allemagne, 1918 : la révolution trahie (Agone, 2018, en livrel).

 

Alexandre Anizy

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