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notes culturelles

Cocktail Mallarmé

Publié le par Alexandre Anizy

 

 

Je fuis, pâle, défait, hanté par mon linceul, 

Ayant peur de mourir lorsque je couche seul.

Donnez ! - Oh ! donnez-moi ! - lancé comme à un vieillard,

Un coup de dés jamais n'abolira le hasard.

 

                                    Un collage d'Alexandre Anizy

 

L'erreur dans la contre-enquête Meursault de Kamel Daoud

Publié le par Alexandre Anizy

            C'est une affaire entendu : Kamel Daoud sait écrire, et il a l'audace qui est le terreau nécessaire à n'importe quelle forme de talent. Alors pourquoi cet ennui en lisant Meursault, contre-enquête (Actes Sud, livrel à 13,99 € - beaucoup trop cher comme d'habitude chez cet éditeur) ?

 

Le texte commence forcément par :

« Aujourd'hui, M'ma est encore vivante.

Elle ne dit plus rien, mais elle pourrait raconter bien des choses. Contrairement à moi, qui, à force de ressasser cette histoire, ne m'en souviens presque plus. » (incipit)

Lecteur curieux, nous avons soutenu notre attention comme le demandait le narrateur, mais les circonlocutions à répétition finirent par étouffer notre aspiration. A force de tirer à la ligne, Kamel Daoud a noyé son idée dans un récit trop délayée : ce devrait être une nouvelle ; il en fit un roman.

 

            Si l'auteur est responsable de l'échouement, il n'est pas le seul dans ce cas précis, parce que Meursault, contre-enquête est une commande d'éditeur (1). Elle contenait une erreur : le format.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) L'auteur l'a raconté dans les médias : point de livre sans l'intérêt de l'éditeur éveillé par un article du journaliste Kamel Daoud.

Cette nuit, interrogation sur Drago Jančar

Publié le par Alexandre Anizy

            Cette nuit, je l'ai vue est un superbe roman de Drago Jančar (Phébus, 2014, traduit du slovène par Andrée Lück-Gaye, livrel à 14,99 € - trop cher !), qui met en évidence le style de l'auteur et sa maîtrise de l'architectonique. Sans doute le meilleur roman primé de la saison littéraire 2014. A travers l'histoire de Veronika Zarnik, c'est de la Slovénie sous l'Occupation allemande qu'il s'agit.

 

            Sachant que l'auteur fut un opposant au régime communiste (il goûta aux geôles yougoslaves), on comprend qu'il ne dépeint pas les Partisans sous les meilleurs attraits. Comme Svetlana Velmar-Janković dans son roman magnifique : Dans le noir (1). Mais la Serbe sut composer avec les "rustres", beaucoup mieux que le Slovène... Peut-être une question d'héritage sociale dans cette différence de comportement ? Puisqu'il s'agit de la Résistance présentée sous l'angle d'une jalousie muant en haine larvée, autrement dit la petitesse des sentiments humains vue comme le détonateur des mouvements historiques, nous avons aussi pensé au délicieux roman du maquisard Alphonse Boudard, Les combattants du petit bonheur (2).

 

            On le voit et il le sait, le thème a déjà été traité en utilisant cette période. Alors pourquoi Drago Jančar, qui est né en 1948, remet-il le couvert ? Surtout pourquoi n'a-t-il pas situé l'histoire dans la Slovénie agitée de 1990 qu'il connaît fort bien, aussi trouble que celle de 1944 à bien des égards ?

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) Lire notre billet du 17 juin 2008 :

http://www.alexandreanizy.com/article-20514017.html

 

(2) Lire notre billet du 6 janvier 2008 :

http://www.alexandreanizy.com/article-15357832.html

 

Lorsque Lévy paraît

Publié le par Alexandre Anizy

 

Si dans le petit monde germanopratin,

Le bon ton est de mise et le silence est d'or,

Encenser Justine dans sa fosse à purin

Est obligé, puisque don Lévy branle encore.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

NB : ce quatrain désobligeant à l'occasion de la sortie du dernier produit de Justine Lévy (La gaieté, Stock, janvier 2015, livrel à 12,99 € - trop cher !), dont la presse servile a commencé la promotion (par exemple : Version Femina du 4 janvier, Alexandre Fillon dans le JDD du 4 janvier ; Frédéric Beigbeder, pif enfariné, écrit carrément que « Justine Lévy s'impose désormais comme l'une des voix féminines les plus emblématiques du début du siècle » dans le Figaro Magazine du 2 janvier - aussi fort en lèche qu'en snif, le Frédo ! )

 

Terres lorraines d'Emile Moselly

Publié le par Alexandre Anizy

            Puisque nous avons célébré le talent de Maurice Genevoix, il nous paraît opportun de revenir (1) sur celui d'Emile Moselly avec Terres lorraines (en livrel gratuit de bonne facture chez Bibebook).

 

            Dans ce livre qui reçut le prix Goncourt de 1907, Moselly conte le butinage amoureux d'un modeste pêcheur buté, qui fera le malheur d'une fille sentimentale. Il pose tranquillement ses personnages dans le décor champêtre qu'il n'idéalise pas. Grâce à la fluidité de l'écriture et la richesse des descriptions, le lecteur vogue sereinement sur ses mots.

 

            « Il pouvait être sept heures du matin, en novembre. Une aube pluvieuse filtrait du ciel bas, noyait les champs d'une désolation infinie. Les chaumes grisâtres, lavés par l'automne, revêtaient la terre d'une toison hérissée, pareille à un vêtement de miséreux. La pluie cessait par moments ; alors une buée d'eau se levait des bois, dont le moutonnement ondulait dans les lointains ; puis une déchirure livide s'ouvrait au flanc des nuages ; la pluie tombait en un ruissellement de cataracte, comme si toutes les eaux du ciel s'étaient ruées par cette ouverture.» (incipit)

 

            Incontestablement, on peut classer Moselly parmi les écrivains régionalistes, dans la veine du roman rustique. Comme il fut un professeur de Genevoix au lycée Pothier d'Orléans, il n'est pas impossible qu'il lui inoculât ce virus.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) lire notre billet précédent consacré à Moselly :

http://www.alexandreanizy.com/article-a-la-decouverte-d-emile-moselly-123867793.html

 

Sous Verdun en 14 avec Maurice Genevoix

Publié le par Alexandre Anizy

            Décembre arrivant à son terme, il nous paraît opportun en ce jour de Noël de rappeler le sacrifice des combattants de la Grande Boucherie, il y a cent ans : pour le comprendre, pour embarquer dans leur quotidien guerrier, il faut lire Ceux de 14 de Maurice Genevoix (en livrel à 19,99 € - trop cher !). Dans cet ouvrage, l'auteur a retravaillé et rassemblé en 1949 les cinq récits qu'il fit de son expérience (front de Meuse entre le 25 août 14 et le 25 avril 15 : blessé, l'officier Genevoix fut déclaré invalide à 80 % en automne 1915) : Sous Verdun (1916), Nuits de guerre (1917), Au seuil des guitounes (1918), La Boue (1921), Les Eparges (1923).

 

            « Il fait lourd, une chaleur énervante et malsaine. Des nuages flottent, qui peu à peu grossissent, d'un noir terne qui va s'éclaircissant sur les bords, frangés d'un blanc léger et lumineux. Par instants des souffles passent sur nous, effluves tièdes qui charrient une puanteur fade, pénétrante, intolérable. Je m'aperçois que nous respirons dans un charnier.

            Il y a des cadavres autour de nous, partout. Un surtout, épouvantable, duquel j'ai peine à détacher mes yeux : il est couché près d'un trou d'obus. La tête est décollée du tronc, et par une plaie énorme qui bée au ventre, les entrailles ont glissé à terre ; elles sont noires. Près de lui, un sergent serre encore dans sa main la crosse de son fusil ; le canon, le mécanisme doivent avoir sauté au loin. L'homme a les deux jambes allongées, et pourtant un de ses pieds dépasse l'autre : la jambe est broyée. Tant d'autres ! Il faut continuer à les voir, à respirer cet air fétide, jusqu'à la nuit.

            Et jusqu'à la nuit, je fume, je fume, pour vaincre l'odeur épouvantable, l'odeur des pauvres morts perdus par les champs, abandonnés par les leurs, qui n'ont même pas eu le temps de jeter sur eux quelques mottes de terre, pour qu'on ne les vît pas pourrir. » (p.59-60/760)

 

 

Alors vint l'attaque allemande et le repli :

 

 

            « "Passez à travers la haie ! Pas sur les côtés ! Sautez dans la haie !" Je pousse les hommes qui hésitent, instinctivement, devant l'enchevêtrement des branchettes hérissées de dures épines. Et je me lance, à mon tour, en plein buisson.

            J'ai cru entendre, vers la gauche, des jurons, des cris étouffés. Il y a des entêtés, sûrement, qui ont eu peur des épines, et qui ont maintenant des baïonnettes allemandes dans la poitrine ou dans le dos.

            Je me suis mis à courir vers les chasseurs. Devant moi, autour de moi, des ombres rapides ; et toujours les mêmes cris : "Hurrah ! Vorwärts !"

            Je suis entouré de Boches ; il est impossible que j'échappe, isolé ainsi des nôtres. Pourtant, je serre dans ma main la crosse de mon révolver : nous verrons bien.

            J'ai buté dans quelque chose de mou et de résistant qui m'a fait piquer du nez ; peu s'en est fallu que je ne me sois aplati dans la boue. C'est un cadavre allemand. Le casque du mort a roulé près de lui. Et voici qu'une idée brusquement me traverse : je prends ce casque, le mets sur ma tête, en me passant la jugulaire sous le menton parce que la coiffure est trop petite pour moi et tomberait.

            Course forcenée vers les lignes des chasseurs ; je dépasse vite les groupes de Boches, qui flottent encore, disloqués par notre fusillade de tout à l'heure. Et comme les Boches, je crie : "Hurrah ! Vorwärts !" Et comme eux, je marmotte un mot à quoi ils doivent se reconnaître, en pleine ténèbres, et qui est Heiligthum.

            (...)

            Déjà il n'y a plus de braillards à voix rauque. Ils doivent se reformer avant de repartir à l'assaut. Alors je jette mon casque, et remets mon képi que j'ai gardé dans ma main gauche.

            Pourtant, avant de rallier les chasseurs, j'ai rattrapé encore trois fantassins allemands isolés. Et à chacun, courant derrière lui du même pas, j'ai tiré une balle de révolver dans la tête ou dans le dos. Ils se sont effondrés avec le même cri étranglé. » (p.64/760)

 

            Cette nuit-là, il sauva sa peau et celle des hommes qui ont entendu ses ordres (comme il le fit encore plus tard dans à peu près les mêmes circonstances). Mais... ces trois balles ont tourmenté la conscience du soldat Genevoix, très longtemps. Pour toujours, peut-être.

 

 

            Au lieu de distribuer des tablettes informatiques, qui seront sous-utilisées faute de programmes développés et qui engraisseront in fine des multinationales défiscalisées, l'Etat français serait bien inspiré en distribuant gratuitement et tous les ans, à tous les élèves de 4ème (par exemple), un exemplaire de Ceux de 14 : parce que c'est un grand récit de cette guerre industrielle effroyable, parce que c'est aussi un grand écrivain (1).

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) lire à ce propos notre billet :

http://www.alexandreanizy.com/article-la-reprise-de-maurice-genevoix-123797727.html

Svetislav Basara toujours en forme

Publié le par Alexandre Anizy

            A l'occasion fiscalement optimisée d'un (dé)placement inopportun au royaume pourri d'un Grand Duc, en plein cœur de la vertueuse Union Allemande mortifère, nous pûmes survoler à nouveau (1) la prose absurde et drôle de Svetislav Basara, ce bon à rien qui occupe ses jours ouvrés ou retraités à broder des histoires sans queue ni tête. Il est vrai que son statut de diplomate permet bien des excentricités et sauve même du ridicule. Hubert de Védrine ne manquera pas de démentir. 

 

            N'étant pas fêlé, nous ne raconterons rien de Solstice d'hiver (Notabilia des éditions Noir sur blanc, 2013, 137 pages, 15 €). Tout au plus un report :

            « Quand le commandement Tu aimeras ton prochain comme toi-même paraît insuffisant et pauvre ; quand on désire l'étoffer et l'argumenter, on obtient le Manifeste du Parti Communiste. Il semble à première vue tout à fait pareil au commandement, en plus long. Sauf qu'il a un effet secondaire : le goulag. » (p.94)

Il fut un temps où seul un chien à la Mutualité pouvait jacter de la sorte sans se faire casser la gueule par la police de la pensée des beaux quartiers, latin ou pas. Dieu merci, nous allons bientôt être libérés de leurs derniers avatars (2).

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) Pour apprécier quelques bons mots de ce bougre-là, lire le billet ci-après

http://www.alexandreanizy.com/article-fele-svetislav-basara-108370588.html

 

(2) Combien d'impostures générées par La cause du peuple ?

Les courriers de Pierre Magnan

Publié le par Alexandre Anizy

            Sur le conseil d'un ami, nous décidâmes d'ouvrir enfin un polar de Pierre Magnan : pourquoi pas Les courriers de la mort (en poche folio) ? Aussitôt dit, aussitôt fait.

            Quelques mots suffiront pour exprimer notre impression : du style dans un ouvrage bien charpenté.

 

            Puisque l'auteur a quitté définitivement sa Provence, accessoirement notre planète, il est loisible de faire un post-mortem de son œuvre (vu l'actualité télévisuelle, l'éditeur y a pensé).

 

 

Alexandre Anizy

 

James Salter vaut la Tartt

Publié le par Alexandre Anizy

            C'est un véritable bombardement médiatique qui annonça cet été la sortie du nouveau roman de James Salter : Et rien d'autre (éditions de l'Olivier, août 2014, livrel à 15,99 € - très cher... c'est vrai qu'il faut payer la publicité ! Et le reste ?). Sans prétendre à l'exhaustivité, nous avons relevé : L'Express, Point, Nouvel Obs, Marianne, L'organe vespéral de propagande doxique (1), l'appendice de propagande doxique (2), etc. Afin d'optimiser les coûts de la campagne de promotion, les entretiens français ont été regroupés dans un court laps de temps : on en viendrait presque à plaindre le "pauvre James " obligé de se répéter face à des journalistes complaisants.

 

            Pour mémoire, rappelons que nous avions déjà subi un déferlement médiatique au moment de la parution du Chardonneret de Donna Tartt (3). Dans ces deux cas, force est de constater que le matraquage paie (qui en doutait ?), puisque les deux romans ont fait partie des meilleures ventes.

            Répétons-le : l'édition est un marché comme les autres.

 

            Mais de quoi s'agit-il avec le dernier Salter ?

«Et s’il n’y avait pas de fleuve, mais rien que l’interminable file des inconnus, des gens absolument désespérés, comme on en avait vu pendant la guerre ? On le forcerait à rejoindre leurs rangs et à attendre pour l’éternité. Il se demanda alors, comme il se le demandait souvent, combien de temps il lui restait à vivre. Il n’était sûr que d’une chose : quel que soit le destin qui l’attende, c’était le même que celui de tous ceux qui avaient jamais vécu. Il irait là où ils étaient tous allés et - c’était le plus difficile à admettre - tout ce qu’il avait connu serait englouti avec lui : la guerre, (...)» (p.321-22 de 322, Et rien d'autre)

            Alors cette vie au pas de charge, ce foisonnement de personnages secondaires... tout cela pour ça ?

 

            On peut concéder à Richard Ford « que nul écrivain américain aujourd'hui n'écrit mieux que James Salter, que nul ne fait montre d'une telle maîtrise de sa phrase » (Nathalie Crom dans Télérama).

            « Dans ce livre, j'ai essayé de ne pas utiliser trop de métaphores. Je voulais privilégier la facilité de lecture sur la richesse du style. J'ai toujours l'impression, quand je lis un livre surchargé métaphoriquement, que l'écrivain se rappelle sans cesse à votre bon souvenir. (...)  La technique doit être transparente, comme le carreau d'une fenêtre. Il y a des livres qui ressemblent à des magasins de fleurs : les parfums, les couleurs, l'ambiance. Je ne voulais pas qu'on ait l'impression d'être chez le fleuriste. » James Salter (entretien du Nouvel Obs - août 2014)

            Dans Et rien d'autre, il y a en effet une telle économie de moyens, qu'il n'est pas étonnant de voir Salter citer Marguerite Duras (mais entre l'économie de l'un et la pauvreté de l'autre, il y a le sens d'une histoire savamment structurée, avec des personnages que les faits caractérisent), puisque le personnage principal est éditeur. Mais on s'interroge : quelle est l'utilité du premier chapitre (un survol incongru de la guerre du Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale) ?

 

            « Cela dit, vous pouvez aussi vendre des millions de livres sans même essayer de faire autre chose que de raconter une histoire. Mais là, on n'est plus dans la littérature, on est dans le divertissement, c'est différent. » James Salter (entretien dans Marianne du 29 août 2014)

 

            Faire défiler une vie à grande vitesse, est-ce autre chose qu'un divertissement ?  

 

 

Alexandre Anizy 

 

 

(1) i.e. l'immonde Monde

(2) i.e. le mal nommé Libération

(3) lire notre billet :

http://www.alexandreanizy.com/article-donna-tartt-n-a-pas-coupe-dans-le-chardonneret-122874500.html

Brina fait Svit

Publié le par Alexandre Anizy

            Dans les romans de Brina Svit règne le désarroi : en voici deux nouveaux exemples.

            Dans Coco Dias ou la Porte Dorée (en poche Folio), elle raconte l'histoire d'un écrivain qui abandonne un roman en gestation avancée pour conclure un marché avec un maestro : il lui enseigne le tango, elle écrit sur lui. De même elle décidera à brûle-pourpoint de son voyage pour Buenos Aires... où elle retrouvera son Argentin de la Porte Dorée qui lui fera voir la misère du quartier de son enfance. Chez cette femme, tout peut basculer d'un moment à l'autre d'un simple pivotement, tout est incertain, comme dans la vie, comme dans le tango.

            Yo me recuerdo también de Les trottoirs de Buenos Aires en los años 80, cuando he visto una tanguera que daba ritmo a su baile golpeando en el estrado con los boleadores, donde he escuchado una cantante del Renacimiento del tango... ya en aquellos dias.

 

            Dans Un coeur de trop (en poche Folio), elle use une nouvelle fois de la même architectonique (1) : une Slovène hérite d'une maison au lac de Bled, dans laquelle elle découvre un texte inconnu de son père.

            Et à Bled, le même désarroi qu'elle conjugue bien !

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) Puisque Visage slovène l'emprunte aussi d'une certaine manière avec Gombrowicz, on espère que pour son prochain roman Brina Svit osera quitter le confort de sa forme narrative chérie.