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notes culturelles

Sornette d'Amos OZ

Publié le par Alexandre Anizy

Comment épargner son argent et ne pas gâcher sa journée ?

En ignorant « Vie et mort en quatre rimes », sornette d’Amos OZ (Gallimard, décembre 2007, 132 pages, 13,50 €).

 

La médiocrité du produit égale la vacuité de celui de Karine TUIL.

 

Alexandre ANIZY

Quelle TUIL !

Publié le par Alexandre Anizy

En lisant « la domination » (Grasset, août 2008, 231 pages, 16,50 €), nous nous interrogions sur les motivations de l’auteur, Karine TUIL, puisque la vacuité et la prétention de ce livre sont incommensurables.

Qu’il nous soit tombé entre les mains, quelle déveine !

 

Alexandre ANIZY

 

Les sonneries abominables de Saphia AZZEDINE

Publié le par Alexandre Anizy

Pour vous mettre dans l’ambiance, un échantillon de « confidences à Allah » de Saphia AZZEDINE (éditions Léo Scheer, avril 2008, 146 pages, 15 €), parce qu’il ne s’agit ici que d’un produit :

« Il est 4 heures du matin et je dors. Je crois que je rêve paisiblement à un truc quand une sonnerie abominable retentit dans ma chambre. Je me lève. Fait chier. Les petits cons sont rentrés. On est samedi, ces enculés sont allés à La Calypso, et La Calypso ça donne faim. Ce soir je m’en fous, je crache dans leur bouffe. » (p.57)

Comme on est sympa, on vous épargnera les pages sexuelles de ce bâton imprimé.

 

Si Saphia AZZEDINE était cornaquée par l’inénarrable Frédéric BEIGBEDER, nous comprendrions la présence de cette immondice sur le rayon de la bibliothèque municipale, mais comme ce n’est pas le cas (à notre connaissance), que vient faire l’éditeur Léo Scheer dans cette galère ?

 

En pastichant Saphia, l’auteur de cette chose ridicule, nous nous interrogeons « sur les réelles motivations d’une pétasse chébran [voir les ragots sur la Toile] qui se tape du pipole pour signer une merde pareille, hormis le plaisir de baiser les péquenots en leur faisant cracher 2 biftons pour une pseudo passe littéraire. »

 

Alexandre ANIZY

 

P.S. : appliquant les règles du marchandisage, Saphia AZZEDINE a décliné son produit en spectacle théâtral, dont le républicain Philippe TESSON (lire notre note du 29 mai 2007 « la haine de la démocratie de Jacques RANCIèRE ») dit le plus grand bien (en particulier pour la comédienne Alice BELAÏDI) dans le Figaro magazine du 2 mai 2009 : de ce réactionnaire, rien ne nous étonnera.

Le chant mineur de George CHESBRO

Publié le par Alexandre Anizy

La construction de ce polar au style sobre est crédible. Mais nous n’y retrouvons pas la richesse de « Bone » : les personnages-clés étant récurrents, la dimension psychologique est traitée rapidement par nécessité, puisqu’il ne faut pas lasser le lecteur fidèle par des répétitions.

 

Au final, on quitte le « chant funèbre en rouge majeur » avec l’idée que George CHESBRO est un bon artisan, dont le chef d’œuvre semble bien être « Bone », mais qu’il ne joue pas dans la catégorie des BURKE, ELLROY, par exemple.

 

Alexandre Anizy

L'os de George CHESBRO

Publié le par Alexandre Anizy

New York sert de décor à « Bone » (poche Rivages noir, 1993, 431 p.), le polar de George CHESBRO qui se déroule dans le milieu des Sans Domicile Fixe, des clochards qui n’ont rien de célestes.

 

C’est un très bon livre (le meilleur de CHESBRO ?) : le contexte, le style, les caractères dépeints, donnent envie de le dévorer.

 

Alexandre Anizy

Andrea CAMILLERI manque sa prise de Makalé

Publié le par Alexandre Anizy

Nous avons déjà exprimé ici notre admiration pour les polars du vieil Andrea CAMILLERI : voir les notes du 25 août 2007 « la douceur du vieil Andrea Camilleri » et du 30 novembre 2008 « Andrea Camilleri a-t-il décroché la lune ? ». Aujourd’hui, nous parlerons de « la prise de Makalé » (Livre de poche n° 30.957), qui n’est pas un roman policier.

 

La construction est savante, mais un peu « Grand Guignol ». La charge contre le clergé et le fascisme (l’histoire se passe en 1935, au moment de la prise de Makalé) n’est que suggérée, ce qui devait être l’ambition de l’auteur.

Mais sans le style de Camilleri, ce livre serait insipide.

 

Alexandre ANIZY

Jens LAPIDUS et son Stockholm noir

Publié le par Alexandre Anizy

Si nous ne l’avions pas reçu en cadeau, nous avouons que nous n’aurions sans doute jamais pensé à lire le thriller de Jens LAPIDUS « Stockholm noir – l’argent facile » (Plon 2008, 537 pages), car en matière suédoise, nous avions déjà collationné la crème, Henning MENKEL … Et nous serions passés à côté d’un livre intéressant (dans son genre, évidemment), car Jens LAPIDUS y décrit avec moult précision le milieu en actions, notamment la mafia serbe qui règne sur la ville. Au bout du tome 1 de cette trilogie, on s’interroge sur le devenir de ce « pauvre Mrado » puisque son sort n’est guère enviable :

 

« Le truc qui gâchait tout – il allait perdre Lovisa. Annika avait déposé une demande immédiatement après la condamnation de Mrado pour trafic de drogue. Avait exigé l’autorité parentale exclusive, et pour Mrado un droit de visite une fois par mois dans un putain de parloir en présence d’une personne des services sociaux. Un étranglement mental. Qui le tuait à petit feu. » (p. 536)

 

Bien sûr, ce n’est pas la qualité du style de Jens LAPIDUS qui nous intéresse, mais sa peinture violente du crime organisé : du fait de sa profession (avocat), l’auteur en connaît un rayon. Néanmoins, nous devons le créditer d’un savoir-faire littéraire, puisqu’il nous a captivés promptement, et maintenu en permanence notre intérêt pour cette histoire.  

 

Alexandre ANIZY

La dernière conférence de Marc BRESSANT

Publié le par Alexandre Anizy

Comme « la dernière conférence » (éditions de Fallois, juillet 2008, 234 pages, 18 €) n’a jamais eu lieu, il s’agit indubitablement d’un roman, conçu et fignolé par un auteur émargeant au Département (le Quai d’Orsay, dans le jargon des initiés), en tant que diplomate.

 

Marc BRESSANT (un pseudonyme) raconte avec minutie ce qu’aurait pu être la dernière rencontre Est – Ouest au moment de la chute du mur de Berlin : cela sonne juste, rien n’est empesé. Sans être rébarbatif, l’auteur parvient à exposer les différentes problématiques que l’événement aurait soulevées, avec une finesse teintée d’ironie et d’humour (ah ! la pauvre délégation roumaine bombardée de citations … roumaines !).

La psychologie du personnage central, l’ambassadeur français Tromelin, est subtilement dévoilée, de même que les caractères des autres protagonistes. On ne s’ennuie pas dans les conférences internationales : par exemple, si le héros conte fleurette à la belle Zorica (la déléguée yougoslave), ils parviennent rapidement à conclure un traité d’alliance.

 

Ce roman est un petit bijou que l’Académie Française, avec son grand prix, a merveilleusement serti.

 

Alexandre ANIZY

Contre l' "élégie pour un Américain" de Siri HUSTVEDT

Publié le par Alexandre Anizy

C’est un roman construit minutieusement, puisqu’il traite de la mémoire et du secret de famille : cela en devient son principal défaut. En effet, les retours en arrière répétés finissent à la longue par nous donner l’impression d’un remplissage. Le fait que le secret de famille n’en soit pas vraiment un, puisqu’il n’est ni scandaleux ni honteux, abonde dans notre avis d’un livre artificieux.   

Pendant qu’elle y était, Siri HUSTVEDT ne s’est pas privée d’une référence au 11 septembre, sans pour autant donner du sens à ce jour funeste : quel auteur américain n’a pas utilisé ce procédé ?

 

Un roman n’est pleinement réussi que lorsque les échafaudages disparaissent aux yeux du lecteur.

 

Posons alors la question : Siri HUSTVEDT est-elle vraiment une magicienne ? Avec ce livre, notre réponse est négative.

 

« Elégie pour un Américain » (Actes Sud, 2008, 394 pages, 23 €) ne méritait pas, par conséquent, tant d’articles dithyrambiques dans la presse française, mais l’éditeur arlésien a su promouvoir l’honnête travail de la femme de Paul AUSTER, qu’il publie aussi.   

 

Alexandre ANIZY

A propos de "1974" de Patrick BESSON

Publié le par Alexandre Anizy

Vous connaissez l’estime que nous portons à Patrick BESSON, un génie de la chicane (voir notes culturelles des 2 septembre 2007 et 24 février 2009). Avec plaisir, nous avons constaté samedi 7 mars, dans l’émission « Télé matin », qu’il en était de même pour William LEYMERGIE et Olivia de LAMBERTERIE.

En effet, Patrick BESSON vient de publier un livre intitulé « 1974 » (Fayard, mars 2009, 13,30 €). Comme d’habitude, Olivia de LAMBERTERIE a merveilleusement présenté l’ouvrage en définissant l’auteur comme un maître de la concision. Avec du style, ça va de soi. L’humour est toujours en prime.

 

Il se trouve que quelques semaines auparavant, dans un hebdomadaire où il tient une chronique, Patrick BESSON avait relaté son déjeuner avec William LEYMERGIE à l’occasion de la sortie de son livre « quand les Grands étaient petits … » (toujours Fayard, janvier 2009, 17,01 €), en en vantant les qualités et en louangeant la charmante Olivia.

 

Dans le monde des lettres françaises, ce genre de hasard est monnaie courante.

 

Comme il s’agit d’un des plus grands auteurs français, nous parlons de Patrick BESSON dont nous avons déjà suggéré son élection à l’Académie – lire notre note du 2 septembre 2007 -, on se moquera ici des mœurs germanopratines.

Porter aux nues un BESSON vaut mieux qu’un LéVY.

 

Pour votre plaisir, lisez Patrick BESSON.

Zaboravite Philippe !

 

Alexandre ANIZY