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notes culturelles

La Havane selon Pedro Juan GUTTIEREZ

Publié le par Alexandre Anizy

Dans notre note culturelle du 19 août 2007, nous vous parlions de la « Trilogie sale de La Havane » (10/18) de Pedro Juan GUTIERREZ.

Il a récidivé avec « le roi de La Havane ».

Toujours aussi glauque, l’enfer cubain !

 
Alexandre Anizy

Satisfaction pour Joseph CONNOLY

Publié le par Alexandre Anizy

Joseph CONNOLLY est un libraire anglais qui s’est lancé dans l’écriture pour connaître une réussite certaine avec 6 romans à ce jour.

 
Concernant « l’amour est une chose étrange » (Points poche février 2008, 575 pages), on peut écrire qu’une fois passé le cap des 100 premières pages difficiles à supporter à cause du style (qui se justifie par rapport à l’ensemble du projet romanesque), on commence à prendre plaisir dans cette histoire parfaitement immorale de pute spécialisée SM et mère maquerelle, avec ce ton ironique très british.

 
A déguster à l’heure du thé.

 
Alexandre Anizy

La vie qui va dans "la consolante" d'Anna GAVALDA

Publié le par Alexandre Anizy

Avec « je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part », nous avions découvert un jeune auteur, dont le ton léger nous avait ravi : c’est le souvenir que nous en gardons (il semble que nous ayons égaré le livre).

 
Avons ignoré « je l’aimais », dont le titre nous faisait craindre une guimauve pour midinette attardée, dans la lignée d’un Paul GéRALDY.

 
En avril 2004, avons lu « ensemble, c’est tout » : le charme opérait toujours. Avons écrit notre appréciation générale à la fin de la lecture sur la première page blanche du livre : « Roman bien construit, personnages bien campés ; lecture aisée, trop aisée. Beaucoup de dialogues, trop même, ce qui nuit à la qualité de l’ouvrage. Mais c’est le style GAVALDA ! On pourrait dire qu’Anna GAVALDA est la SAGAN de ce début de siècle – l’humanisme en plus, les miasmes bourgeois en moins ! »

26 mars 2008 : terminons « la consolante », avec un avis très mitigé. Observons que l’auteur n’a rien perdu de ses qualités (voir ci-dessus) et regrettons qu’elle fût saisie d’une lubie stylistique difficilement supportable sur 637 pages !

Exemple dès le 2ème paragraphe du roman : « Nous bravait tous mais ne regardait personne. Cherchait la silhouette d’un seul petit garçon en tenant fermement un sachet en papier contre son cœur. »
 

Heureusement : n’avait pas lu le dernier Yann MOIX. Veinards : nous sommes !

 
Comme la critique dans les grands médias est unanime, nous vous donnons un extrait de celle de Jacques ABOUCAYA, la plus réaliste : « Plutôt littérature bling bling. Numéro de jongleuse, habile au demeurant. Madame GAVALDA sait tout faire. (…) Construction, déconstruction, retours en arrière, récit, dialogue, monologue intérieur, changement impromptu de point de vue, de narrateur, longs passages dénués de ponctuation, jeu sur la typographie, langue orale, c'est-à-dire vulgaire, tous les tics (en toc) « contemporain » sont utilisés à foison, sans le moindre répit, pour le seul brio. (…) L’alliance de la virtuosité clinquante pour la forme et d’affligeante vacuité quant au fond. Les bobos, une fois encore, en seront éblouis. » (Service Littéraire -le mensuel de l’actualité romanesque-, mars 2008)

 
Sommes perplexes : ferions-nous partie de la cohorte des bobos ?

 
Alexandre Anizy

Les "châtiments" de Victor HUGO

Publié le par Alexandre Anizy

En relisant ce recueil de poèmes, « les châtiments » (Victor HUGO, œuvres poétiques, La Pléiade tome II), nous avons retrouvé les raisons de notre désintérêt pour le poète : prolifique (ce qui induit une qualité inégale) et parfois désuet.  

Mais nous remarquons combien le verbe était virulent, ce qui accentue l’insipidité d’une part importante de la production actuelle.

Citons en exemple (p.62) :

 « Hélas ! tout est fini ! fange ! néant ! nuit noire !

Au-dessus de ce gouffre où croula notre gloire,

                Flamboyez, noms maudits !

Maupas, Morny, Magnan, Saint Arnaud, Bonaparte,

Courbons nos fronts ! Gomorrhe a triomphé de Sparte !

                Cinq hommes ! cinq bandits ! »

 
Les discours de notre époque manquent assurément de panache.

 
Alexandre Anizy

La voie d'Arnaldur INDRIDASON

Publié le par Alexandre Anizy

La note d’aujourd’hui met un bémol à celle du 25 novembre 2007.

 
Le polar « la voix » (Points poche janvier 2008, 401 pages) d’Arnaldur INDRIDASON est bien écrit, avec une construction romanesque subtile, mais le procédé de l’histoire secondaire est de nouveau là.
De plus, le sentiment de culpabilité du flic est ressassé … si bien qu’on a l’impression à plusieurs reprises d’avoir lu le même texte dans les pages précédentes : effet désagréable.

 
Arnaldur INDRIDASON devrait infléchir sa voie, c'est-à-dire jouer piano du passé du flic, sous peine de nous lasser irrémédiablement. Ce serait dommage.

 

Alexandre Anizy

Le "devenir media" d'Olivier BLONDEAU

Publié le par Alexandre Anizy

Avec la collaboration de Laurence ALLARD, Olivier BLONDEAU publie un essai à propos de l’activisme sur Internet intitulé « devenir media » (éditions Amsterdam, 389 pages, 19 €).

Il considère que l’émergence d’individus uniques actifs dans l’espace des médias est un phénomène essentiel : c’est la production de nouvelles subjectivités.

La thèse de BLONDEAU est la suivante : dans l’espace médiatique, devenir un sujet implique la maîtrise du média, i.e. son appropriation. Devenir média, c’est donc monter des sites, écrire des logiciels libres, diffuser des vidéos, échanger en P2P, syndiquer des blogs, etc.

Du coup, le « hacker » en devient l’incarnation, l’idéal – type. 

Il nous semble qu’Olivier BLONDEAU l’intellectuel n’a pas échappé au romantisme infantile qui fait voir « Robin des bois » chez Jacques MESRINE.

 
Quoi qu’il en soit, agir sur Internet produit une réalité sociale : c’est indéniable.
Ce serait un puissant facteur d’innovation démocratique : nous en doutons sérieusement.

 
Alexandre Anizy

Le bibliothécaire de Larry BEINHART

Publié le par Alexandre Anizy

On doit déjà à Larry BEINHART le film « des hommes d’influence » de Barry LEVINSON, puisqu’il est adapté de son roman « Reality Show ».

 
Avec « le bibliothécaire » (folio n° 466, 2007, 546 pages), Larry BEINHART nous décrit une partie des coulisses d’une campagne présidentielle américaine : c’est un bon complément au film « Primary Colors ». Ce livre est un polar qui s’inscrit dans la production sur la conspiration : il est vraiment bien ficelé.

Les chapitres 15 et 16, par exemple, qui racontent le duel télévisé entre les 2 candidats, est une description réaliste de ces pseudo débats.

 
A lire avant novembre 2008.

 
Alexandre Anizy

QIU XIALONG pour le contexte

Publié le par Alexandre Anizy

QIU XIAOLONG est un écrivain chinois dont le père a été une cible des Gardes Rouges. Il est aux USA quand les événements de Tienanmen  éclatent en 1989 et son nom circulant ... il ne peut pas retourner en Chine. Il enseigne à la Washington University de Saint Louis.

« Encres de chine » (poche points, mars 2006, 314 pages) est la 2ème lecture de cet auteur. Son héros : un flic ayant publié des poésies, bien vu du Parti et sachant jouer avec la politique.

Intéressant pour la vision des us, coutumes et moeurs en Chine de 1990.
Ni plus, ni moins. (Autre titre : « mort d'une héroïne rouge »).

 
Alexandre Anizy

Premier meurtre de Leena LEHTOLAINEN

Publié le par Alexandre Anizy

Née en 1964, Leena LEHTOLAINEN est finlandaise. Après avoir écrit 2 livres pour la jeunesse, elle publia en 1993 son premier polar intitulé « Mon premier meurtre » (éditions Gaïa, 218 pages, 16 €).

 

Malgré tous nos efforts, nous avons débarqué de cette histoire, mortellement assommés par l’ennui : page 67 précisément.

 

Comme c’est le début de la série de l’inspectrice Maria Kallio, espérons que Leena LEHTOLAINEN ne soit pas un « serial writter ».

 

Alexandre Anizy

L'épouse inconnue de Leif DAVIDSEN

Publié le par Alexandre Anizy

« L’épouse inconnue » (édition Gaïa 2007, 375 pages, 21 €) est le dernier polar du danois Leif DAVIDSEN, que nous classons parmi les meilleurs auteurs de ce genre (lire note du 24 juin 2007).

 

Marcus, homme d’affaires danois, a épousé une Russe : au cours d’une croisière entre Moscou et Saint-Pétersbourg, sa femme disparaît …

Marcus part à la recherche de Nathalie (la Place Rouge était blanche … avec ou sans BéCAUD) : il découvrira le passé de sa femme et le présent de ce grand pays, que d’aucuns jugent immuable.

 

Leif DAVIDSEN montre une nouvelle fois l’étendue de son talent et de ses connaissances sur les pays de l’Europe Centrale et de l’Est.

Apprendre en se distrayant : n’est-ce pas le rêve des potaches ?

 

 

Alexandre Anizy